Il s’est tenu le vendredi 27 août 2010 au siège d’Amnesty International Bénin la rencontre mensuelle du réseau Wanjop-Bénin pour le compte du mois d’août 2010.
Démarrée aux environs à 16 heures, cette séance a été consacrée à trois (03) points en l’occurrence :
-Le point des actions menées par la Coordination nationale depuis la dernière rencontre
- Les préparatifs de la visite de M. Kindaya Dumbuya, Coordonnateur de Wanjop Sierra Leone au Bénin
-L’organisation de la conférence publique de Wanjop-Bénin au siège du « Projet de protection et d’insertion sociale des filles Vinonmegons ».
Après les mots de bienvenue du Point Focal de Wanjop-Bénin, les participants se sont successivement prononcés sur les différents points à l’ordre du jour.
Se félicitant de l’engagement des membres de la Coordination nationale pour faire de Wanjop-Bénin un réseau actif, véritablement au service des Droits de l’Homme, Jean-Claude Dossa, Christophe Assogba, Virgil Houessou, Joël Tokponou, Ghislain Gbènankpon, Yves Gounou, Marc Gbaguidi…ont retenus de la cotisation par chaque membre de Wanjop-Bénin de la somme de 2000 francs Cfa pour un déjeuner en groupe avec le Coordonnateur de Wanjop Sierra Leone le mercredi midi à la Maison des médias Thomas Mégnassan.
Les cotisations ont déjà démarré et doivent être versées au Point Focal au plus tard le mardi à 18 heures.
Concernant les textes régissant WANJOP, le Point Focal a fait part de leur disponibilité en provenance d’Accra.
Il a été décidé alors de la mise sur pied d’un comité de réflexion et d’élaboration des textes de Wanjop-Bénin dont les travaux couvrent une période de deux (02) semaines.
Il est composé comme suit :
Coordonnateur du comité de rédaction : Jean-Claude Dossa
Membres : Virgil Houessou
Joël Tokponou
Yves Gounou
Ghislain Gbènankpon.
S’agissant de la conférence, les participants ont fait part de leur adhésion en réaffirmant leur attachement à l’autonomie de Wanjop-Bénin dans le concert des organisations de défense des Droits de l’Homme.
Ils se sont aussi étonnés de l’absence de certains membres de Wanjop-Bénin à cette séance malgré leur ferme engagement exprimé sur le forum de discussion d’y prendre part.
La séance a pris fin par une exhortation à continue les échanges sur le forum et à la contribution des uns et des autres à l’animation du blog du réseau : beninwanjop.blogspot.com.
Fait à Cotonou, le samedi 28 août 2010
Ensemble, mettons les Droits de l'Homme au coeur du développement
dimanche 29 août 2010
jeudi 26 août 2010
Me Paul Kato Atita, avocat à la cour: « On rentre dans une prison du Bénin pratiquement pour y demeurer toute sa vie ou pour y mourir »
L’Evénement Précis: Maître Paul Kato Atita, vous êtes avocat à la cour et vous êtes en contact permanent des réalités dans nos prisons. Les prisons au Bénin sont bondées et les détenus neurent sans être jugés Quelles peuvent être les causes de cette situation?
Maître Paul Kato Atita: Le code de procédure pénale du Bénin est un code qui date de 1967. Dans ce code vous avez des dispositions qui aujourd'hui ne sont plus adaptées ; ou même si elles le sont leur application pose d'énormes problèmes. Quand on est un avocat qui s'intéresse aux matières pénales, on sent tous les jours la nécessité de modifier ce code de procédure pénale ou de faire clarifier des points qui s'y trouvent. Un exemple très banal, mais fondamental dans ce code, c'est la détention préventive. La question de la détention préventive est devenue préoccupante. Moi je m'étonne que les gouvernements successifs même depuis la révolution jusqu'à aujourd'hui ne s'intéressent pas à comment régler ce problème de détention préventive et les prisons sont surpeuplées, sur tout l'ensemble du territoire. Une prison qui est construite pour 200 personnes, en contient jusqu'à 500 ou même 600 prisonniers ; les conditions de vie sont manifestement intenables et on ne fait rien pour améliorer la législation en matière de détention préventive. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un rentre dans une prison du Bénin, il ne peut pas dire à quand il va sortir. Même son avocat ne peut dire à quand il va s'en sortir. On rentre dans une prison du Bénin pratiquement pour y demeurer toute sa vie ou peut être pour y mourir. La notion de détention provisoire que nous utilisons n'est plus adaptée, elle devient une détention à vie dans nos prisons ; il faut réglementer cela. Il faut faire en sorte que le juge d'instruction qui reçoit quelqu'un dans son cabinet qui le place sous mandat de dépôt, que ce juge puisse savoir qu'il n'a plus la liberté de décider seul comme il veut, quand il veut de comment sortir l'intéressé. Il faut faire en sorte que le juge sache que son pouvoir à lui-même est limité dans le temps. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un est placé sous mandat de dépôt et vous formulez une demande de mise en liberté provisoire, vous en formulez tous les jours et c'est des rejets tous les jours. Pendant ce temps, notre code dit que la détention est l'exception et la liberté la règle. Mais dans l'application, ce n'est plus la liberté qui est la règle mais la détention. Vous verrez des gens qui font 10 à 15 ans de détention préventive, vont au jugement et au finish, on dit qu'ils sont acquittés. Mais ils auront déjà passé des dizaines d’années en détention ; qui va alors réparer ces préjudices ? Notre code n'en dit rien. Il faut nécessairement faire limiter la détention préventive dans le temps et surtout la manœuvre du juge d'instruction dans ce domaine. Il faut placer le juge d'instruction sous un contrôle rigoureux en matière de détention préventive. IL faut faire en sorte qu'il n'y ait plus de prorogation à l'infinie. Notre code dit que chaque 3 mois ou 6 mois il faut proroger, et les juges prorogent à l'infinie. Un exemple, lorsque le juge d'instruction sait qu'il peut proroger le mandat à l'infinie, comment voulez vous qu'il travaille ? Cela le conduit même à la paresse parce qu'il n'est pas sous pression, sous contrôle de la loi ; il peut laisser un dossier en suspens pendant 3, 4 à 5 ans parce q'il sait qu'il à la possibilité de proroger jusqu'à l'infinie et c'est quand il veut qu'il travaille là dessus. La conséquence, est que les gens s'entassent dans nos prisons, les cabinets d'instruction sont remplis. Donc le problème fondamental dans notre code, c'est la détention préventive et il faut le régler au plus vite. La deuxième chose non moins importante, c'est qu'il faut que le pouvoir lui-même arrête le pouvoir. Dans le code, il y a une situation un peu anormale toujours par rapport à la détention préventive. Si le procureur n'est pas d'avis pour la liberté provisoire, il fait appel, il fait cassation et pendant ce temps, l'intéressé est toujours détenu. Un exemple, dans les procès politico judiciaire au pénal, vous prenez un homme politique qui est peut être mal vu par un pouvoir en place et qui a le malheur de se retrouver dans une procédure pénale, on le garde en prison. Le procureur de la République qui est un homme aux ordres du gouvernement conformément à notre loi, le juge le met en liberté ; il suffit que le gouvernement dise au procureur je suis contre, le procureur va faire appel et le monsieur ne sortira pas. Là, ce n'est plus la volonté du procureur qui transparaît, il peut bien savoir en tant que Magistrat que le monsieur à droit de sortir, mais puisse que la loi dit que quand il reçoit l'ordre, il doit l'exécuter, il est obligé de l'exécuter. Ainsi indirectement, quand nous parlons de séparation du pouvoir, s'en est plus une ; la séparation est contournée et affaiblie par la possibilité que la loi et le code de procédure pénale donne lui-même au gouvernement, au pouvoir exécutif de s'ingérer dans la procédure pénale indirectement par le procureur de la république ou le Procureur général. Ce n'est pas toutes les fois que le Procureur de la République fait appel contre une décision qu'il le fait de lui-même, ce n'est pas toutes les fois qu'il le fait parce qu'il a conscience qu'il faut le faire ; il le fait surtout et souvent, parce que le chef le lui a demandé. Et la loi dit qu'il ne doit pas désobéir à son chef qui se trouve être, le ministre de la justice, le président de la république ou le gouvernement.
C'est heureux aujourd'hui qu’un projet de loi portant code de procédure pénale est sur la table des députés à l'Assemblée Nationale pour étude. Quelles sont les modifications que vous auriez souhaité qu'on y apporte ?
Tout ce que je vais souhaiter c'est qu'au moment où ces textes seront en discussion, que les députés travaillent avec précaution, qu'ils prennent en compte les observations des praticiens, des gens qui vivent le problème. Je disais tout à l'heure que le procureur sous ordre du pouvoir en place fait appel ; mieux, c'est lui qui doit encore apprêter le dossier pour l'envoyer devant la chambre d'accusation qui va juger. Toujours est-il que s'il est sous pression, il se donnera le temps qu'il veut pour transmettre ; ce qu'on peut transmettre en 24 ou 48 heures, il peut le faire au bout de 6 mois, pendant ce temps, l'intéressé est toujours en détention. Quand la chambre d'accusation libère le détenu, le même procureur a le droit s'il est toujours sous pression de faire une cassation et dans ce cas le détenu est toujours gardé dans les liens de la justice. En clair, c'est des textes qu'il faut revoir, et limiter leur portée, car ils nuisent véritablement aux personnes en détention. Le code de procédure pénale doit être étudié avec minutie. Les interférences entre le code de procédure pénale, les autres institutions, les autres pouvoirs, il faudrait les analyser sur tous les plans. Je fréquente beaucoup de prisons au Bénin, je parcours pratiquement toutes les prisons du Bénin ; les détenus, m'écrivent et me relatent les conditions dans lesquelles ils sont appréhendés depuis 5, 8, 10 ans et de comment leur dossier évolue. Quand je lis, je suis révolté. Certains parmi eux meurent en prison sans être jugés. Je me souvient du cas d'un certain Gandji Alphonse à qui j'ai rendu visite à la prison civile de Porto-Novo. Il m'a dit que cela fait 7 ans qu'on m’a mis en prison pour un crime que je n'ai pas commis ; et depuis lors, la mort est sur le point d'avoir raison de moi, je ne sais quand je vais quitter la prison et innocent je vais y mourir. Effectivement, un ou deux mois après, il est mort en prison. Il faut donc revoir le code de procédure pénale et le rendre plus humain et plus efficace. Il faut véritablement que la détention soit l'exception sinon ce n'est pas humain. Mieux, Alphonse Gandji n'est pas seul, ils sont deux cousins, le second du nom de Djossou Enangnon est toujours à la prison civile de Porto-Novo, il n'est toujours pas jugé et lui aussi est malade, croulant. Voilà des gens par exemple qui sont soupçonnés d'avoir assassiné, mais qui n'ont jamais reconnus les faits qui leurs sont reprochés. Le cousin de Gandji est actuellement entrain de boucler 8 ans en prison sans être jugé. Quand vous êtes en face des cas de ce genre Dieu seul sait qu'il en a beaucoup d'autres. Alphonse Gandji est rentré en prison le 29 mars 2001, il est mort le 28 septembre 2007 à 6heures 30 minutes sans jamais être jugé. A qui on va jeter le tort, qui va endosser cette responsabilité ? (Violation de droit humain). Il y a une autre faiblesse toujours en matière pénale. Il s'agit du manque d'assistance, il faut que la loi sur l'assistance judiciaire soit mis en application; il y a une ordonnance dans le pays. Il faut que l'Etat permette à ceux qui n'ont pas les moyens de se défendre d'être défendus. Le juge qui met en prison ne le fait toujours pas parce qu'il est convaincu de la culpabilité. Il le fait parce qu'il veut qu'il soit toujours là pour mener des enquêtes.
Et en ce qui concerne le projet de loi portant code pénal également en étude?
Le code pénal pose moins de problèmes parce qu'il s'agit de sanctionner des faits que la société considère comme contraire à l'ordre social. Avec cette possibilité qui est donnée aux juges d'apprécier le quantum des peines. Les quelques problèmes à revoir à ce niveau, c'est peut être revoir la classification de certaines infractions qui sont d'office classées dans la catégorie des crimes mais qui aujourd'hui sont des infractions courantes qu'il faut correctionnaliser, les ramener dans la catégorie des délits pour permettre aux tribunaux ordinaires de les régler rapidement. Certaines autres infractions qui sont dans la catégorie correctionnelle, faire en sorte que le parquet puisse les envoyer sans difficultés en flagrant délit pour que cela soit réglé assez facilement ; revoir la question des contraventions. L'autre chose qu'il faudrait revoir au niveau du code pénal, c'est faire en sorte que les juges soient déchargés. Revoir la qualification de certaines infractions, revoir la compétence juridictionnelle pour permettre aux juges d'être déchargés. Pour former un juge, il faut du temps : faire six ans au cours primaire, avoir le CEP, aller au collège, avoir le BEPC après quatre ans et trois ans après avant d'avoir le BAC. Aller ensuite à l'université et faire 4 ans pour avoir une maîtrise et deux ans en plus avant d'avoir le diplôme de magistrat et par la suite suivre une formation pratique. Vous voyez la durée et ce que l'Etat investit ; un magistrat est un haut cadre. On ne peut pas investir pour former un cadre de ce niveau et le faire asseoir dans un tribunal pour qu'il s'occupe à chaque fois des histoires de vol de poulets, vol de moutons, des abus de confiance sur 10 milles, 20 milles ; même si c'est 50 milles aujourd'hui au 21ème siècle ce n'est pas bon. Il faut nécessairement déclasser certains crime pour pouvoir libérer les juges afin qu'ils puissent s'occuper des affaires véritables, des affaires pour lesquelles la nation à vraiment besoin de leurs compétences ; des détournements de deniers publics, les malversations dans l'administration publique et dans les sociétés d'Etat, les affaires criminelles dignes de ce nom. Parce que les infractions du genre vol de canards, de poulets ou moutons, prennent tout le temps dans nos tribunaux. Elles débordent les rôles en matière pénale. Il faut trouver une formule pour leur règlement. S'il faut aller chercher des officiers de police judiciaire conscients, qui peuvent faire preuve d'honnêteté et de probité, qui dans le règlement au niveau des unités de gendarmerie ou de la police doivent soit sous forme de contravention, d'amende, régler ces genres d'affaires. C'est des dossiers à y bien réfléchir qu'on aurait pu trancher par un flagrant délit ou une citation directe.
