Chronique des droits humains: Le code de l'enfant. Et après?
Le Code de l'enfant. Et après? telle est la question que l'on est en droit de se poser lorsqu'on observe la joie affichée par les acteurs des droits humains après le vote de cet instrument depromotion et de protection des droits de l'enfant'enfant. Oui, après l'enthousisame, quelle perspective? au sujet de son importance, nul doute ne susbsite encore moins du vide qu'il vient combler. Mais, posons nous la question sans hésiter un seul instant : le vote du code parviendra t-il à faire disparaître des marchés ces enfants en âge d'aller à l'école que l'on voit au quotidien sillonner en haillons les allées de nos marchés? ces êtres innocents que l'on observe, impuissants, sur les collines de Dassa-Zoumé defiant sans repit la rigidité cailloux pour assurer à leurs familles la pitance quotidienne? Pourrra-t-on espérer conjuguer au passer le phénomène tant décrié de " Vidomegon" qui offre le spectacle de fillettes subissant dans nombre de foyers maltraitances et sevices de diverses sortes?
En tous cas, rien ne doit nous priver de notre espoir commune le voir le Code de l'enfant créer un environnement favorable à l'épanouissement de l'enfant béninois.
Ensemble, mettons les Droits de l'Homme au coeur du développement
dimanche 15 mars 2015
mardi 6 août 2013
Edition 2013 de la Journée internationale de la justice au Bénin
Amnesty mobilise pour une justice sans frontières
« Pas
d’endroit sûr pour les criminels ». C’est le thème qui a focalisé les
attentions le mercredi 17 juillet dernier à la salle de conférence de la Chaire
UNESCO des Droits de la Personne et de la Démocratie de l’Université
d’Abomey-Calavi (UAC). Et pour cause, à l’occasion de la célébration de
l’édition 2013 de la Journée internationale de justice, Amnesty International
Bénin (AIB) y organisait une conférence publique. A cette occasion, le
représentant du Directeur exécutif d’AI Béni, Epiphane Dossou s’est réjoui de
la forte mobilisation suscitée par cette initiative au sein de la communauté,
des journalistes, des acteurs de la Société civile. Il a aussi fait observer
qu’à travers cette initiative, Amnesty Internationale Bénin milite pour l'instauration
d'un système de justice universelle afin qu'il n'y ait plus d'endroit sûr pour
les responsables de crimes contre l'humanité, de crimes de guerres, de
génocides et d'autres atteintes aux droits humains. C’est fort de cette
ambition que, explique pour sa part la Coordonnatrice des campagnes de cette
organisation Josiane Martins, Amnesty Bénin a amorcé depuis 2010 une campagne intitulée
« Justice Internationale » et mis en place une coalition nationale pour
la promotion de la Cour pénale internationale (CPI). Cet engagement est salué
par le Titulaire de la Chaire Unesco des
droits de la personne humaine. Pour le Professeur Noël Gbaguidi en effet, cette
séance vient à point nommé pour contribuer à faire reculer les frontières de
l’impunité à travers le monde. Au cours de leurs exposés, les communicateurs se
sont évertués à édifier les participants sur les origines de la CPI ainsi que
sa mission en faveur d’un monde où les droits de la personne sont promus et
respectés. Au terme des échanges qui ont meublé cette séance, les participants
ont affiché leur satisfaction vis-à-vis de cette initiative qui a contribué au
renforcement de leurs capacités et poser les jalons pour un engagement plus
accru en faveur d’une justice sans frontières dans le monde.
dimanche 7 avril 2013
Me Reine Alapini Gansou, membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples: « Je suis très heureuse que le Bénin ait opté pour l’abolition définitive de la peine de mort »

Ancienne présidente de la Commission africaine des Droits de
l’Homme et des peuples (CADHP) où elle siège désormais en tant que Rapporteure
spéciale de la CADHP sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en
Afrique, l’avocate béninoise Me Reine Alapini-Gansou se prononce sur l’entrée
en vigueur du deuxième protocole facultatif visant à abolir la peine de mort au
Bénin. Elle y donne également son avis sur les difficultés que rencontre son
pays dans la mise place de sa commission Nationale des droits de l’Homme.
Que pensez-vous de l’entrée en vigueur au Bénin le 05 octobre
dernier du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international
relatifs aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort?
