Justice juvénile au Bénin:
Ashi, Wanep et Wanjop-Bénin plaident pour des reformes du système de la justice pénale
Le Bénin Marina Hôtel de Cotonou a servi de cadre le mercredi 09 juin 2010, à un atelier de renforcement de capacités sur le plaidoyer et le lobbying pour les réformes du système de justice pénale au Bénin.
Initiée par l’Initiative pour la sécurité humaine (Ashi) et l’Institut d’Etude pour la Sécurité (Iss) en collaboration avec le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin), cette rencontre vise à susciter l’engagement des organisations de la société civile (Osc) dans une approche coordonnée de sensibilisation de plaidoyer et de lobbying pour des reformes dans le secteur de la justice pénale ainsi que pour le suivi des progrès réalisés en matière de réformes en vue d’aboutir à la création d’un creuset facilitant la participation des organisations de la société civile (Osc) à la formulation des politiques dans le secteur de la sécurité au Bénin.
Ainsi, principal artisan de cette rencontre, le Dr Annie Barbara Chikwanha de l’Initiative pour la sécurité humaine en Afrique (Ashi), basée à Addids-Abeba en Ethiopie, a expliqué que l’organisation de cet atelier a pour objectif de renforcer les capacités des Osc et susciter en leur sein un intérêt plus accrû pour les questions relatives à la sécurité, la paix et les conflits en Afrique. Car, dira t-elle, les pays africains dispose de systèmes défectueux ; toute chose qui explique le déficit de confiance que témoignent les populations à leur encontre. « 80% des justiciables estiment que le système judiciaire n’est pas fiable», expliquera-t-elle. Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le président du conseil d’administration de Wanep-Bénin, Orden Alladatin s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre qui intervient après celle du 25 août 2008 pour la vulgarisation des résultats de l’étude sur la justice criminelle au Bénin. Il a en outre formulé le vœu de voir cet atelier favoriser l’appropriation de l’étude menée sur la justice criminelle au Bénin à l’initiative de Ashi dans le but d’accompagner les efforts du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep).
A la suite de ces interventions, Mme Yvonne Chibiya de l’organisation zimbabwéenne Huridetsa, le Coordonnateur régional de Wanep, Constant Gnacadja et le Dr Tony Kardo de l’Université pour la Paix ont mis en relief l’importance du lobbying et du plaidoyer pour l’efficacité des actions des Osc dans la mise en œuvre des reformes. Coordonnateur de la revue sur la justice criminelle au Bénin, l’ancien conseiller à la Cour constitutionnelle et président exécutif de l’Académie Alioune Blondin Bèye (Abbap), Professeur Christophe Kougniazondé a mis en relief la nécessité d’élargir l’accès à la justice pour la satisfaction de ses usagers à travers un coût raisonnable pour son recours, sa proximité physique, la qualité des procédures…
En outre, le Professeur Kougniazondé a plaidé pour la mise en œuvre de la justice réparatrice peut selon lui, peut contribuer à faire de la justice un véritable moyen d’équité.
Somme toute, cette rencontre à laquelle ont pris part des acteurs de la société civile béninoise dont West African Network of Journalists for Peacebuilding (Wanjop-Bénin), des journalistes, des chercheurs et universitaires, des organismes communautaires, des fonctionnaires du secteur de la justice pénale béninoise…augurent d’une meilleure implication des organisations de la société civile pour une justice pénale au service du bien-être des populations béninoises.

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