Maître Paul Kato Atita: Le code de procédure pénale du Bénin est un code qui date de 1967. Dans ce code vous avez des dispositions qui aujourd'hui ne sont plus adaptées ; ou même si elles le sont leur application pose d'énormes problèmes. Quand on est un avocat qui s'intéresse aux matières pénales, on sent tous les jours la nécessité de modifier ce code de procédure pénale ou de faire clarifier des points qui s'y trouvent. Un exemple très banal, mais fondamental dans ce code, c'est la détention préventive. La question de la détention préventive est devenue préoccupante. Moi je m'étonne que les gouvernements successifs même depuis la révolution jusqu'à aujourd'hui ne s'intéressent pas à comment régler ce problème de détention préventive et les prisons sont surpeuplées, sur tout l'ensemble du territoire. Une prison qui est construite pour 200 personnes, en contient jusqu'à 500 ou même 600 prisonniers ; les conditions de vie sont manifestement intenables et on ne fait rien pour améliorer la législation en matière de détention préventive. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un rentre dans une prison du Bénin, il ne peut pas dire à quand il va sortir. Même son avocat ne peut dire à quand il va s'en sortir. On rentre dans une prison du Bénin pratiquement pour y demeurer toute sa vie ou peut être pour y mourir. La notion de détention provisoire que nous utilisons n'est plus adaptée, elle devient une détention à vie dans nos prisons ; il faut réglementer cela. Il faut faire en sorte que le juge d'instruction qui reçoit quelqu'un dans son cabinet qui le place sous mandat de dépôt, que ce juge puisse savoir qu'il n'a plus la liberté de décider seul comme il veut, quand il veut de comment sortir l'intéressé. Il faut faire en sorte que le juge sache que son pouvoir à lui-même est limité dans le temps. Aujourd'hui, lorsque quelqu'un est placé sous mandat de dépôt et vous formulez une demande de mise en liberté provisoire, vous en formulez tous les jours et c'est des rejets tous les jours. Pendant ce temps, notre code dit que la détention est l'exception et la liberté la règle. Mais dans l'application, ce n'est plus la liberté qui est la règle mais la détention. Vous verrez des gens qui font 10 à 15 ans de détention préventive, vont au jugement et au finish, on dit qu'ils sont acquittés. Mais ils auront déjà passé des dizaines d’années en détention ; qui va alors réparer ces préjudices ? Notre code n'en dit rien. Il faut nécessairement faire limiter la détention préventive dans le temps et surtout la manœuvre du juge d'instruction dans ce domaine. Il faut placer le juge d'instruction sous un contrôle rigoureux en matière de détention préventive. IL faut faire en sorte qu'il n'y ait plus de prorogation à l'infinie. Notre code dit que chaque 3 mois ou 6 mois il faut proroger, et les juges prorogent à l'infinie. Un exemple, lorsque le juge d'instruction sait qu'il peut proroger le mandat à l'infinie, comment voulez vous qu'il travaille ? Cela le conduit même à la paresse parce qu'il n'est pas sous pression, sous contrôle de la loi ; il peut laisser un dossier en suspens pendant 3, 4 à 5 ans parce q'il sait qu'il à la possibilité de proroger jusqu'à l'infinie et c'est quand il veut qu'il travaille là dessus. La conséquence, est que les gens s'entassent dans nos prisons, les cabinets d'instruction sont remplis. Donc le problème fondamental dans notre code, c'est la détention préventive et il faut le régler au plus vite. La deuxième chose non moins importante, c'est qu'il faut que le pouvoir lui-même arrête le pouvoir. Dans le code, il y a une situation un peu anormale toujours par rapport à la détention préventive. Si le procureur n'est pas d'avis pour la liberté provisoire, il fait appel, il fait cassation et pendant ce temps, l'intéressé est toujours détenu. Un exemple, dans les procès politico judiciaire au pénal, vous prenez un homme politique qui est peut être mal vu par un pouvoir en place et qui a le malheur de se retrouver dans une procédure pénale, on le garde en prison. Le procureur de la République qui est un homme aux ordres du gouvernement conformément à notre loi, le juge le met en liberté ; il suffit que le gouvernement dise au procureur je suis contre, le procureur va faire appel et le monsieur ne sortira pas. Là, ce n'est plus la volonté du procureur qui transparaît, il peut bien savoir en tant que Magistrat que le monsieur à droit de sortir, mais puisse que la loi dit que quand il reçoit l'ordre, il doit l'exécuter, il est obligé de l'exécuter. Ainsi indirectement, quand nous parlons de séparation du pouvoir, s'en est plus une ; la séparation est contournée et affaiblie par la possibilité que la loi et le code de procédure pénale donne lui-même au gouvernement, au pouvoir exécutif de s'ingérer dans la procédure pénale indirectement par le procureur de la république ou le Procureur général. Ce n'est pas toutes les fois que le Procureur de la République fait appel contre une décision qu'il le fait de lui-même, ce n'est pas toutes les fois qu'il le fait parce qu'il a conscience qu'il faut le faire ; il le fait surtout et souvent, parce que le chef le lui a demandé. Et la loi dit qu'il ne doit pas désobéir à son chef qui se trouve être, le ministre de la justice, le président de la république ou le gouvernement.
C'est heureux aujourd'hui qu’un projet de loi portant code de procédure pénale est sur la table des députés à l'Assemblée Nationale pour étude. Quelles sont les modifications que vous auriez souhaité qu'on y apporte ?
Tout ce que je vais souhaiter c'est qu'au moment où ces textes seront en discussion, que les députés travaillent avec précaution, qu'ils prennent en compte les observations des praticiens, des gens qui vivent le problème. Je disais tout à l'heure que le procureur sous ordre du pouvoir en place fait appel ; mieux, c'est lui qui doit encore apprêter le dossier pour l'envoyer devant la chambre d'accusation qui va juger. Toujours est-il que s'il est sous pression, il se donnera le temps qu'il veut pour transmettre ; ce qu'on peut transmettre en 24 ou 48 heures, il peut le faire au bout de 6 mois, pendant ce temps, l'intéressé est toujours en détention. Quand la chambre d'accusation libère le détenu, le même procureur a le droit s'il est toujours sous pression de faire une cassation et dans ce cas le détenu est toujours gardé dans les liens de la justice. En clair, c'est des textes qu'il faut revoir, et limiter leur portée, car ils nuisent véritablement aux personnes en détention. Le code de procédure pénale doit être étudié avec minutie. Les interférences entre le code de procédure pénale, les autres institutions, les autres pouvoirs, il faudrait les analyser sur tous les plans. Je fréquente beaucoup de prisons au Bénin, je parcours pratiquement toutes les prisons du Bénin ; les détenus, m'écrivent et me relatent les conditions dans lesquelles ils sont appréhendés depuis 5, 8, 10 ans et de comment leur dossier évolue. Quand je lis, je suis révolté. Certains parmi eux meurent en prison sans être jugés. Je me souvient du cas d'un certain Gandji Alphonse à qui j'ai rendu visite à la prison civile de Porto-Novo. Il m'a dit que cela fait 7 ans qu'on m’a mis en prison pour un crime que je n'ai pas commis ; et depuis lors, la mort est sur le point d'avoir raison de moi, je ne sais quand je vais quitter la prison et innocent je vais y mourir. Effectivement, un ou deux mois après, il est mort en prison. Il faut donc revoir le code de procédure pénale et le rendre plus humain et plus efficace. Il faut véritablement que la détention soit l'exception sinon ce n'est pas humain. Mieux, Alphonse Gandji n'est pas seul, ils sont deux cousins, le second du nom de Djossou Enangnon est toujours à la prison civile de Porto-Novo, il n'est toujours pas jugé et lui aussi est malade, croulant. Voilà des gens par exemple qui sont soupçonnés d'avoir assassiné, mais qui n'ont jamais reconnus les faits qui leurs sont reprochés. Le cousin de Gandji est actuellement entrain de boucler 8 ans en prison sans être jugé. Quand vous êtes en face des cas de ce genre Dieu seul sait qu'il en a beaucoup d'autres. Alphonse Gandji est rentré en prison le 29 mars 2001, il est mort le 28 septembre 2007 à 6heures 30 minutes sans jamais être jugé. A qui on va jeter le tort, qui va endosser cette responsabilité ? (Violation de droit humain). Il y a une autre faiblesse toujours en matière pénale. Il s'agit du manque d'assistance, il faut que la loi sur l'assistance judiciaire soit mis en application; il y a une ordonnance dans le pays. Il faut que l'Etat permette à ceux qui n'ont pas les moyens de se défendre d'être défendus. Le juge qui met en prison ne le fait toujours pas parce qu'il est convaincu de la culpabilité. Il le fait parce qu'il veut qu'il soit toujours là pour mener des enquêtes.
Et en ce qui concerne le projet de loi portant code pénal également en étude?
Le code pénal pose moins de problèmes parce qu'il s'agit de sanctionner des faits que la société considère comme contraire à l'ordre social. Avec cette possibilité qui est donnée aux juges d'apprécier le quantum des peines. Les quelques problèmes à revoir à ce niveau, c'est peut être revoir la classification de certaines infractions qui sont d'office classées dans la catégorie des crimes mais qui aujourd'hui sont des infractions courantes qu'il faut correctionnaliser, les ramener dans la catégorie des délits pour permettre aux tribunaux ordinaires de les régler rapidement. Certaines autres infractions qui sont dans la catégorie correctionnelle, faire en sorte que le parquet puisse les envoyer sans difficultés en flagrant délit pour que cela soit réglé assez facilement ; revoir la question des contraventions. L'autre chose qu'il faudrait revoir au niveau du code pénal, c'est faire en sorte que les juges soient déchargés. Revoir la qualification de certaines infractions, revoir la compétence juridictionnelle pour permettre aux juges d'être déchargés. Pour former un juge, il faut du temps : faire six ans au cours primaire, avoir le CEP, aller au collège, avoir le BEPC après quatre ans et trois ans après avant d'avoir le BAC. Aller ensuite à l'université et faire 4 ans pour avoir une maîtrise et deux ans en plus avant d'avoir le diplôme de magistrat et par la suite suivre une formation pratique. Vous voyez la durée et ce que l'Etat investit ; un magistrat est un haut cadre. On ne peut pas investir pour former un cadre de ce niveau et le faire asseoir dans un tribunal pour qu'il s'occupe à chaque fois des histoires de vol de poulets, vol de moutons, des abus de confiance sur 10 milles, 20 milles ; même si c'est 50 milles aujourd'hui au 21ème siècle ce n'est pas bon. Il faut nécessairement déclasser certains crime pour pouvoir libérer les juges afin qu'ils puissent s'occuper des affaires véritables, des affaires pour lesquelles la nation à vraiment besoin de leurs compétences ; des détournements de deniers publics, les malversations dans l'administration publique et dans les sociétés d'Etat, les affaires criminelles dignes de ce nom. Parce que les infractions du genre vol de canards, de poulets ou moutons, prennent tout le temps dans nos tribunaux. Elles débordent les rôles en matière pénale. Il faut trouver une formule pour leur règlement. S'il faut aller chercher des officiers de police judiciaire conscients, qui peuvent faire preuve d'honnêteté et de probité, qui dans le règlement au niveau des unités de gendarmerie ou de la police doivent soit sous forme de contravention, d'amende, régler ces genres d'affaires. C'est des dossiers à y bien réfléchir qu'on aurait pu trancher par un flagrant délit ou une citation directe.
mercredi 25 août 2010
Vie carcérale au Bénin: 300 prisonniers oubliés à Missérété
Depuis trois mois, environ trois cents prisonniers transférés à la prison civile de Missérété sont abandonnés à leur sort par la justice. Transférés il y a six mois de la prison civile de Porto-Novo déjà pleine à craquer, ils ont été envoyés à Missérété qui est pourtant réputé accueillir les condamnés. Au contraire, les transférés sont encore en instruction et devraient donc être régulièrement écoutés par les juges. Mais depuis six mois qu’ils ont été envoyés à Missérété, la grande majorité des 300 prisonniers ne passent plus à l’instruction au Parquet. Lorsque des ordres d’extraction autorisant le régisseur à les envoyer au Parquet arrivent à la prison civile de Porto-Novo, ils devraient être envoyés à Missérété pour que les inculpés puissent être écoutés par les juges afin que leurs dossiers évoluent. Mais non. Soit les ordres d’extraction n’arrivent jamais à Missérété, soit lorsqu’ils y atterrissent le régisseur se trouve incapable d’y donner suite. Raison invoquée aux prisonniers, il n’y aurait pas assez de carburant dans les véhicules de la prison. Résultat, depuis quelques mois, les trois cents inculpés ne sont pas entendus par les juges alors que les ordres d’extraction arrivent régulièrement à la prison civile de Porto-Novo. Le désarroi des prisonniers est doublé d’un sentiment de grave injustice d’autant que leurs camarades de Porto-Novo ne connaissent pas le même sort. Parmi les inculpés de Missérété, il y en a qui n’ont pas rencontré de juge depuis neuf mois. Du fait des affectations, les dossiers du deuxième cabinet du Tribunal de Porto-Novo sont à l’abandon, et avec eux, des pères et des mères de familles oubliés, alors que nul ne sait s’ils sont coupables ou non. En plus, la prison de haute sécurité de Missérété qui les accueille, leur mène la vie dure et limite les temps de visite selon le bon vouloir des geôliers.
vendredi 20 août 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans ses parutions du mercredi 18 août 2010 et suivantes, le quotidien « l’Evénement Précis » a publié les propos de l'ancien ministre de l'économie et des finances Soulé Mana Lawani sur la gestion du dossier relatif au scandale Cen-Sad qui a conduit à son limogeage du gouvernement ainsi qu'à la suspension puis à la réhabilitation de son collègue de la construction, François Noudégbèssi. Ces propos de l’ancien ministre des finances, désigné comme le principal auteur des détournements de fonds enregistrés lors de la construction des infrastuctures d'accueil du sommet Cen-Sad, pointe du doigt la responsabilité du Président de la République ainsi que celle de plusieurs autres personnalités.
Ces propos, intervenus lors que quarante huit (48) députés ont enclenché une procédure de mise en accusation du Chef de l’Etat devant la Haute cour de justice a conduit à des attaques et menaces à l'endroit du personnel et surtout du directeur de publication du quotidien "L'Evénement Précis".
Face à cette situation attentatoire à la liberté d'expression, le Réseau des Journalistes en Droits de l’Homme du Bénin (WANJOP-BENIN) exprime son indignation et sa vive préoccupation.
Il appelle de ce fait les uns et les autres à faire preuve de responsabilité en vue de préserver l’image de marque du Bénin sur la scène internationale.
De même, WANJOP-BENIN invite le gouvernement et la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à prendre toutes les dispositions utiles afin de garantir la sécurité des journalistes de cet organe de presse privé.
Pour la Coordination Nationale,
Le Point Focal Bénin
Jean-Claude DOSSA
Ces propos, intervenus lors que quarante huit (48) députés ont enclenché une procédure de mise en accusation du Chef de l’Etat devant la Haute cour de justice a conduit à des attaques et menaces à l'endroit du personnel et surtout du directeur de publication du quotidien "L'Evénement Précis".
Face à cette situation attentatoire à la liberté d'expression, le Réseau des Journalistes en Droits de l’Homme du Bénin (WANJOP-BENIN) exprime son indignation et sa vive préoccupation.
Il appelle de ce fait les uns et les autres à faire preuve de responsabilité en vue de préserver l’image de marque du Bénin sur la scène internationale.
De même, WANJOP-BENIN invite le gouvernement et la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à prendre toutes les dispositions utiles afin de garantir la sécurité des journalistes de cet organe de presse privé.