Je crois que cet évènement est une consécration de la lutte
séculaire que les acteurs de la Société civile ont toujours engagée contre la
peine de mort. Et vous savez qu’au niveau de la Commission africaine des Droits
de l’homme et des peuples où je suis depuis quelques années, le sujet était si
sensible à cerner que nous avons mis en place un groupe de travail sur
l’abolition de la peine de mort qui, il y a deux ou trois ans, a organisé un
séminaire de sensibilisation ici au Bénin des acteurs étatiques à l’abolition
de droit de la peine de mort parce que beaucoup de pays africains sont
considérés comme des pays abolitionnistes de fait. Et nous essayons de les
convaincre d’aller à l’abolition de droit. Donc, personnellement, j’étais assez
souvent touchée par rapport à la situation du Bénin et j’essayais de faire un clin
d’œil aux autorités compétentes sur ce sujet en leur disant que le fait même de
rester pays abolitionniste de fait est une manière de torturer ces personnes là
qui ont cette épée de Damoclès qui pend sur leur tête. Donc, dire d’une
personne humaine qu’elle est condamnée à mort et que celle-ci ne sache pas
quand est-ce que la sentence va tomber, ça pose de sérieux problèmes de torture
morale. Moi, je suis d’autant très heureuse que le Bénin fasse partie des pays
abolitionniste qui ont signé et ratifié ce protocole. Donc, j’adresserai mes
félicitations à nos autorités politiques qui ont pu enfin répondre à leur
engagement sur cette thématique-là. Je sais aussi que notre pays était dans le
processus de vote de la loi contre la peine de mort et j’en avais déjà informé
la CADHP et là je viens d’apprendre que la loi a été votée et qu’il ne reste
que les dernières formalités à remplir pour que tout puisse rentrer dans
l’ordre sur ce point. Là aussi, il faut féliciter le gouvernement et les cadres
qui ont travaillé sur cette thématique et qui ont pu convaincre nos autorités.
Parce que souvent, tout dépend des cadres qui travaillent, de ceux qui sont sur
les sujets. Si eux-mêmes ne sont pas convaincus en avance, ils ne peuvent pas
convaincre les autorités compétentes. J’adresse aussi mes félicitations à toute
l’équipe qui a travaillé sur cette thématique de même que les acteurs de la
Société civile. Je pense comme cela à mon cher doyen Gnonhoué Jean-Baptiste qui
s’est toujours battu pour l’abolition de la peine de mort.
Le Bénin sera soumis en ce mois à l’examen périodique
universel au siège du Conseil des Droits de l’Homme à Genève en Suisse. Quelles
sont vos attentes vis-à-vis de cet examen ?
Le Bénin s’est déjà livré une fois à cet exercice-là et le passera
encore cette année. Je crois que c’est un bon exercice parce que ça permet
d’abord à l’Etat partie d’évaluer à l’interne la situation des droits de
l’homme au niveau de toutes les thématiques prévues, non seulement dans la
Déclaration universelle, mais pour ce qui est aussi de l’Afrique, prévue dans
la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples mais surtout au terme
de la constitution de chaque pays. Donc, je crois que c’est une occasion pour
notre pays de revisiter un peu les droits garantis par la Constitution et les
instruments juridiques internationaux qu’il a ratifié et de voir quel est l’impact
de son engagement vis-à-vis de ces instruments-là, de voir aussi quels sont les
défis qu’il reste à relever. Parce que, comme moi je le dis toujours, les
droits de l’homme, c’est un défi permanent. Même en temps de paix relative, les
droits de l’homme ne sont pas toujours respectés comme cela se doit et les
Etats doivent avoir une attention particulière à la situation des droits de
l’homme dans les pays parce que tout commence de là et se termine par là. Quand
je vois par exemple ce qui s’est passé au niveau des pays de l’Afrique du nord
où nous sommes en train de parler en ce moment de printemps arabe, c’est qu’à
des moments donnés, l’Etat a failli, l’Etat n’a pas été visionnaire. Ce que je
souhaite pour notre pays, c’est que nos acteurs politiques soient des
visionnaires et qu’ils sachent raison garder et respectent surtout la
constitution. Lorsqu’ils ont pris des engagements, qu’ils puissent respecter
ces engagements-là et ne pas considérer le peuple comme un objet avec lequel on
peut jouer à tout moment.
Quel sentiment vous inspire les difficultés que rencontre
actuellement le Bénin pour réhabiliter sa Commission nationale des droits de
l’homme ?