Pour la Coordination Nationale,
Le Point Focal Bénin
Jean-Claude DOSSA
jeudi 19 août 2010
Abolition de la peine de mort au Bénin: Une coalition nationale mise sur pied
A l’initiative du Secrétariat d’Amnesty International Bénin, il s’est tenu 27 juillet 2010 au siège de cette institution de défense des droits de l’homme, une séance de travail qui a réuni les représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG) telles que Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD), Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT Bénin), Réseau Ouest-Africain pour l’édification de la Paix (WANEP), Réseau Inter Africain des Habitants (RIAH Bénin), West african network of journalists for peacebuilding (Wanjop-Bénin) et du Conseil National des Rois du Bénin. Une rencontre qui a mis en place une coalition contre l’abolition de la peine de mort au Bénin.
L’objectif de cette Séance est de créer au Bénin la Coalition contre la peine de mort. En effet, le Bénin est reconnu comme abolitionniste en pratique de la peine capitale. La dernière exécution remonte à 1987. Mais la peine de mort reste encore dans l’arsenal juridique du pays.
C’est donc pour amener l’Etat béninois à enlever de son système juridique la sentence de la peine de mort que ces organisations de défense des droits de la personne humaine ont mis sur pied une coalition contre cette odieuse sentence. Et pour mieux faire comprendre aux participants l’obligation pour les Etats d’abolir cette sentence, un exposé a été fait par la Directrice d’Amnesty International Bénin sur les dix raisons qu’avance Amnesty International pour défendre le doit à la vie. Ces dix raisons qui prennent appui sur le pacte international relatif aux droits civils et politiques sont entre autres « La peine de mort viole le droit à la vie », « La peine de mort est une sanction cruelle et inhumaine », « La peine de mort n’a aucun effet dissuasif », « La peine de mort est un meurtre avec préméditation qui avilit l'État et rend la société plus violente », « La peine de mort est discriminatoire dans son application », « La peine de mort nie la capacité de tout homme à s’amender et à devenir meilleur », « La peine de mort ne ramène ni la stabilité sociale ni la paix intérieure des victimes », « La peine de mort nie la faillibilité des institutions humaines », « La peine de mort est une punition collective » et « La peine de mort va contre les valeurs religieuses ou humanistes communes à l’ensemble de l’humanité »
Au cours de la rencontre, l’occasion a été donnée aux participants de savoir, à travers un autre exposé, le niveau actuel du débat contradictoire qu’animent et partisans de la peine de mort et abolitionnistes. Si les premiers partent du principe que la peine de mort est une peine et qu’une peine est faite pour être peinée et que c’est ce qui fait son intérêt, les seconds quant à eux, partent du principe que la peine de mort constitue l’ultime violation de l’être humain et du droit à la vie. Selon les statistiques récentes établies quatre vingt dix-huit (98) pays dans le monde l’ont abolie en toutes circonstances dans leur système législatif et juridique. Le Bénin ayant adopté la Déclaration Universelle des droits de l’homme et signé le pacte relatif aux droits civils et politiques doit de droit abolir la peine de mort.
En créant cette Coalition, les différentes organisations entendent conduire le Bénin à s’inscrire au rang des pays abolitionnistes. Conscients du fait que la marche vers l’abolition de la peine de mort n’est pas une sinécure, les membres de la Coalition ont élaboré leur feuille de route en adoptant un plan stratégique. Des actions de lobbying, de plaidoyer et des campagnes d’informations et de sensibilisation sont prévues en direction des acteurs politiques et autres décideurs afin que le Bénin ratifie le deuxième protocole se rapportant au pacte relatif aux droits civils et politiques pour l’abolition de la peine de mort.
L’objectif de cette Séance est de créer au Bénin la Coalition contre la peine de mort. En effet, le Bénin est reconnu comme abolitionniste en pratique de la peine capitale. La dernière exécution remonte à 1987. Mais la peine de mort reste encore dans l’arsenal juridique du pays.
C’est donc pour amener l’Etat béninois à enlever de son système juridique la sentence de la peine de mort que ces organisations de défense des droits de la personne humaine ont mis sur pied une coalition contre cette odieuse sentence. Et pour mieux faire comprendre aux participants l’obligation pour les Etats d’abolir cette sentence, un exposé a été fait par la Directrice d’Amnesty International Bénin sur les dix raisons qu’avance Amnesty International pour défendre le doit à la vie. Ces dix raisons qui prennent appui sur le pacte international relatif aux droits civils et politiques sont entre autres « La peine de mort viole le droit à la vie », « La peine de mort est une sanction cruelle et inhumaine », « La peine de mort n’a aucun effet dissuasif », « La peine de mort est un meurtre avec préméditation qui avilit l'État et rend la société plus violente », « La peine de mort est discriminatoire dans son application », « La peine de mort nie la capacité de tout homme à s’amender et à devenir meilleur », « La peine de mort ne ramène ni la stabilité sociale ni la paix intérieure des victimes », « La peine de mort nie la faillibilité des institutions humaines », « La peine de mort est une punition collective » et « La peine de mort va contre les valeurs religieuses ou humanistes communes à l’ensemble de l’humanité »
Au cours de la rencontre, l’occasion a été donnée aux participants de savoir, à travers un autre exposé, le niveau actuel du débat contradictoire qu’animent et partisans de la peine de mort et abolitionnistes. Si les premiers partent du principe que la peine de mort est une peine et qu’une peine est faite pour être peinée et que c’est ce qui fait son intérêt, les seconds quant à eux, partent du principe que la peine de mort constitue l’ultime violation de l’être humain et du droit à la vie. Selon les statistiques récentes établies quatre vingt dix-huit (98) pays dans le monde l’ont abolie en toutes circonstances dans leur système législatif et juridique. Le Bénin ayant adopté la Déclaration Universelle des droits de l’homme et signé le pacte relatif aux droits civils et politiques doit de droit abolir la peine de mort.
En créant cette Coalition, les différentes organisations entendent conduire le Bénin à s’inscrire au rang des pays abolitionnistes. Conscients du fait que la marche vers l’abolition de la peine de mort n’est pas une sinécure, les membres de la Coalition ont élaboré leur feuille de route en adoptant un plan stratégique. Des actions de lobbying, de plaidoyer et des campagnes d’informations et de sensibilisation sont prévues en direction des acteurs politiques et autres décideurs afin que le Bénin ratifie le deuxième protocole se rapportant au pacte relatif aux droits civils et politiques pour l’abolition de la peine de mort.
dimanche 15 août 2010
Médias : « choquant de voir des journalistes derrière les barreaux », selon Abdou Diouf
« Il y a des défis persistants. Je ne peux pas comprendre qu’il y ait en 2010 des délits de presse encore pénalisés », a affirmé M. Diouf dont les propos sont rapportés par l’agence de presse sénégalaise (APS, officielle).
Le patron de l’OIF, par ailleurs ancien président du Sénégal, s’exprimait à Dakar où se tient une réunion de parlementaires francophones.
« C’est toujours très choquant de voir des journalistes derrière les barreaux ou tués. Nous avons un combat à mener… », a encore affirmé Abdou Diouf demandant aux Etats qui ne l’ont pas fait de suivre ceux qui ont opté pour la dépénalisation des délits de presse.
En même temps le secrétaire général de l’OIF a lancé un appel aux journalistes pour plus de responsabilité dans l’exercice de leur métier.
« Il faut que le journaliste soit responsable, ait une éthique et une déontologie,. Liberté oui, mais une liberté qui s’accompagne de responsabilité ».
Un grand débat oppose défenseurs de la liberté de la presse et les Etats ou d'autres acteurs sur la dépénalisation des délits de presse en Afrique de l'Ouest.
Début juin 2010, la junte militaire actuellement au pouvoir au Niger a décidé de suivre les quelques rares pays d’Afrique de l’ouest francophone où les délits de presse ne sont plus passibles de peine de prison.
mercredi 11 août 2010
Appui à la reforme de la justice au Bénin: Le bâtiment flambant neuf de la Cour d'Appel de Cotonou inauguré
Depuis le mardi 10 août 2010, le nouveau bâtiment de la Cour d’appel de Cotonou est mis en service. Parrainée par le Chef de l’Etat, Docteur Boni Yayi, la cérémonie d’inauguration a réuni tous les acteurs de la justice béninoise avec une délégation de l’Union européenne, principal partenaire dans la mise en œuvre de cette réforme judiciaire. Selon la présentation faite par le maître d’ouvrage délégué, Agetur, ce nouveau bâtiment inauguré est un étage à deux niveaux. Au rez-de-chaussée, 4 salles d’audience dont deux grandes de 250 m² chacune et deux petites d’environ 100m². C’est au rez-de-chaussée que se trouve également la salle des archives de la Cour. Au premier étage, on y trouve le bureau du Président de la Cour d’Appel et les bureaux des différents substituts du Procureur. Au troisième étage, l’on identifie la bibliothèque de la Cour d’Appel et 11 bureaux réservés aux Conseillers de la Cour. Selon les affirmations du Directeur général de l’Agetur, « Princesse d’or » est l’entreprise ayant réalisé les travaux de ce bâtiment qui ont duré environ 20 mois. Le représentant du Chef de la délégation de l’Union européenne a quant à lui précisé dans son allocution que l’appui de son Institution vise la promotion d’une justice de qualité, crédible et accessible aux justiciables. Selon ses propos, le montant global investi par l’Union européenne dans la réalisation de ce bâtiment s’élève à plus de 900.000.000Fcfa, financé dans le cadre du 9ème fond européen pour le développement (9ème Fed). Il a rappelé également que le bâtiment est d’une superficie totale de 2800m² environ et constitue le siège de la Cour d’Appel de Cotonou, le Parquet et le Greffe. Le ministre de la justice, Grégoire Akofodji dans son discours d’inauguration a dit toute la gratitude du gouvernement aux partenaires techniques et financiers européens qui ont fortement appuyé la réalisation de cet ouvrage flambant neuf. Grégoire Akofodji a également rappelé les domaines de compétence de cette Cour d’appel de Cotonou qui certainement permettra selon lui d’amoindrir les conditions de travail des travailleurs et rendra efficace les travaux pour le bonheur des justiciables. Selon les explications du ministre de la justice, désormais, toutes les décisions frappées d’appel relevant des départements de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau seront portées devant cette Cour d’appel définitivement rendue opérationnelle depuis hier.
Appui à la reforme de la justice au Bénin: Le bâtiment flambant neuf de la Cour d'Appel de Cotonou inauguré
Depuis le mardi 10 août 2010, le nouveau bâtiment de la Cour d’appel de Cotonou est mis en service. Parrainée par le Chef de l’Etat, Docteur Boni Yayi, la cérémonie d’inauguration a réuni tous les acteurs de la justice béninoise avec une délégation de l’Union européenne, principal partenaire dans la mise en œuvre de cette réforme judiciaire. Selon la présentation faite par le maître d’ouvrage délégué, Agetur, ce nouveau bâtiment inauguré est un étage à deux niveaux. Au rez-de-chaussée, 4 salles d’audience dont deux grandes de 250 m² chacune et deux petites d’environ 100m². C’est au rez-de-chaussée que se trouve également la salle des archives de la Cour. Au premier étage, on y trouve le bureau du Président de la Cour d’Appel et les bureaux des différents substituts du Procureur. Au troisième étage, l’on identifie la bibliothèque de la Cour d’Appel et 11 bureaux réservés aux Conseillers de la Cour. Selon les affirmations du Directeur général de l’Agetur, « Princesse d’or » est l’entreprise ayant réalisé les travaux de ce bâtiment qui ont duré environ 20 mois. Le représentant du Chef de la délégation de l’Union européenne a quant à lui précisé dans son allocution que l’appui de son Institution vise la promotion d’une justice de qualité, crédible et accessible aux justiciables. Selon ses propos, le montant global investi par l’Union européenne dans la réalisation de ce bâtiment s’élève à plus de 900.000.000Fcfa, financé dans le cadre du 9ème fond européen pour le développement (9ème Fed). Il a rappelé également que le bâtiment est d’une superficie totale de 2800m² environ et constitue le siège de la Cour d’Appel de Cotonou, le Parquet et le Greffe. Le ministre de la justice, Grégoire Akofodji dans son discours d’inauguration a dit toute la gratitude du gouvernement aux partenaires techniques et financiers européens qui ont fortement appuyé la réalisation de cet ouvrage flambant neuf. Grégoire Akofodji a également rappelé les domaines de compétence de cette Cour d’appel de Cotonou qui certainement permettra selon lui d’amoindrir les conditions de travail des travailleurs et rendra efficace les travaux pour le bonheur des justiciables. Selon les explications du ministre de la justice, désormais, toutes les décisions frappées d’appel relevant des départements de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau seront portées devant cette Cour d’appel définitivement rendue opérationnelle depuis hier.
Lire Le discours du Représentant du Chef de la Délégation de l'Union Européenne au Bénin prononcé par M. Jean Pierre GEERAERT pour le compte de SEM Mme Françoise COLLET,
- Son excellence, Docteur Boni Yayi, Président de la République du Bénin, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement
- Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme,
- Madame l'Inspecteur Général des Services Judiciaires,
- Mesdames et Messieurs les Directeurs techniques du Ministère de la Justice,
- Monsieur le Préfet des départements de l'Atlantique et du Littoral ou son représentant,
- Monsieur le Maire de Cotonou ou son représentant,
- Messieurs le Président et Procureur-Général près la Cour d'Appel de Cotonou,
- Messieurs le Président et Procureur près du Tribunal de Première Instance de Cotonou,
- Mesdames et Messieurs les professionnels de la justice,
- Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales,
- Monsieur le Directeur Général de l'AGETUR,
- Honorables invités.
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi, un réel plaisir de prendre la parole ce jour au nom de Madame Françoise COLLET, Chef de Délégation de l'Union européenne près du Bénin, à l’occasion de la cérémonie d'inauguration de la Cour d’appel de Cotonou. Cet immeuble a été construit et équipé dans le cadre du projet d’appui au Programme Intégré de Renforcement des Systèmes Juridiques et Judiciaires (PIRSJJ).
Ce projet en cours de finalisation, est financé par le 9ème Fonds Européen de Développement pour un montant global d'environ 8 milliards de Francs CFA. Il entre dans le cadre de la promotion d’une « justice de qualité, efficace, crédible et accessible au justiciable » et se veut :
- Rapprocher la justice des populations;
- Renforcer la sécurité juridique et judiciaire;
- Rationnaliser et moderniser les méthodes de travail dans le secteur.
Des actions ont ainsi été menées dans deux domaines:
- d’une part, des travaux de réhabilitation, de modernisation et d’équipement de huit tribunaux de 1ère instance : Porto Novo, Abomey, Parakou, Ouidah, Lokossa, Kandi, Natitingou et Cotonou, et la construction et l’équipement des nouvelles Cours d’Appel de Parakou et de Cotonou.
- d’autre part, l’appui à la mise en place d’une organisation rationnelle et efficace des activités des juridictions. Ainsi, tous les tribunaux de première instance du Bénin bénéficient actuellement de services informatisés qui permettent le traitement plus efficace et plus rapide des affaires. Entre outre, dans le cadre du projet, des applications dites « métiers » ont été conçues pour permettre d’assurer un traitement informatique des contentieux en matière pénale et civile.
Mesdames et Messieurs,
Avec cette inauguration, Cotonou se voit doté d’une nouvelle Cour d'Appel qui vient compléter le Palais de Justice rénové et entièrement dédié aux activités du Tribunal de Première Instance. Et dans peu de temps, un Centre de Documentation Juridique s’y ajoutera sur financement en cours du "Millenium Challenge Account" à travers le Programme d'Appui à la Justice avec lequel nous collaborons de façon étroite et efficace.
Le bâtiment de la nouvelle Cour d’Appel de Cotonou, dont la première pierre a été posée en décembre 2008, compte une superficie d’environ 2.800 m² et abrite quatre salles d'audience sonorisées, le siège de la Cour d’appel, le Parquet et le Greffe.
Cette nouvelle construction offre au personnel de la Cour d’Appel un cadre de travail spacieux et aéré, avec des locaux pour les archives, une bibliothèque ainsi que de nombreux bureaux équipés et adaptés aux tâches de chacun.
Cependant, l'Union européenne est consciente que la création d'un cadre de travail adapté n'est qu'une solution partielle aux nombreux problèmes auxquels le secteur de la justice fait face aujourd'hui.
La modernisation des juridictions doit également passer par une rationalisation des méthodes de travail du personnel concerné. Ceci nécessite aussi un transfert de savoir – faire et de compétences au personnel des greffes et parquets, des équipements performants et l’informatisation des chaînes pénales et civiles. Ces différents pôles sont donc couverts par les projets en cours et futurs sous financement européen.
La modernisation des juridictions requiert avant tout une volonté ferme de changement et une rigueur dans le travail au quotidien afin de donner à tous les citoyens du Bénin un service de qualité, efficace, crédible et accessible. Quelles que soient les améliorations apportées, elles ne seront utiles que si les bénéficiaires s'approprient des dynamiques enclenchées et les rendent par là même pérennes.
Mesdames et Messieurs,
Ce projet, le PIRSJJ, a constitué une première étape de l'appui apporté par l'Union européenne à la réforme de la Justice au Bénin. Dans le Programme Indicatif National du 10e Fonds européen de Développement, un montant de plus de 16 milliards de Francs CFA est prévu pour le secteur de la Justice. Dans ce cadre, un « Projet d’appui à la réforme de la Justice », le PARJ, est actuellement en cours de démarrage. Ce projet vise à appuyer le Ministère dans ses efforts de modernisation et de rationalisation des méthodes de travail, aussi bien au niveau de son administration centrale qu'au niveau de ses juridictions. Le projet contribuera également à mettre à jour la stratégie de réforme des systèmes juridique et judiciaire et à renforcer les capacités administratives et institutionnelles afin de construire le cadre propice à un appui budgétaire sectoriel.
Mesdames, Messieurs,
Je ne saurai terminer sans remercier tous les partenaires publics et privés impliqués dans la réussite de la construction et de l’équipement de cette Cour d’Appel.
Ces remerciements sont plus particulièrement adressés aux cadres du Ministère en charge de la Justice, aux magistrats et fonctionnaires de la Cour d’Appel de Cotonou, aux équipes de l'AGETUR et de l'assistance technique, ainsi qu’aux entreprises qui ont travaillé en étroite collaboration pour aboutir à cette nouvelle Cour d’Appel.
Je vous remercie de votre attention.
Lire Le discours du Représentant du Chef de la Délégation de l'Union Européenne au Bénin prononcé par M. Jean Pierre GEERAERT pour le compte de SEM Mme Françoise COLLET,
- Son excellence, Docteur Boni Yayi, Président de la République du Bénin, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement
- Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme,
- Madame l'Inspecteur Général des Services Judiciaires,
- Mesdames et Messieurs les Directeurs techniques du Ministère de la Justice,
- Monsieur le Préfet des départements de l'Atlantique et du Littoral ou son représentant,
- Monsieur le Maire de Cotonou ou son représentant,
- Messieurs le Président et Procureur-Général près la Cour d'Appel de Cotonou,
- Messieurs le Président et Procureur près du Tribunal de Première Instance de Cotonou,
- Mesdames et Messieurs les professionnels de la justice,
- Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales,
- Monsieur le Directeur Général de l'AGETUR,
- Honorables invités.
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi, un réel plaisir de prendre la parole ce jour au nom de Madame Françoise COLLET, Chef de Délégation de l'Union européenne près du Bénin, à l’occasion de la cérémonie d'inauguration de la Cour d’appel de Cotonou. Cet immeuble a été construit et équipé dans le cadre du projet d’appui au Programme Intégré de Renforcement des Systèmes Juridiques et Judiciaires (PIRSJJ).
Ce projet en cours de finalisation, est financé par le 9ème Fonds Européen de Développement pour un montant global d'environ 8 milliards de Francs CFA. Il entre dans le cadre de la promotion d’une « justice de qualité, efficace, crédible et accessible au justiciable » et se veut :
- Rapprocher la justice des populations;
- Renforcer la sécurité juridique et judiciaire;
- Rationnaliser et moderniser les méthodes de travail dans le secteur.
Des actions ont ainsi été menées dans deux domaines:
- d’une part, des travaux de réhabilitation, de modernisation et d’équipement de huit tribunaux de 1ère instance : Porto Novo, Abomey, Parakou, Ouidah, Lokossa, Kandi, Natitingou et Cotonou, et la construction et l’équipement des nouvelles Cours d’Appel de Parakou et de Cotonou.
- d’autre part, l’appui à la mise en place d’une organisation rationnelle et efficace des activités des juridictions. Ainsi, tous les tribunaux de première instance du Bénin bénéficient actuellement de services informatisés qui permettent le traitement plus efficace et plus rapide des affaires. Entre outre, dans le cadre du projet, des applications dites « métiers » ont été conçues pour permettre d’assurer un traitement informatique des contentieux en matière pénale et civile.
Mesdames et Messieurs,
Avec cette inauguration, Cotonou se voit doté d’une nouvelle Cour d'Appel qui vient compléter le Palais de Justice rénové et entièrement dédié aux activités du Tribunal de Première Instance. Et dans peu de temps, un Centre de Documentation Juridique s’y ajoutera sur financement en cours du "Millenium Challenge Account" à travers le Programme d'Appui à la Justice avec lequel nous collaborons de façon étroite et efficace.
Le bâtiment de la nouvelle Cour d’Appel de Cotonou, dont la première pierre a été posée en décembre 2008, compte une superficie d’environ 2.800 m² et abrite quatre salles d'audience sonorisées, le siège de la Cour d’appel, le Parquet et le Greffe.
Cette nouvelle construction offre au personnel de la Cour d’Appel un cadre de travail spacieux et aéré, avec des locaux pour les archives, une bibliothèque ainsi que de nombreux bureaux équipés et adaptés aux tâches de chacun.
Cependant, l'Union européenne est consciente que la création d'un cadre de travail adapté n'est qu'une solution partielle aux nombreux problèmes auxquels le secteur de la justice fait face aujourd'hui.
La modernisation des juridictions doit également passer par une rationalisation des méthodes de travail du personnel concerné. Ceci nécessite aussi un transfert de savoir – faire et de compétences au personnel des greffes et parquets, des équipements performants et l’informatisation des chaînes pénales et civiles. Ces différents pôles sont donc couverts par les projets en cours et futurs sous financement européen.
La modernisation des juridictions requiert avant tout une volonté ferme de changement et une rigueur dans le travail au quotidien afin de donner à tous les citoyens du Bénin un service de qualité, efficace, crédible et accessible. Quelles que soient les améliorations apportées, elles ne seront utiles que si les bénéficiaires s'approprient des dynamiques enclenchées et les rendent par là même pérennes.
Mesdames et Messieurs,
Ce projet, le PIRSJJ, a constitué une première étape de l'appui apporté par l'Union européenne à la réforme de la Justice au Bénin. Dans le Programme Indicatif National du 10e Fonds européen de Développement, un montant de plus de 16 milliards de Francs CFA est prévu pour le secteur de la Justice. Dans ce cadre, un « Projet d’appui à la réforme de la Justice », le PARJ, est actuellement en cours de démarrage. Ce projet vise à appuyer le Ministère dans ses efforts de modernisation et de rationalisation des méthodes de travail, aussi bien au niveau de son administration centrale qu'au niveau de ses juridictions. Le projet contribuera également à mettre à jour la stratégie de réforme des systèmes juridique et judiciaire et à renforcer les capacités administratives et institutionnelles afin de construire le cadre propice à un appui budgétaire sectoriel.
Mesdames, Messieurs,
Je ne saurai terminer sans remercier tous les partenaires publics et privés impliqués dans la réussite de la construction et de l’équipement de cette Cour d’Appel.
Ces remerciements sont plus particulièrement adressés aux cadres du Ministère en charge de la Justice, aux magistrats et fonctionnaires de la Cour d’Appel de Cotonou, aux équipes de l'AGETUR et de l'assistance technique, ainsi qu’aux entreprises qui ont travaillé en étroite collaboration pour aboutir à cette nouvelle Cour d’Appel.
Je vous remercie de votre attention.
mardi 10 août 2010
Cameroun : le journaliste opposant Pius Njawé inhumé dans son village
Le journaliste opposant camerounais Pius Njawé, a été inhumé samedi 7 août 2010 dans son village natal de Babouantou dans l’ouest du pays. Sa mort dans un accident de voiture aux Etats-Unis, le 12 juillet dernier, avait suscité l'émoi dans le pays et à l'étranger. Fondateur du journal Le Messager en 1979, Pius Njawé avait été souvent très critique envers le pouvoir. Il avait même fait plusieurs séjours en prison. Samedi, à ses obsèques, le président Paul Biya avait envoyé un message de condoléances, mais la cérémonie s'est terminée de façon un peu brutale.
La cérémonie des funérailles allait son cours presque normalement. Il y avait déjà eu plusieurs témoignages dont celui d’un député de l’opposition qui n’est pas allé par quatre chemins pour asséner une lourde accusation contre le pouvoir de Yaoundé, responsable selon lui de la mort de Pius Njawé. Des officiels du gouvernement parmi lesquels des ministres masquaient à peine leur gêne face à la tournure politique inattendue des évènements.
Le message de condoléances du chef de l’Etat censé clôturer les éloges funèbres sera néanmoins lu à l’assistance. Puis soudain crime de lèse-majesté ou simple erreur du protocole, Célestin Bonga l’un des intellectuels les plus amers contre le régime Biya et compagnon de lutte depuis toujours de Pius Njawé se saisit du micro pour son hommage.
Le gouverneur de la région de l'Ouest Ivaha Diboua bondit aussitôt de son siège et arrache le micro à Célestin Monga qui n’aura pas le temps de dire un mot. L’incident est inévitable : protestations, échanges de propos virulents, dénonciation de la censure…
C’est ainsi dans un cafouillage total que la famille abandonnée à elle-même va extraire la dépouille mortuaire de cette foule pour procéder à l’inhumation. Pius Njawe quitte finalement la scène comme il a vécu, impertinent jusqu’à la tombe.
La cérémonie des funérailles allait son cours presque normalement. Il y avait déjà eu plusieurs témoignages dont celui d’un député de l’opposition qui n’est pas allé par quatre chemins pour asséner une lourde accusation contre le pouvoir de Yaoundé, responsable selon lui de la mort de Pius Njawé. Des officiels du gouvernement parmi lesquels des ministres masquaient à peine leur gêne face à la tournure politique inattendue des évènements.
Le message de condoléances du chef de l’Etat censé clôturer les éloges funèbres sera néanmoins lu à l’assistance. Puis soudain crime de lèse-majesté ou simple erreur du protocole, Célestin Bonga l’un des intellectuels les plus amers contre le régime Biya et compagnon de lutte depuis toujours de Pius Njawé se saisit du micro pour son hommage.
Le gouverneur de la région de l'Ouest Ivaha Diboua bondit aussitôt de son siège et arrache le micro à Célestin Monga qui n’aura pas le temps de dire un mot. L’incident est inévitable : protestations, échanges de propos virulents, dénonciation de la censure…
C’est ainsi dans un cafouillage total que la famille abandonnée à elle-même va extraire la dépouille mortuaire de cette foule pour procéder à l’inhumation. Pius Njawe quitte finalement la scène comme il a vécu, impertinent jusqu’à la tombe.
Gambie : deux journalistes convoqués devant la justice
Deux journalistes gambiens ont été convoqués lundi 9 août 2010 devant la justice pour s’expliquer sur un article publié dans The Point apprend-on sur Freedom Newspaper. Cet article concernait l’ex-chef de la police nationale Ensa Badjie, jugé pour une implication présumée dans un trafic de drogue, et affirmait que celui-ci avait été torturé durant sa détention. Amnesty International avait indiqué dans un rapport publié cette année que la mainmise du gouvernement sur la liberté de la presse avait poussé 29 journalistes à quitter le pays depuis 1994.
Journée internationale des populations autochtones du monde 2010: l'UE plaide pour des réflexions sur les droits des autochtones
En cette journée internationale des populations autochtones du monde, je tiens, au nom de l'Union européenne, à adresser un message de soutien aux populations autochtones du monde entier.
Nous rendons hommage aujourd'hui, à l'occasion de la journée célébrant les populations autochtones, à l'immense apport que représentent leurs traditions et leurs connaissances pour le patrimoine culturel de l'humanité et pour le développement durable de notre planète.
Nous sommes à mi-chemin de la Deuxième Décennie internationale des populations autochtones (2005- 2015). Le moment est donc venu de réfléchir à ce qui a été fait, et à tout ce qui reste à faire, pour protéger leurs droits, tels qu'ils sont énoncés dans la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et leur garantir l'égalité de traitement.
Au nombre des réalisations, il faut surtout souligner l'adoption, en 2007, de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, que l'Union européenne a appuyée. Sans l'action de sensibilisation inlassablement menée par les représentants des populations autochtones, cette déclaration, qui a fait progresser les droits et assuré le développement incessant des populations autochtones du monde entier, n'aurait jamais vu le jour. Son message est simple, mais fort: l'égalité pour tous.
Les principes sont par conséquent justes; il reste à les mettre en pratique. Malheureusement, partout dans le monde, les populations autochtones continuent de subir des discriminations et des inégalités de traitement.
La journée internationale qui leur est consacrée est l'occasion pour l'Union européenne de réaffirmer son attachement à la promotion et à la protection des droits des peuples autochtones, tels qu'ils sont énoncés dans la déclaration des Nations unies en la matière. Au nom de l'Union européenne, je m'engage à tout mettre en œuvre pour que cessent les discriminations et les inégalités de traitement, et pas uniquement en principe, mais surtout - et c'est ce qui compte- en pratique.
Nous rendons hommage aujourd'hui, à l'occasion de la journée célébrant les populations autochtones, à l'immense apport que représentent leurs traditions et leurs connaissances pour le patrimoine culturel de l'humanité et pour le développement durable de notre planète.
Nous sommes à mi-chemin de la Deuxième Décennie internationale des populations autochtones (2005- 2015). Le moment est donc venu de réfléchir à ce qui a été fait, et à tout ce qui reste à faire, pour protéger leurs droits, tels qu'ils sont énoncés dans la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et leur garantir l'égalité de traitement.