Ça, franchement, vous me mettez quelque chose en travers de
la gorge parce que c’est un problème. Et puis à ce niveau, j’exprime toute ma
désolation surtout quand je vois les acteurs de cette commission qui se
débattent, se démêlent pour que vraiment, on puisse lever ce bouclier et
permettre à la Commission nationale des droits de l’homme du Bénin, de porter à
nouveau son blason. Parce qu’à un moment donné, la commission nationale des
droits de l’homme du Bénin était parmi les plus crédibles. Et dès l’instant où
on a parlé de cette obligation que les Etats ont à respecter les principes de
Paris et à faire en sorte que ces commissions nationales soient autonomes,
soient indépendantes et soient mises en place par une loi et considérées comme
une institution de contre-poids, les pays ont commencé par lâcher du lest. Et c’est ce qui se passe au niveau du Bénin. Je
pense que nos autorités doivent faire en sorte que vraiment le Bénin retrouve
sa place. La place du Bénin par rapport aux conditions des principes de Paris,
c’est d’être dans la catégorie A. Le Bénin n’est dans aucune catégorie en ce
moment par rapport à la Commission nationale des Droits de l’Homme. Et çà
vraiment, c’est un échec pour nous. J’en appelle à nos autorités locales. Je
pense ainsi au Ministère de la Justice et des droits de l’homme qui devrait
faire son travail. Je pense aussi à nos honorables députés qui devraient quand
même, même si le travail n’est pas fait au niveau du pouvoir exécutif, au
niveau de la Commission des lois, on peut proposer des choses pour que
vraiment, une loi soit adoptée pour la mise en place en bonne et due forme de
la Commission nationale des droits de l’homme.
Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA
Mobilisation de fonds et gestion des
financements: Le REDH-Bénin outille ses membres
Les membres
du Réseau d’éducation aux droits humains (Redh) au Bénin étaient en formation mercredi
dernier au siège d’Amnesty International Bénin (AIB). Il s’agissait pour la
vingtaine d’associations œuvrant pour l’éducation aux droits humains notamment,
Rifonga, Femme épanouie, Wildaf, Dpd-Fama, Esam…., de se trouver des
opportunités de financement de leurs différentes activités. A l’ouverture des
assises, Olivier Kiti, coordonateur national du Projet d’éducation
aux droits humains en Afrique (Pedha) au Bénin, a exprimé la joie du directeur exécutif d’Amnesty
international Bénin qui s’est dit très content de l’initiative. Une démarche
qui selon lui, dénote de ce que le Redh prend de plus en plus conscience qu’il
est autonome du projet Pedha et donc d’AIB. Selon lui,
le projet Edh ne peut pas demeure le seul partenaire technique et financier
d’un réseau aussi viable comme le Redh dans la mobilisation de ses ressources. Donc
lorsque nous avons été informés. On s’est dit de vous encourager à continuer
dans la même lancée. En appui technique donc à la formation, l’AIB a mis à la disposition
des participants, un document de base sur le sujet du séminaire. Une démarche
que Gisèle Agboton Amoussou, la présidente du Redh a salué en plus de la présence
massive des participants qui selon elle, tiennent à cœur l’évolution du réseau.
En réalité, le projet Edh est une initiative du secrétariat
international d’Amnesty international soutenu par le Fonds pour la gouvernance
et la transparence du ministère britannique du développement international. Il
est actuellement mis en œuvre dans 10 pays africains dont le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire,
le Ghana, le Kenya, le Mali, l’Ouganda, le Sénégal, la Sierra-Leone et le Togo.
mardi 30 novembre 2010
Lutte contre les violences faites aux femmes: Une cinquantaine de femmes d’Amnesty Bénin outillées
Le samedi 27 novembre 2010, une cinquantaine de membres du Réseau femmes d’Amnesty International Bénin a pris part à un atelier de formation. La séance de renforcement des capacités formation qui s’est déroulée au Chant d’Oiseau de Cotonou s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’édition 2010 de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
A l’instar des années antérieures, la section béninoise d’Amnesty international n’est pas en marge de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Ainsi, dans le cadre des 16 jours d’activisme qu’elle a initié depuis plusieurs années, ce mouvement de défense des droits humains a opté pour le renforcement des capacités de ses femmes sur le thème « Lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et de la reproduction ». A la suite de la Coordonnatrice du Réseau des femmes d’Amnesty Bénin, Mme Aïchatou Ponou qui a mis en relief les actions de son creuset, la directrice d’Amnesty international Bénin, Mme Morèle Déhy s’est réjouie de la forte mobilisation observée au sein des participantes venues de Cotonou, Porto-novo, Bohicon, Djougou, Lokossa, Sakété, Bassila, Abomey-Calavi, Natititngou…qui témoigne, à son avis, de leur intérêt à la question de la promotion des droits de la femme. Car, selon ses propos, malgré l’existence de dispositifs juridiques faisant état de l’égalité entre les sexes au Bénin, la gente féminine continue de subir des violences liées au genre alors que selon elle, « le monde ne vaut rien sans les femmes ». C’est pourquoi, après avoir plaidé pour des efforts plus soutenus de la part des autorités béninoises, Morèle Déhy a invité les participantes à cette session de formation à s’investir dans leurs localités et leur milieu professionnel afin que « l’égalité entre les sexes ne demeure pas seulement un idéal mais devienne une réalité au Bénin ».