Au nombre des réalisations, il faut surtout souligner l'adoption, en 2007, de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, que l'Union européenne a appuyée. Sans l'action de sensibilisation inlassablement menée par les représentants des populations autochtones, cette déclaration, qui a fait progresser les droits et assuré le développement incessant des populations autochtones du monde entier, n'aurait jamais vu le jour. Son message est simple, mais fort: l'égalité pour tous.
Les principes sont par conséquent justes; il reste à les mettre en pratique. Malheureusement, partout dans le monde, les populations autochtones continuent de subir des discriminations et des inégalités de traitement.
La journée internationale qui leur est consacrée est l'occasion pour l'Union européenne de réaffirmer son attachement à la promotion et à la protection des droits des peuples autochtones, tels qu'ils sont énoncés dans la déclaration des Nations unies en la matière. Au nom de l'Union européenne, je m'engage à tout mettre en œuvre pour que cessent les discriminations et les inégalités de traitement, et pas uniquement en principe, mais surtout - et c'est ce qui compte- en pratique.
WANJOP-BENIN proteste contre l'interruption des émissions de RFI au Bénin
Cel : +229 97 00 49 37, +229 95 193 260, +229 93 018 544,
E-Mail: beninwanjop@yahoo.fr
Siège: Maison de l'Entreprise, dans la rue avant le Complexe Houphouet-Boigny en venant de Zogbo, derrière le stade de l'Amitié de Cotonou
COMMUNIQUE
Les émissions de la Radio France Internationale (RFI) au Bénin ont fait l’objet d’interruption dans la journée du dimanche 02 et du lundi 03 août 2010 de la part du gouvernement sans aucune raison valable.
De son côté, la correspondante de cette même station au Bénin, Mme Raïssa GBÉDJI a subi une audition, deux (02) heures durant, de la part du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) le dimanche 1er août 2010.
Ainsi, faisant le constat:
-d’une part, de la violation flagrante par le gouvernement du droit constitutionnellement garanti de la libre expression au Bénin et de sa volonté affichée de baillônner la presse nationale et internationale comme le témoignent les menaces proférées à l’encontre des médias par le compte rendu du Conseil des ministres du mardi 03 Août 2010.
- Et d’autre part, de la complicité passive de l’instance de régulation des médias au Bénin, la HAAC qui, se défendant d’être à l’origine de la brouile de la fréquence de RFI, n’a pas daigné, conformément à ses attributions, se démarquer de cette entorse à la liberté d’expression au Bénin,
Le Réseau des Journalistes en Droits de l’Homme du Bénin (WANJOP-BENIN):
- proteste vigoureusement contre la propension du gouvernement à baffouer la liberté de presse chèrement acquise au Bénin.
- s’indigne de l’attitude adoptée par la Haac dans cette affaire dont les répercussions négatives sur l’image du Bénin sont indéniables.
Fait à Cotonou le Jeudi 05 Août 2010
Le Point Focal de Wanjop- Bénin
Jean-Claude DOSSA
WANJOP Member Countries: Benin, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Togo, Gambia, Guinea Bissau, Senegal, Malí
“Ensemble, mettons les Droits de l’Homme au Coeur du développement”
E-Mail: beninwanjop@yahoo.fr
Siège: Maison de l'Entreprise, dans la rue avant le Complexe Houphouet-Boigny en venant de Zogbo, derrière le stade de l'Amitié de Cotonou
COMMUNIQUE
Les émissions de la Radio France Internationale (RFI) au Bénin ont fait l’objet d’interruption dans la journée du dimanche 02 et du lundi 03 août 2010 de la part du gouvernement sans aucune raison valable.
De son côté, la correspondante de cette même station au Bénin, Mme Raïssa GBÉDJI a subi une audition, deux (02) heures durant, de la part du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) le dimanche 1er août 2010.
Ainsi, faisant le constat:
-d’une part, de la violation flagrante par le gouvernement du droit constitutionnellement garanti de la libre expression au Bénin et de sa volonté affichée de baillônner la presse nationale et internationale comme le témoignent les menaces proférées à l’encontre des médias par le compte rendu du Conseil des ministres du mardi 03 Août 2010.
- Et d’autre part, de la complicité passive de l’instance de régulation des médias au Bénin, la HAAC qui, se défendant d’être à l’origine de la brouile de la fréquence de RFI, n’a pas daigné, conformément à ses attributions, se démarquer de cette entorse à la liberté d’expression au Bénin,
Le Réseau des Journalistes en Droits de l’Homme du Bénin (WANJOP-BENIN):
- proteste vigoureusement contre la propension du gouvernement à baffouer la liberté de presse chèrement acquise au Bénin.
- s’indigne de l’attitude adoptée par la Haac dans cette affaire dont les répercussions négatives sur l’image du Bénin sont indéniables.
Fait à Cotonou le Jeudi 05 Août 2010
Le Point Focal de Wanjop- Bénin
Jean-Claude DOSSA
WANJOP Member Countries: Benin, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Togo, Gambia, Guinea Bissau, Senegal, Malí
“Ensemble, mettons les Droits de l’Homme au Coeur du développement”
lundi 9 août 2010
Julien Oussou, Coordonnateur National de Wanep-Bénin: « La paix est de plus en plus menacée au Bénin»
Comment se porte votre organisation ?
Julien Oussou : West Africa Network for Peacebuilding (WANEP), comme vous le savez, c’est le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix qui existe depuis 2003 au Bénin. Le réseau se porte bien et travaille pour l’édification de la paix à travers la mobilisation de ses membres et aussi son activisme au sein de coalitions plus grandes telles que FORS-LEPI, FORS-ELECTIONS.
En tant qu’acteur de la Société civile, pensez-vous aujourd’hui que la paix est menacée au Bénin ?
La paix, dans n’importe quel pays, reste toujours sous menace permanente et dans le cas du Bénin, nous avons toujours parlé de paix relative. Notre situation de paix est relative parce qu’il y a beaucoup de conditions conflictuelles que nous avons du mal à transformer et qui persistent menaçant la stabilité que nous observons. Cette paix relative dont nous parlons n’est que la résultante d’un jeu de facteurs de paix telles que nos croyances, le poids de nos liens de sang, notre pur plus ou moins du sang, notre tendance à l’espoir même dans des situations difficiles, l’effectivité des institutions démocratiques… Donc, c’est une confrontation de ces facteurs avec des facteurs conflictuels qui sont, disons le, nés des disparités, des frustrations, de la corruption, de l’impunité, de l’absence de l’esprit de nation unique et indivisible, et de beaucoup d’autres facteurs. Aujourd’hui, ce qui est inquiétant et qu’il convient de remarquer, c’est que depuis un moment, des embryons d’éléments déclencheurs s’infiltrent entre ces deux facteurs. Et si l’on va les citer, ils sont un certain nombre. C’est par exemple les élections d’enjeu notamment les présidentielles et les législatives vers lesquelles nous allons à grand pas. A côté, il faut tenir compte du contexte politique que nous traversons et qui nous conduit vers ces élections. Un contexte où trois (03) grands blocs se disputent l’espace politique et mènent la lutte autour du fauteuil présidentiel. Et ça, c’est vraiment nouveau pour les élections que nous allons avoir. Il faut aussi dire que parmi ces embryons d’éléments déclencheurs, nous avons toute cette tension autour de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI). Qu’on le veuille ou non, même si on ne peut pas prédire l’avenir réservé à la LEPI, on est sûr que sa mise en œuvre est source de beaucoup de tensions au plan national. Les dénonciations et contre-dénonciations pour mauvaise gouvernance dans les dossiers comme Cen-Sad, Icc-services et leurs flots de frustrations constituent aussi des embryons d’éléments déclencheurs. Par ailleurs, la prise de position politique publique de certains de nos têtes couronnées et chefs traditionnels est une situation qui est en train de réduire considérablement la masse critique de médiateurs pouvant intervenir de façon neutre et en un temps record au niveau local pour nous aider à contenir les tensions et les frustrations. La liste est logue mais le contexte est tout aussi inquiétant car les acteurs perdent de plus en plus confiance en certaines institutions chargées de régulation telles que la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac)…surtout que la cristallisation des positions politiques est visible de jour en jour. En somme, nous avons une stabilité et une paix relative mais il y a des gâchettes qui peuvent, si on leur laisse le temps, nous causer des ennuis. C’est très facile de quitter une situation de paix pour aller dans une situation de conflit. Et aujourd’hui, très peu de béninois oseront soutenir que notre situation de paix relative est au beau fixe. Tout ceci pour dire que même si on ne s’accorde pas sur le fait que la situation de paix est menacée, surtout qu’elle l’est, on s’accorde en majorité sur le constat qu’elle se détériore par rapport à un passé récent. Nous allons, avec suffisamment d’incertitudes vers les échéances qui se profilent à l’horizon et tous ces éléments inquiètent et méritent beaucoup plus d’attention.
Comment analyser vous l’implication de certains religieux dans le scandale Icc-services ?
Il faut tout au moins accorder la bonne foi à chacun pour dire que tout le monde peut tomber dans une arnaque, si l’affaire Icc-services en est une, pour dire que les religieux peuvent aussi être victimes d’arnaque. Et s’ils avaient été victimes de cette arnaque, ce qui aurait été dommage et vraiment condamnable, c’est qu’ils reviennent aujourd’hui, par exemple, pour ne pas reconnaître leur tort. Mais, à ma connaissance, l’un des leurs en l’occurrence le Pasteur Michel ALOKPO est monté au créneau pour présenter des excuses au nom de l’église aux citoyens. Donc, sur ce plan, il est important de reconnaître ses torts parce que, qu’on le veuille ou non, ce scandale éclabousse le pouvoir public mais éclabousse aussi bon nombre de religieux et d’hommes politiques de plusieurs bords. C’est vrai que c’est grave comme situation mais on ne note pas encore vraiment comme une volonté délibérée de ces religieux de ne pas reconnaître leur implication. Donc, nous estimons que c’est important de situer les responsabilités afin que chacun en tire leçons pour l’avenir.
Pensez-vous que l’implication des têtes couronnées dans la politique contribue un levain aux tensions politiques et sociales ?
Comme le professeur Djogbénou aime souvent le dire, « nous n’avons pas encore fini de faire le deuil des personnalités religieuses comme Mgr De-SOUZA, Cardinal GANTIN… qui ont aidé ce pays à traverser certaines situations délicates ». Et au-delà de l’affaire Icc-services, c’est sur la vie politique, sociale et économique que cela est remarqué. On a besoin, à un moment donné, d’avoir ce recours ultime à de personnalités religieuses vraiment neutres, capables d’appeler les uns et les autres au calme pour des concessions vers l’essentiel au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Cela nous manque cruellement et pire, il est désolant de constater la voie qu’empruntent des têtes couronnées qui pouvaient jouer ce rôle tout au moins au niveau local. On serait alors entrain d’espérer qu’au niveau national, on dispose de personnalités du genre. Malheureusement, au niveau local, des têtes couronnées désertent le terrain parce qu’affichant publiquement leurs positions pour tel ou tel autre candidat potentiel. On ne peut plus espérer que des individus soutenant un candidat adverse viennent solliciter leur médiation pour des frustrations qu’ils ont par rapport à des militants qui, je suppose, sont du même bord politique que le chef traditionnel. Cette situation pose un problème de personne ressource pouvant jouer à la médiation pour calmer les tensions au niveau local. Ainsi, non seulement, nous n’avons pas fini de faire le deuil de nos défuntes personnalités parce que nous continuons d’en rechercher, mais constatons aussi que ceux qui pouvaient travailler au niveau local pour tout au moins contenir les tensions ou transformer ces dernières, sont en train de prendre publiquement position en faveur des hommes ou des courants politiques. C’est dommage pour la stabilité du pays.
Quelles sont les actions que mènent la société civile béninoise et particulièrement Wanep-Bénin pour contribuer à rapprocher les positions qui se figent aussi bien au niveau politique que social ?
Comme je le disais, c’est un contexte assez critique et tout le monde perçoit clairement qu’il y a assez d’incertitudes dans la marche que nous avons entamée vers les élections de 2011. Et c’est en cela que je suis parfaitement d’avis qu’il urge de redoubler d’ardeurs, de faire plus qu’on en faisait pour apporter le soutien qu’il faut pour la sauvegarde de cette paix relative chèrement acquise. Par exemple, dans une région du Laos en Asie, les populations pensent que pour ne pas tomber malade, il faut confectionner dès l’enfance son cercueil pour le garder sur soi durant toute sa vie. C’est dire que, par souci de ne pas laisser notre pays sombrer sur des voies regrettables, il urge de faire plus d’efforts dans tous les camps. Et principalement, que les institutions chargées de jouer le rôle de régulation essaient de tirer leçons de tout ce qui est dit contre elles afin de travailler à restaurer leur crédibilité et surtout la confiance qu’on leur accordait. Parce que c’est primordial pour gérer les périodes allant jusqu’aux élections de 2011. Il est aussi important que chaque béninois prenne conscience du poids conflictuel de toutes ces incertitudes pour s’engager à donner de son temps, de son énergie et de son intelligence pour aider à éveiller, conscientiser et amener les uns et les autres à faire des concessions surtout dans l’intérêt supérieur de la Nation. En somme, il faudrait que chaque citoyen s’engage vraiment à œuvrer pour qu’il y ait plus de sensibilisations à la non-violence, à la culture de la paix, qu’il y ait moins de tiraillements politiciens et surtout pour faire comprendre que, malgré nos divergences de vues, seul le dialogue permettra de trouver le juste milieu et aidera à passer ce cap fait d’incertitudes que nous craignons tous.
Quelles seront sur le terrain vos actions?
A notre niveau, Wanep-Bénin est dans la dynamique de toutes les initiatives de plaidoyers, de pressions, de mobilisation à la base…pour faire en sorte que les élections se tiennent à bonne date afin d’éviter que nous entrions dans un vide constitutionnel. De même, Wanep-Bénin œuvre à travers les renforcements de capacité, le partage d’informations, la sensibilisation des populations sur les lois électorales, la procédure de vote, la gestion des contentieux…Il s’agira surtout de mutualiser les forces pour couvrir au même moment et en temps record tout le territoire pour que les messages puissent passer dans la majorité des langues et toucher le plus grand nombre de personnes.
Quelle est votre conclusion à cet entretien ?
Je voudrais dire qu’au delà de tout, loin de nous l’intention d’être alarmistes ou pessimistes. Après tout, notre démocratie dont nous venons de célébrer les vingt (20) ans suit son cours. Et nous sommes sûrs que, si nous arrivons à passer le cap des échéances de 2011, notre démocratie en sortira grandi tout au moins au plan électoral même s’il faudra maintenir la veille et l’engagement pour qu’au plan politique, économique et social, elle soit consolidée pour le bonheur du peuple béninois tout entier. Je vous remercie.
Julien Oussou : West Africa Network for Peacebuilding (WANEP), comme vous le savez, c’est le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix qui existe depuis 2003 au Bénin. Le réseau se porte bien et travaille pour l’édification de la paix à travers la mobilisation de ses membres et aussi son activisme au sein de coalitions plus grandes telles que FORS-LEPI, FORS-ELECTIONS.
En tant qu’acteur de la Société civile, pensez-vous aujourd’hui que la paix est menacée au Bénin ?
La paix, dans n’importe quel pays, reste toujours sous menace permanente et dans le cas du Bénin, nous avons toujours parlé de paix relative. Notre situation de paix est relative parce qu’il y a beaucoup de conditions conflictuelles que nous avons du mal à transformer et qui persistent menaçant la stabilité que nous observons. Cette paix relative dont nous parlons n’est que la résultante d’un jeu de facteurs de paix telles que nos croyances, le poids de nos liens de sang, notre pur plus ou moins du sang, notre tendance à l’espoir même dans des situations difficiles, l’effectivité des institutions démocratiques… Donc, c’est une confrontation de ces facteurs avec des facteurs conflictuels qui sont, disons le, nés des disparités, des frustrations, de la corruption, de l’impunité, de l’absence de l’esprit de nation unique et indivisible, et de beaucoup d’autres facteurs. Aujourd’hui, ce qui est inquiétant et qu’il convient de remarquer, c’est que depuis un moment, des embryons d’éléments déclencheurs s’infiltrent entre ces deux facteurs. Et si l’on va les citer, ils sont un certain nombre. C’est par exemple les élections d’enjeu notamment les présidentielles et les législatives vers lesquelles nous allons à grand pas. A côté, il faut tenir compte du contexte politique que nous traversons et qui nous conduit vers ces élections. Un contexte où trois (03) grands blocs se disputent l’espace politique et mènent la lutte autour du fauteuil présidentiel. Et ça, c’est vraiment nouveau pour les élections que nous allons avoir. Il faut aussi dire que parmi ces embryons d’éléments déclencheurs, nous avons toute cette tension autour de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI). Qu’on le veuille ou non, même si on ne peut pas prédire l’avenir réservé à la LEPI, on est sûr que sa mise en œuvre est source de beaucoup de tensions au plan national. Les dénonciations et contre-dénonciations pour mauvaise gouvernance dans les dossiers comme Cen-Sad, Icc-services et leurs flots de frustrations constituent aussi des embryons d’éléments déclencheurs. Par ailleurs, la prise de position politique publique de certains de nos têtes couronnées et chefs traditionnels est une situation qui est en train de réduire considérablement la masse critique de médiateurs pouvant intervenir de façon neutre et en un temps record au niveau local pour nous aider à contenir les tensions et les frustrations. La liste est logue mais le contexte est tout aussi inquiétant car les acteurs perdent de plus en plus confiance en certaines institutions chargées de régulation telles que la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac)…surtout que la cristallisation des positions politiques est visible de jour en jour. En somme, nous avons une stabilité et une paix relative mais il y a des gâchettes qui peuvent, si on leur laisse le temps, nous causer des ennuis. C’est très facile de quitter une situation de paix pour aller dans une situation de conflit. Et aujourd’hui, très peu de béninois oseront soutenir que notre situation de paix relative est au beau fixe. Tout ceci pour dire que même si on ne s’accorde pas sur le fait que la situation de paix est menacée, surtout qu’elle l’est, on s’accorde en majorité sur le constat qu’elle se détériore par rapport à un passé récent. Nous allons, avec suffisamment d’incertitudes vers les échéances qui se profilent à l’horizon et tous ces éléments inquiètent et méritent beaucoup plus d’attention.
Comment analyser vous l’implication de certains religieux dans le scandale Icc-services ?
Il faut tout au moins accorder la bonne foi à chacun pour dire que tout le monde peut tomber dans une arnaque, si l’affaire Icc-services en est une, pour dire que les religieux peuvent aussi être victimes d’arnaque. Et s’ils avaient été victimes de cette arnaque, ce qui aurait été dommage et vraiment condamnable, c’est qu’ils reviennent aujourd’hui, par exemple, pour ne pas reconnaître leur tort. Mais, à ma connaissance, l’un des leurs en l’occurrence le Pasteur Michel ALOKPO est monté au créneau pour présenter des excuses au nom de l’église aux citoyens. Donc, sur ce plan, il est important de reconnaître ses torts parce que, qu’on le veuille ou non, ce scandale éclabousse le pouvoir public mais éclabousse aussi bon nombre de religieux et d’hommes politiques de plusieurs bords. C’est vrai que c’est grave comme situation mais on ne note pas encore vraiment comme une volonté délibérée de ces religieux de ne pas reconnaître leur implication. Donc, nous estimons que c’est important de situer les responsabilités afin que chacun en tire leçons pour l’avenir.
Pensez-vous que l’implication des têtes couronnées dans la politique contribue un levain aux tensions politiques et sociales ?
Comme le professeur Djogbénou aime souvent le dire, « nous n’avons pas encore fini de faire le deuil des personnalités religieuses comme Mgr De-SOUZA, Cardinal GANTIN… qui ont aidé ce pays à traverser certaines situations délicates ». Et au-delà de l’affaire Icc-services, c’est sur la vie politique, sociale et économique que cela est remarqué. On a besoin, à un moment donné, d’avoir ce recours ultime à de personnalités religieuses vraiment neutres, capables d’appeler les uns et les autres au calme pour des concessions vers l’essentiel au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Cela nous manque cruellement et pire, il est désolant de constater la voie qu’empruntent des têtes couronnées qui pouvaient jouer ce rôle tout au moins au niveau local. On serait alors entrain d’espérer qu’au niveau national, on dispose de personnalités du genre. Malheureusement, au niveau local, des têtes couronnées désertent le terrain parce qu’affichant publiquement leurs positions pour tel ou tel autre candidat potentiel. On ne peut plus espérer que des individus soutenant un candidat adverse viennent solliciter leur médiation pour des frustrations qu’ils ont par rapport à des militants qui, je suppose, sont du même bord politique que le chef traditionnel. Cette situation pose un problème de personne ressource pouvant jouer à la médiation pour calmer les tensions au niveau local. Ainsi, non seulement, nous n’avons pas fini de faire le deuil de nos défuntes personnalités parce que nous continuons d’en rechercher, mais constatons aussi que ceux qui pouvaient travailler au niveau local pour tout au moins contenir les tensions ou transformer ces dernières, sont en train de prendre publiquement position en faveur des hommes ou des courants politiques. C’est dommage pour la stabilité du pays.
Quelles sont les actions que mènent la société civile béninoise et particulièrement Wanep-Bénin pour contribuer à rapprocher les positions qui se figent aussi bien au niveau politique que social ?
Comme je le disais, c’est un contexte assez critique et tout le monde perçoit clairement qu’il y a assez d’incertitudes dans la marche que nous avons entamée vers les élections de 2011. Et c’est en cela que je suis parfaitement d’avis qu’il urge de redoubler d’ardeurs, de faire plus qu’on en faisait pour apporter le soutien qu’il faut pour la sauvegarde de cette paix relative chèrement acquise. Par exemple, dans une région du Laos en Asie, les populations pensent que pour ne pas tomber malade, il faut confectionner dès l’enfance son cercueil pour le garder sur soi durant toute sa vie. C’est dire que, par souci de ne pas laisser notre pays sombrer sur des voies regrettables, il urge de faire plus d’efforts dans tous les camps. Et principalement, que les institutions chargées de jouer le rôle de régulation essaient de tirer leçons de tout ce qui est dit contre elles afin de travailler à restaurer leur crédibilité et surtout la confiance qu’on leur accordait. Parce que c’est primordial pour gérer les périodes allant jusqu’aux élections de 2011. Il est aussi important que chaque béninois prenne conscience du poids conflictuel de toutes ces incertitudes pour s’engager à donner de son temps, de son énergie et de son intelligence pour aider à éveiller, conscientiser et amener les uns et les autres à faire des concessions surtout dans l’intérêt supérieur de la Nation. En somme, il faudrait que chaque citoyen s’engage vraiment à œuvrer pour qu’il y ait plus de sensibilisations à la non-violence, à la culture de la paix, qu’il y ait moins de tiraillements politiciens et surtout pour faire comprendre que, malgré nos divergences de vues, seul le dialogue permettra de trouver le juste milieu et aidera à passer ce cap fait d’incertitudes que nous craignons tous.
Quelles seront sur le terrain vos actions?
A notre niveau, Wanep-Bénin est dans la dynamique de toutes les initiatives de plaidoyers, de pressions, de mobilisation à la base…pour faire en sorte que les élections se tiennent à bonne date afin d’éviter que nous entrions dans un vide constitutionnel. De même, Wanep-Bénin œuvre à travers les renforcements de capacité, le partage d’informations, la sensibilisation des populations sur les lois électorales, la procédure de vote, la gestion des contentieux…Il s’agira surtout de mutualiser les forces pour couvrir au même moment et en temps record tout le territoire pour que les messages puissent passer dans la majorité des langues et toucher le plus grand nombre de personnes.
Quelle est votre conclusion à cet entretien ?
Je voudrais dire qu’au delà de tout, loin de nous l’intention d’être alarmistes ou pessimistes. Après tout, notre démocratie dont nous venons de célébrer les vingt (20) ans suit son cours. Et nous sommes sûrs que, si nous arrivons à passer le cap des échéances de 2011, notre démocratie en sortira grandi tout au moins au plan électoral même s’il faudra maintenir la veille et l’engagement pour qu’au plan politique, économique et social, elle soit consolidée pour le bonheur du peuple béninois tout entier. Je vous remercie.
dimanche 8 août 2010
Restriction de nationalité en France: tollé au sein des associations de défense des droits de l'Homme
Les mesures de restriction de la nationalité annoncées par Nicolas Sarkozy ont suscité un tollé parmi les associations de défense des droits de l'Homme, alors que des experts s'interrogent sur leur pertinence juridique.
Les dispositions permettant, comme l'a demandé vendredi Nicolas Sarkozy, de déchoir certains délinquants de la nationalité française pourraient être présentées au Parlement fin septembre, a-t-on indiqué samedi au ministère de l'Immigration. Dans son discours vendredi à Grenoble (centre-est), théâtre récent d'émeutes urbaines avec des tirs à balles réelles visant la police, le chef de l'Etat a demandé que la nationalité française puisse "être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique". Outre les partis de l'opposition de gauche, plusieurs associations ont réagi vivement aux annonces de M. Sarkozy.
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples lui reproche de vouloir "mettre un peu plus à mal le principe fondamental d'égalité entre les citoyens" en s'alignant "sur les thèses du Front National (extrême droite) au risque de les légitimer".
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme estime "qu'après les gens du voyage et les Roms, cette nouvelle mesure jette cette fois l'opprobre sur les personnes d'origine étrangère et instaure, par la voix de l'Etat, une citoyenneté de seconde zone".
La Ligue des Droits de l'Homme accuse le président d'agiter "les refrains des années 30 destinés à attiser la haine contre les étrangers". Son président d'honneur, Michel Tubiana a dénoncé "l'assimilation des étrangers et des personnes d'origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français". Une "ère du soupçon à l'égard des Français d'origine étrangère" ? Pour l'historien Patrick Weil, auteur de "Qu'est-ce qu'un Français?", le doute n'est pas permis. "On ne peut s'empêcher de remarquer que le choix de distinguer les Français d'origine étrangère de leurs compatriotes d'origine non étrangère, d'opposer immigration et identité nationale par la création d'un ministère portant ce nom est une marque de fabrique de la présidence de M. Sarkozy qui participe de l'ère du soupçon à l'égard des Français d'origine étrangère", a-t-il déclaré à l'AFP.
De son côté, le constitutionnaliste Guy Carcassonne "doute" que la déchéance de la nationalité française pour des crimes de droit commun, soit légale au regard de la Constitution de la Ve République. "L'article 1 de la Constitution dit que la République +assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion+", a-t-il observé.
M. Carcassonne a rappelé que le Conseil constitutionnel a validé en 1996 une loi selon laquelle "peuvent être déchues de la nationalité française, les personnes ayant acquis la qualité de français qui ont été condamnées pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme". Mais il doute que cette entorse au principe d'égalité des citoyens devant la loi puisse être étendue à des crimes de droit commun", la nationalité étant "une partie intégrante de notre identité". Nicolas Sarkozy est lui-même le fils d'un Hongrois devenu Français par naturalisation, après avoir été déchu de sa nationalité et être devenu apatride.
La France va «renforcer ses défenses» au Sahel
La France veut avant tout «renforcer ses défenses»» au Sahel après la mort de l'otage Michel Germaneau, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution, indique le ministre des Affaires étrangères Bernard Koucher dans un entretien à paraître samedi dans Le Parisien. «Ne vous attendez pas à ce que l'on envoie nos légionnaires ou nos soldats sauter dans le desert avec des parachutes bleu-blanc-rouge ! Il ne s'agit pas de ça», commente le ministre des Affaires étrangères alors qu'un nouveau Conseil de sécurité et de défense s'est tenu vendredi à l'Elysée. «Notre plan c'est d'abord de renforcer nos défenses : de dire aux Français qui résident en Mauritanie, au Niger et au Mali d'éviter les zones dangereuses bien répertoriées, d'être très prudents (...), de sécuriser nos ambassades et nos antennes diplomatiques mais aussi nos lycées et nos centres culturels», explique-t-il. «Ensuite nous allons poursuivre et renforcer notre lutte contre l'Aqmi.
Nos militaires forment déjà des forces d'intervention locales, mais cela ne peut se faire qu'avec le soutien - et a fortiori l'accord - des gouvernements locaux», ajoute-t-il.
Le ministre estime «qu'il n'y a pas aujourd'hui de menace directe pesant sur nos territoires (européens)».
«Mais le danger est réel, Al-Quaïda au Maghreb islamique se nourrit de la pauvreté, de la misère. Elle a recruté des gens qui viennent du monde entier, on dit qu'il y a des afghans dans ses rangs, des yéménites, des militants qui viennent d'Afrique noire. Et elle sous-traite à des criminels locaux certaines de ses actions, comme les enlèvements. Oui, c'est inquiétant», juge-t-il.
Les dispositions permettant, comme l'a demandé vendredi Nicolas Sarkozy, de déchoir certains délinquants de la nationalité française pourraient être présentées au Parlement fin septembre, a-t-on indiqué samedi au ministère de l'Immigration. Dans son discours vendredi à Grenoble (centre-est), théâtre récent d'émeutes urbaines avec des tirs à balles réelles visant la police, le chef de l'Etat a demandé que la nationalité française puisse "être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte" à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l'autorité publique". Outre les partis de l'opposition de gauche, plusieurs associations ont réagi vivement aux annonces de M. Sarkozy.
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples lui reproche de vouloir "mettre un peu plus à mal le principe fondamental d'égalité entre les citoyens" en s'alignant "sur les thèses du Front National (extrême droite) au risque de les légitimer".
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme estime "qu'après les gens du voyage et les Roms, cette nouvelle mesure jette cette fois l'opprobre sur les personnes d'origine étrangère et instaure, par la voix de l'Etat, une citoyenneté de seconde zone".
La Ligue des Droits de l'Homme accuse le président d'agiter "les refrains des années 30 destinés à attiser la haine contre les étrangers". Son président d'honneur, Michel Tubiana a dénoncé "l'assimilation des étrangers et des personnes d'origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français". Une "ère du soupçon à l'égard des Français d'origine étrangère" ? Pour l'historien Patrick Weil, auteur de "Qu'est-ce qu'un Français?", le doute n'est pas permis. "On ne peut s'empêcher de remarquer que le choix de distinguer les Français d'origine étrangère de leurs compatriotes d'origine non étrangère, d'opposer immigration et identité nationale par la création d'un ministère portant ce nom est une marque de fabrique de la présidence de M. Sarkozy qui participe de l'ère du soupçon à l'égard des Français d'origine étrangère", a-t-il déclaré à l'AFP.
De son côté, le constitutionnaliste Guy Carcassonne "doute" que la déchéance de la nationalité française pour des crimes de droit commun, soit légale au regard de la Constitution de la Ve République. "L'article 1 de la Constitution dit que la République +assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion+", a-t-il observé.
M. Carcassonne a rappelé que le Conseil constitutionnel a validé en 1996 une loi selon laquelle "peuvent être déchues de la nationalité française, les personnes ayant acquis la qualité de français qui ont été condamnées pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme". Mais il doute que cette entorse au principe d'égalité des citoyens devant la loi puisse être étendue à des crimes de droit commun", la nationalité étant "une partie intégrante de notre identité". Nicolas Sarkozy est lui-même le fils d'un Hongrois devenu Français par naturalisation, après avoir été déchu de sa nationalité et être devenu apatride.
La France va «renforcer ses défenses» au Sahel
La France veut avant tout «renforcer ses défenses»» au Sahel après la mort de l'otage Michel Germaneau, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution, indique le ministre des Affaires étrangères Bernard Koucher dans un entretien à paraître samedi dans Le Parisien. «Ne vous attendez pas à ce que l'on envoie nos légionnaires ou nos soldats sauter dans le desert avec des parachutes bleu-blanc-rouge ! Il ne s'agit pas de ça», commente le ministre des Affaires étrangères alors qu'un nouveau Conseil de sécurité et de défense s'est tenu vendredi à l'Elysée. «Notre plan c'est d'abord de renforcer nos défenses : de dire aux Français qui résident en Mauritanie, au Niger et au Mali d'éviter les zones dangereuses bien répertoriées, d'être très prudents (...), de sécuriser nos ambassades et nos antennes diplomatiques mais aussi nos lycées et nos centres culturels», explique-t-il. «Ensuite nous allons poursuivre et renforcer notre lutte contre l'Aqmi.
Nos militaires forment déjà des forces d'intervention locales, mais cela ne peut se faire qu'avec le soutien - et a fortiori l'accord - des gouvernements locaux», ajoute-t-il.
Le ministre estime «qu'il n'y a pas aujourd'hui de menace directe pesant sur nos territoires (européens)».
«Mais le danger est réel, Al-Quaïda au Maghreb islamique se nourrit de la pauvreté, de la misère. Elle a recruté des gens qui viennent du monde entier, on dit qu'il y a des afghans dans ses rangs, des yéménites, des militants qui viennent d'Afrique noire. Et elle sous-traite à des criminels locaux certaines de ses actions, comme les enlèvements. Oui, c'est inquiétant», juge-t-il.
vendredi 6 août 2010
Wanjop secretary general Ama Amankwa wins Ragnar Sohlman scholarship
Ms Ama Achiaa Amankwah, an alumna of IIJ Berlin, Germany 2008 was the first female Ghanaian Journalist to win the maiden edition of the Ragnar Sohlman memorial scholarship for 2009, tenable in Europe’s Scandinavian nations of Norway and Sweden.
Ms Amankwah, who writes for the Accra-Ghana based Public Agenda, a private newspaper, beat three other competitors from Ghana to secure the award and spent three months at the Voksenaasen centre in Oslo, Norway to discuss and share ideas on development issues.
The scholarship, established in honour of Ragnar Sohlman is to support promising female youths in development work and to serve as a source of information exchange. It is jointly set up by Voksenåsen and The Swedish-Norwegian Cooperation Fund, and administered by the Dag Hammarskjold Program.
Ragnar Sohlman was a young Swedish chemical engineer who had worked for Alfred Nobel, the founder of the Nobel Prize Foundation. Ragnar is reported to have been Alfred Nobel’s most trusted friend and it was on his shoulders that the Nobel Prize Foundation was established.
Born some 29 years ago in Kumasi, precisely on January 15, 1980 to Madam Cecilia Brobbey and Mr. Charles Amankwah, deceased, Ama holds a Diploma in Journalism from the Ghana Institute of Journalism. Personal interest and the desire to influence public policy in favour of the poor, the marginalized and socially excluded groups are what have driven her to remain a journalist.
Ama did one year National Service with the Ghana Broadcasting Corporation Radio Newsroom (Accra), has worked with the Metropolitan Entertainment TV and currently with the Public Agenda newspaper about five years ago as a Staff Writer, and has had the opportunity to undergo several professional training programmes, like the two-month training programm in Berlin – Germany on Economic and Financial Reporting, sponsored by the International Institute for Journalism (IIJ) of InWEnt. She is a member of the Ghana Journalists Association (GJA), and an alumnus of the Reuters Foundation, UK.
She began her education at the State Experimental Primary School in 1986 in Kumasi, completing her Junior High School education in same school nine years later in 1994 and proceeded to the St. Louis Senior High School in Kumasi for her three-year Senior High education in 1995.
“It was an exciting moment for me. The opportunity could not have come at a better time. I am in my ninth year in the practice of development Journalism and the yearning to get to learn and share new ideas about how the world could be made a better place for humanity is growing in me each passing day. The award was the door I had been knocking. And I am excited to be among the first recipients of the Ragnar Sohlman award,” was how Ama described her excitement when it was announced to her that she had won the award.
I feel I have a great responsibility to contribute my quota to the democratic and socio-economic development of my country. Thus, after graduating in 2001, I have pursued this desire with all the effort and facilities at my disposal. I believe that all has not been in vain. As a professional journalist I deem it responsible to report the facts of a situation and to leave my readers to draw their own conclusions.
When asked to assess the media landscape in Ghana, Ama acknowledged that it has been “highly competitive. There are numerous newspapers with new ones emerging each passing day.” She however has a worry: “Most do political stories in order to sell. Political stories dominate the content of the Ghanaian media.
“Most practitioners hold the view that only political stories sell or make the headlines. Others have also resorted to attacking personalities especially politicians and people in public life. This has become a matter of great concern to the public and journalists are losing their credibility and respect. Having chosen journalism as a career and profession and as a citizen who believes that journalism can provide the information, education and entertainment that society needs to grow, I worry most about these developments in the media.
She is however positive that in spite of these negative developments in journalism in Ghana, it remains one of the most vibrant professions with practitioners operating in total freedom.
“With the repeal of the criminal libel law, though it has never really been an issue, I think that journalists should never lose sight of the legal issues involved in journalism. I believe as a journalist, I can still make a difference in what I do. I can make a difference whether large and small, in ways seen and unseen, in the lives of millions in the nation, throughout Africa and around the world. And all of us should recognize this important space in the practice of the profession,” she urges.
Unlike the rests, the paper she works for; the Public Agenda newspaper, Ghana’s only rights based advocacy bi-weekly, has stayed focused on the real issues since its establishment in 1995. “We continue to critique policies and expose policy impacts on the poor and the vulnerable in society with the view of creating a just society in which all rights are respected and protected,” she alludes with pride and broad smiles.
Beyond journalism, Ama wants to become a human rights lawyer in the future. “I can see myself doing a number of other things later in life. But I am sure I will still be writing since professional journalists never die,” she forecasts.
Ama is a staunch Catholic. Having lost her Dad at a very young age and being raised by a single mother, Ama believes it is the Almighty God that has been the hand behind her modest achievements despite a not so smooth journey in life.
Ama laughs a lot because she believes “laughter is the best medicine that calms,” her, “as I try to look at things from a different perspective. I do get upset but I try to control myself.
Ama is currently the Secretary General of the West Africa Network of Journalists on Peace building (WANJOP), an infant association formed by journalists from 15 West African countries. WANJOP will be launched in Ghana later this year. She is married to Kwaku Agyei Baafi.
Ms Amankwah, who writes for the Accra-Ghana based Public Agenda, a private newspaper, beat three other competitors from Ghana to secure the award and spent three months at the Voksenaasen centre in Oslo, Norway to discuss and share ideas on development issues.
The scholarship, established in honour of Ragnar Sohlman is to support promising female youths in development work and to serve as a source of information exchange. It is jointly set up by Voksenåsen and The Swedish-Norwegian Cooperation Fund, and administered by the Dag Hammarskjold Program.
Ragnar Sohlman was a young Swedish chemical engineer who had worked for Alfred Nobel, the founder of the Nobel Prize Foundation. Ragnar is reported to have been Alfred Nobel’s most trusted friend and it was on his shoulders that the Nobel Prize Foundation was established.
Born some 29 years ago in Kumasi, precisely on January 15, 1980 to Madam Cecilia Brobbey and Mr. Charles Amankwah, deceased, Ama holds a Diploma in Journalism from the Ghana Institute of Journalism. Personal interest and the desire to influence public policy in favour of the poor, the marginalized and socially excluded groups are what have driven her to remain a journalist.
Ama did one year National Service with the Ghana Broadcasting Corporation Radio Newsroom (Accra), has worked with the Metropolitan Entertainment TV and currently with the Public Agenda newspaper about five years ago as a Staff Writer, and has had the opportunity to undergo several professional training programmes, like the two-month training programm in Berlin – Germany on Economic and Financial Reporting, sponsored by the International Institute for Journalism (IIJ) of InWEnt. She is a member of the Ghana Journalists Association (GJA), and an alumnus of the Reuters Foundation, UK.
She began her education at the State Experimental Primary School in 1986 in Kumasi, completing her Junior High School education in same school nine years later in 1994 and proceeded to the St. Louis Senior High School in Kumasi for her three-year Senior High education in 1995.
“It was an exciting moment for me. The opportunity could not have come at a better time. I am in my ninth year in the practice of development Journalism and the yearning to get to learn and share new ideas about how the world could be made a better place for humanity is growing in me each passing day. The award was the door I had been knocking. And I am excited to be among the first recipients of the Ragnar Sohlman award,” was how Ama described her excitement when it was announced to her that she had won the award.
I feel I have a great responsibility to contribute my quota to the democratic and socio-economic development of my country. Thus, after graduating in 2001, I have pursued this desire with all the effort and facilities at my disposal. I believe that all has not been in vain. As a professional journalist I deem it responsible to report the facts of a situation and to leave my readers to draw their own conclusions.
When asked to assess the media landscape in Ghana, Ama acknowledged that it has been “highly competitive. There are numerous newspapers with new ones emerging each passing day.” She however has a worry: “Most do political stories in order to sell. Political stories dominate the content of the Ghanaian media.
“Most practitioners hold the view that only political stories sell or make the headlines. Others have also resorted to attacking personalities especially politicians and people in public life. This has become a matter of great concern to the public and journalists are losing their credibility and respect. Having chosen journalism as a career and profession and as a citizen who believes that journalism can provide the information, education and entertainment that society needs to grow, I worry most about these developments in the media.
She is however positive that in spite of these negative developments in journalism in Ghana, it remains one of the most vibrant professions with practitioners operating in total freedom.
“With the repeal of the criminal libel law, though it has never really been an issue, I think that journalists should never lose sight of the legal issues involved in journalism. I believe as a journalist, I can still make a difference in what I do. I can make a difference whether large and small, in ways seen and unseen, in the lives of millions in the nation, throughout Africa and around the world. And all of us should recognize this important space in the practice of the profession,” she urges.
Unlike the rests, the paper she works for; the Public Agenda newspaper, Ghana’s only rights based advocacy bi-weekly, has stayed focused on the real issues since its establishment in 1995. “We continue to critique policies and expose policy impacts on the poor and the vulnerable in society with the view of creating a just society in which all rights are respected and protected,” she alludes with pride and broad smiles.
Beyond journalism, Ama wants to become a human rights lawyer in the future. “I can see myself doing a number of other things later in life. But I am sure I will still be writing since professional journalists never die,” she forecasts.
Ama is a staunch Catholic. Having lost her Dad at a very young age and being raised by a single mother, Ama believes it is the Almighty God that has been the hand behind her modest achievements despite a not so smooth journey in life.
Ama laughs a lot because she believes “laughter is the best medicine that calms,” her, “as I try to look at things from a different perspective. I do get upset but I try to control myself.
Ama is currently the Secretary General of the West Africa Network of Journalists on Peace building (WANJOP), an infant association formed by journalists from 15 West African countries. WANJOP will be launched in Ghana later this year. She is married to Kwaku Agyei Baafi.
50 députés réclament le président Boni Yayi devant la Haute Cour de Justice
Porto-Novo le 26 juillet 2010
Monsieur le Président
de l’Assemblée Nationale
PORTO-NOVO
Objet : Demande de poursuite du Président
de la République Chef du Gouvernement
devant la Haute Cour de Justice
Monsieur le Président,
Nous voudrions inviter la Représentation nationale, et à travers elle, la nation béninoise toute entière à un sursaut salutaire compte tenu de la déconfiture morale que connait notre pays.
En effet, dès l’arrivée au pouvoir du Président YAYI Boni en 2006, une ONG du nom de ICC Services s’est installée sur toute l’étendue du territoire et s’est livrée à des activités illégales de collecte d’épargne. Aujourd’hui bon nombre de nos compatriotes, qui ont eu le malheur de croire que le Gouvernement exerce son obligation de veille et de contrôle de l’économie nationale, se sont retrouvés complètement ruinés.
Nous savons tous désormais que cette situation est intervenue malgré :
1. L’existence des lois qui portent réglementation bancaire en République du Bénin (les lois du 27 juillet 1990 et du 08 août 1997) ;
2. L’existence de structures techniques du Ministère des Finances et des services de renseignement. L’Etat béninois a délibérément laissé ICC et consorts s’installer partout dans le pays et exercer illégalement les fonctions de banque, notamment la collecte d’épargne publique ;
3. L’avertissement de la BCEAO au Gouvernement béninois depuis le mois d’août 2009, relevant l’illégalité des activités de ces structures, et le danger que cela représente pour le peuple et l’économie béninois ;
4. Les cris d’alarme de l’association des banques régulièrement installée et opérant dans le secteur ;
Le Président de la République a favorisé les activités de ICC Services et consorts notamment :
1. En recevant à la Présidence de la République les responsables de ICC Services et leurs collaborateurs colombiens, cf. déclarations des conseillers politiques du Chef de l’Etat Amos ELEGBE et Alexandre HOUNTONDJI à l’émission Questions d’Actualité du dimanche 18 juillet 2010 sur GOLFE TV ;
2. En s’affichant partout dans le pays et de manière ostentatoire avec les responsables de ICC Services et en rendant visite par deux fois au Président Directeur Général de ICC Services à domicile ;
3. En donnant toutes les protections aux responsables de ICC Services (protections de leurs personnes, de leurs lieux de travail, de leurs résidences et plus généralement de tous leurs biens)
4. En laissant ICC Services exercer au vu et au su de tout le monde les fonctions régaliennes de l’Etat notamment, le don à la Brigade de Klouekamè d’un véhicule, la construction de plusieurs centres de santé, la réalisation de forages, etc.
5. En finançant à la Présidence de la République les activités politiques des partis et organisations de la mouvance présidentielle et en fabriquant du matériel de propagande à l’effigie du Président de la République et des dirigeants de ICC Services à partir de la Présidence de la République.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons formellement, Monsieur le Président, et conformément aux dispositions des articles 136 et 137 de la constitution et aux articles 2 et 15.1 de la loi organique sur la Haute Cour de Justice, d’inviter l’Assemblée nationale à engager les poursuites à l’encontre du Président de la République Chef du Gouvernement pour forfaiture et parjure.
Il ne fait plus l’ombre d’un doute qu’en laissant les responsables de ICC Services sévir comme il vient d’être dit, le Président de la République, économiste et banquier de profession, a trahi son serment de défendre le peuple béninois et la nation.
Monsieur le Président, un devoir national et historique vous incombe. Ne pas le faire vous rendrait coupable de complicité des mêmes infractions.
Nous comptons sur votre sens de responsabilité et vous prions de croire en l’assurance de notre soutien en ces heures graves que traverse notre chère patrie.
Nous vous remercions.
Ont signé :
1- Sacca FIKARA
2- Janvier YAHOUEDEOU
A
Monsieur le Président
de l’Assemblée Nationale
PORTO-NOVO
Objet : Demande de poursuite du Président
de la République Chef du Gouvernement
devant la Haute Cour de Justice
Monsieur le Président,
Nous voudrions inviter la Représentation nationale, et à travers elle, la nation béninoise toute entière à un sursaut salutaire compte tenu de la déconfiture morale que connait notre pays.
En effet, dès l’arrivée au pouvoir du Président YAYI Boni en 2006, une ONG du nom de ICC Services s’est installée sur toute l’étendue du territoire et s’est livrée à des activités illégales de collecte d’épargne. Aujourd’hui bon nombre de nos compatriotes, qui ont eu le malheur de croire que le Gouvernement exerce son obligation de veille et de contrôle de l’économie nationale, se sont retrouvés complètement ruinés.
Nous savons tous désormais que cette situation est intervenue malgré :
1. L’existence des lois qui portent réglementation bancaire en République du Bénin (les lois du 27 juillet 1990 et du 08 août 1997) ;
2. L’existence de structures techniques du Ministère des Finances et des services de renseignement. L’Etat béninois a délibérément laissé ICC et consorts s’installer partout dans le pays et exercer illégalement les fonctions de banque, notamment la collecte d’épargne publique ;
3. L’avertissement de la BCEAO au Gouvernement béninois depuis le mois d’août 2009, relevant l’illégalité des activités de ces structures, et le danger que cela représente pour le peuple et l’économie béninois ;
4. Les cris d’alarme de l’association des banques régulièrement installée et opérant dans le secteur ;
Le Président de la République a favorisé les activités de ICC Services et consorts notamment :
1. En recevant à la Présidence de la République les responsables de ICC Services et leurs collaborateurs colombiens, cf. déclarations des conseillers politiques du Chef de l’Etat Amos ELEGBE et Alexandre HOUNTONDJI à l’émission Questions d’Actualité du dimanche 18 juillet 2010 sur GOLFE TV ;
2. En s’affichant partout dans le pays et de manière ostentatoire avec les responsables de ICC Services et en rendant visite par deux fois au Président Directeur Général de ICC Services à domicile ;
3. En donnant toutes les protections aux responsables de ICC Services (protections de leurs personnes, de leurs lieux de travail, de leurs résidences et plus généralement de tous leurs biens)
4. En laissant ICC Services exercer au vu et au su de tout le monde les fonctions régaliennes de l’Etat notamment, le don à la Brigade de Klouekamè d’un véhicule, la construction de plusieurs centres de santé, la réalisation de forages, etc.
5. En finançant à la Présidence de la République les activités politiques des partis et organisations de la mouvance présidentielle et en fabriquant du matériel de propagande à l’effigie du Président de la République et des dirigeants de ICC Services à partir de la Présidence de la République.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons formellement, Monsieur le Président, et conformément aux dispositions des articles 136 et 137 de la constitution et aux articles 2 et 15.1 de la loi organique sur la Haute Cour de Justice, d’inviter l’Assemblée nationale à engager les poursuites à l’encontre du Président de la République Chef du Gouvernement pour forfaiture et parjure.
Il ne fait plus l’ombre d’un doute qu’en laissant les responsables de ICC Services sévir comme il vient d’être dit, le Président de la République, économiste et banquier de profession, a trahi son serment de défendre le peuple béninois et la nation.
Monsieur le Président, un devoir national et historique vous incombe. Ne pas le faire vous rendrait coupable de complicité des mêmes infractions.
Nous comptons sur votre sens de responsabilité et vous prions de croire en l’assurance de notre soutien en ces heures graves que traverse notre chère patrie.
Nous vous remercions.
Ont signé :
1- Sacca FIKARA
2- Janvier YAHOUEDEOU
jeudi 5 août 2010
Désignation des candidats aux différentes élections au Bénin: Le président Boni Yayi annonce une loi pour instituer la parité hommes-femmes
Le Bénin connaîtra dans les prochains mois une importante étape dans le processus d’instauration de l’égalité entre les genres. En effet, à la faveur de son discours à la Nation le samedi 31 juillet 2010 sur l’esplanade de l’Assemblée nationale béninoise, le Chef de l’Etat béninois, Dr Boni Yayi a fait part de la volonté de son gouvernement de saisir dans les prochains jours le parlement en vue de favoriser une plus grande implication de la gente féminine dans l’animation de la vie politique nationale. Car, fera observer le président de la République du Bénin, « L’animation de la vie politique par les partis ne saurait se faire en excluant une catégorie importante de notre peuple que constituent les femmes dont la contribution aux efforts de construction nationale et au processus de développement est unanimement saluée. C’est pour cette raison que mon Gouvernement, après vingt ans de démocratie pluraliste, va bientôt saisir l’Assemblée Nationale d’un projet de loi portant institution du principe de parité dans les mécanismes de désignation des candidats aux différentes élections et à la gestion des affaires de notre commune cité ».
Ainsi, après cinquante (50) ans de marginalisation marqués cependant par la participation de deux (02) femmes en l’occurrence Marie Elise Gbèdo et Célestine Zanou aux élections présidentielles de 2001 et 2006, la nominations de quelques femmes à des postes de responsabilité, la voie est désormais tracée pour faire du Bénin un pays où la femme jouit de l’égalité des chances avec les hommes pour contribuer à conduire le pays vers le développement.
Ainsi, après cinquante (50) ans de marginalisation marqués cependant par la participation de deux (02) femmes en l’occurrence Marie Elise Gbèdo et Célestine Zanou aux élections présidentielles de 2001 et 2006, la nominations de quelques femmes à des postes de responsabilité, la voie est désormais tracée pour faire du Bénin un pays où la femme jouit de l’égalité des chances avec les hommes pour contribuer à conduire le pays vers le développement.
WANJOP: our missions, our vision
Mission/Vision
After a two week intensive training on peace-building and the media’s role in the de-escalation of conflict in their respective countries, the journalists that participated at the training program in Ghana have formed a network in order to promote and report on peace issues in their respective countries. The organization is called West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJoP). The headquarters of the network is in Accra (Ghana).
The main motive for the formation of the network is because of the need to address the present condition of conflicts that is plaguing the West African region, the need to improve and enhance reporting on the conflict situation in West Africa and the need to improve the skills and techniques of the journalism profession on reporting conflict matters. Members of the newly set up organization all declared that they will unite together for the promotion of Peacebuilding in the West African region.
The network is composed of five executive members representing the Network and nine national executive members representing the different member countries. The executive members include the President of the Network, Jawneh Nfamara from the Gambia, Vice-President Zibilila Nadietou from Togo, Secretary General, Ama Achiaa Amankwah from Ghana, Assistant Secretary General Amadou Baa from Senegal and the Financial Secretary Abdou Karimou Maiga from Mali.
The National Coordinators include Ishmael Kindama Dumbuya from Sierra Leone, Dossa Jean-Claude from Benin, Sanyang Modou from the Gambia, Awudu Mahama from Ghana, Mendes Joao Umpa from Guinea Bissau, Maiga from Mali, Ezeoke Juliana from Nigeria, Baa from Senegal, and Zibilila from Togo.
Membership into WANJOP is open to all journalists working with a media organization in the sub-region and the status of honorary membership shall be open to opinion leaders, academicians and veteran journalists. The President of the Network shall spearhead the day to day smooth running of the Network while the National Coordinators will spearhead the activities of the Network in their respective countries, sell the image of the Network in their countries and organize activities such as workshops, seminars, conferences on Peacebuilding related matters for journalists and the public in their respective countries.
Que fait l'organisation?
WANJOP-Benin is an affiliate of WANJOP regional body and we promote peace and stability in West Africa. We intend to use the next work to train journalists in the sub-region to report conflict sensitive issues carefully and avoid reporting issues that can cause problem.
We teach members on peace journalism through conferences, workshops and seminers.
We intend to next work with our counterparts in other parts of the world in social networking thus share ideas.
Opportunités pour les jeunes
WANJOP-Gambia intends to work with various youth organizations in and outside the Gambia to create awearness programms for our youth.
We also facilitate overseas training for young people relating to peace building and conflict resolution.
In the near future we want to take young people from Benin to the neigbouring country Senegal for exchange visit to see how WANJOP-Senegal is doing their programms.
After a two week intensive training on peace-building and the media’s role in the de-escalation of conflict in their respective countries, the journalists that participated at the training program in Ghana have formed a network in order to promote and report on peace issues in their respective countries. The organization is called West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJoP). The headquarters of the network is in Accra (Ghana).
The main motive for the formation of the network is because of the need to address the present condition of conflicts that is plaguing the West African region, the need to improve and enhance reporting on the conflict situation in West Africa and the need to improve the skills and techniques of the journalism profession on reporting conflict matters. Members of the newly set up organization all declared that they will unite together for the promotion of Peacebuilding in the West African region.
The network is composed of five executive members representing the Network and nine national executive members representing the different member countries. The executive members include the President of the Network, Jawneh Nfamara from the Gambia, Vice-President Zibilila Nadietou from Togo, Secretary General, Ama Achiaa Amankwah from Ghana, Assistant Secretary General Amadou Baa from Senegal and the Financial Secretary Abdou Karimou Maiga from Mali.
The National Coordinators include Ishmael Kindama Dumbuya from Sierra Leone, Dossa Jean-Claude from Benin, Sanyang Modou from the Gambia, Awudu Mahama from Ghana, Mendes Joao Umpa from Guinea Bissau, Maiga from Mali, Ezeoke Juliana from Nigeria, Baa from Senegal, and Zibilila from Togo.
Membership into WANJOP is open to all journalists working with a media organization in the sub-region and the status of honorary membership shall be open to opinion leaders, academicians and veteran journalists. The President of the Network shall spearhead the day to day smooth running of the Network while the National Coordinators will spearhead the activities of the Network in their respective countries, sell the image of the Network in their countries and organize activities such as workshops, seminars, conferences on Peacebuilding related matters for journalists and the public in their respective countries.
Que fait l'organisation?
WANJOP-Benin is an affiliate of WANJOP regional body and we promote peace and stability in West Africa. We intend to use the next work to train journalists in the sub-region to report conflict sensitive issues carefully and avoid reporting issues that can cause problem.
We teach members on peace journalism through conferences, workshops and seminers.
We intend to next work with our counterparts in other parts of the world in social networking thus share ideas.
Opportunités pour les jeunes
WANJOP-Gambia intends to work with various youth organizations in and outside the Gambia to create awearness programms for our youth.
We also facilitate overseas training for young people relating to peace building and conflict resolution.
In the near future we want to take young people from Benin to the neigbouring country Senegal for exchange visit to see how WANJOP-Senegal is doing their programms.
Peace in Africa: West African journalists forms Peacebuilding Network
After a two week intensive training on peace-building and the media’s role in the de-escalation of conflict in their respective countries, the fifteen journalists that participated at the training program in Ghana have formed a network in order to promote and report on peace issues their respective countries. The organization is called West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJOP). The headquarters of the network is in Accra Ghana.
According to the journalists, the main motive for the formation of the network is because of the need to address the present condition of conflicts that is plaguing the West African region, the need to improve and enhance reporting on the conflict situation in West Africa and the need to improve the skills and techniques of the journalism profession on reporting conflict matters. Members of the newly set up organization all declared that they will unite together for the promotion of Peacebuilding in the West African region.
The network is composed of five executive members representing the Network and nine national executive members representing the different member countries. The executive members include the President of the Network, Jawneh Nfamara from the Gambia, Vice-President Zibilila Nadietou from Togo, Secretary General, Ama Achiaa Amankwah form Ghana, Asistant Secretary General Amadou Baa from Senegal and the Financial Secretary Abdou Karimou Maiga from Mali.
The National Coordinators include Ishmael Kindama Dumbuya from Sierra Leone, Dossa Jean-Claude from Benin, Sanyang Modou from the Gambia, Awudu Mahama from Ghana, Mendes Joao Umpa from Guinea Bissau, Maiga from Mali, Ezeoke Juliana from Nigeria, Baa from Senegal, and Zibilila from Togo.
Membership into WANJoP is open to all journalists working with a media organization in the sub-region and the status of honorary membership shall be open to opinion leaders, academicians and veteran journalists. The President of the Network shall spearhead the day to day smooth running of the Network while the National Coordinators will spearhead the activities of the Network in their respective countries, sell the image of the Network in their countries and organize activities such as workshops, seminars, conferences on Peacebuilding related matters for journalists and the public in their respective countries.
According to the journalists, the main motive for the formation of the network is because of the need to address the present condition of conflicts that is plaguing the West African region, the need to improve and enhance reporting on the conflict situation in West Africa and the need to improve the skills and techniques of the journalism profession on reporting conflict matters. Members of the newly set up organization all declared that they will unite together for the promotion of Peacebuilding in the West African region.
The network is composed of five executive members representing the Network and nine national executive members representing the different member countries. The executive members include the President of the Network, Jawneh Nfamara from the Gambia, Vice-President Zibilila Nadietou from Togo, Secretary General, Ama Achiaa Amankwah form Ghana, Asistant Secretary General Amadou Baa from Senegal and the Financial Secretary Abdou Karimou Maiga from Mali.
The National Coordinators include Ishmael Kindama Dumbuya from Sierra Leone, Dossa Jean-Claude from Benin, Sanyang Modou from the Gambia, Awudu Mahama from Ghana, Mendes Joao Umpa from Guinea Bissau, Maiga from Mali, Ezeoke Juliana from Nigeria, Baa from Senegal, and Zibilila from Togo.
Membership into WANJoP is open to all journalists working with a media organization in the sub-region and the status of honorary membership shall be open to opinion leaders, academicians and veteran journalists. The President of the Network shall spearhead the day to day smooth running of the Network while the National Coordinators will spearhead the activities of the Network in their respective countries, sell the image of the Network in their countries and organize activities such as workshops, seminars, conferences on Peacebuilding related matters for journalists and the public in their respective countries.
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