Dans ses mots d’ouverture des travaux, le représentant du président d’Amnesty international Bénin, Dominique Aplogan a expliqué que cette formation vise à renforcer les capacités des participantes en vue de leur contribution à une prise de conscience collective sur la nécessité d’éradiquer les violences faites aux femmes au Bénin. Aussi, a-t-il exhorté les bénéficiaires de la formation à faire de cette séance un tremplin pour devenir des lanternes dans leurs milieux respectifs en vue de contribuer efficacement au combat d’Amnesty international contre les violences liées au genre.
Notons qu’au cours de cette formation, la cinquantaine de femmes a été édifiée par des communications portant sur des thèmes tels que « Amnesty international et la lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et génésiques » et « Etat des lieux de la santé de la reproduction au Bénin ».
A l’instar des années antérieures, la section béninoise d’Amnesty international n’est pas en marge de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Ainsi, dans le cadre des 16 jours d’activisme qu’elle a initié depuis plusieurs années, ce mouvement de défense des droits humains a opté pour le renforcement des capacités de ses femmes sur le thème « Lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et de la reproduction ». A la suite de la Coordonnatrice du Réseau des femmes d’Amnesty Bénin, Mme Aïchatou Ponou qui a mis en relief les actions de son creuset, la directrice d’Amnesty international Bénin, Mme Morèle Déhy s’est réjouie de la forte mobilisation observée au sein des participantes venues de Cotonou, Porto-novo, Bohicon, Djougou, Lokossa, Sakété, Bassila, Abomey-Calavi, Natititngou…qui témoigne, à son avis, de leur intérêt à la question de la promotion des droits de la femme. Car, selon ses propos, malgré l’existence de dispositifs juridiques faisant état de l’égalité entre les sexes au Bénin, la gente féminine continue de subir des violences liées au genre alors que selon elle, « le monde ne vaut rien sans les femmes ». C’est pourquoi, après avoir plaidé pour des efforts plus soutenus de la part des autorités béninoises, Morèle Déhy a invité les participantes à cette session de formation à s’investir dans leurs localités et leur milieu professionnel afin que « l’égalité entre les sexes ne demeure pas seulement un idéal mais devienne une réalité au Bénin ».
Dans ses mots d’ouverture des travaux, le représentant du président d’Amnesty international Bénin, Dominique Aplogan a expliqué que cette formation vise à renforcer les capacités des participantes en vue de leur contribution à une prise de conscience collective sur la nécessité d’éradiquer les violences faites aux femmes au Bénin. Aussi, a-t-il exhorté les bénéficiaires de la formation à faire de cette séance un tremplin pour devenir des lanternes dans leurs milieux respectifs en vue de contribuer efficacement au combat d’Amnesty international contre les violences liées au genre.
Notons qu’au cours de cette formation, la cinquantaine de femmes a été édifiée par des communications portant sur des thèmes tels que « Amnesty international et la lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et génésiques » et « Etat des lieux de la santé de la reproduction au Bénin ».
mercredi 17 novembre 2010
Roland Lumumba, fils du leader nationaliste congolais Patrice Emery Lumumba: « Mon père aurait aimé que nous soyons beaucoup mieux après 50 ans »
Quelle est votre impression sur le symposium sur les cinquantenaires des indépendances organisé ici à Cotonou ?
Roland Lumumba: J’estime que ce genre de symposium sont très importants surtout en ce moment là. Parce que beaucoup de nos pays qui ont fêté les cinquante (50) ans, c’était plus de festivités. Et je crois qu’après cinquante ans, ça doit être la réflexion des cinquante ans passés mais surtout des cinquante ans à venir. Comment on va les aborder, comment on va résoudre tous les problèmes qu’on n’a pas résolus pendant les cinquante ans passés.
Avez-vous l’impression aujourd’hui qu’après cinquante ans, le combat mené par votre père, Patrice Emery Lumumba est en train de porter ses fruits ?
J’estime que le combat porte ses fruits, il y a beaucoup de lettrés sur le continent, il y a certains points positifs. Mais si l’on fait le bilan global, il aurait aimé qu’on soit beaucoup mieux que ça surtout cinquante ans après. Son combat, c’était un combat pour le bien-être de la jeunesse, un combat pour l’emploi, l’éducation, la santé au niveau continental. Mais, il faut qu’on fasse l’effort nécessaire et aller dans le sens de l’union. Je vois certaines velléités, des aspects très individualistes sur des aspects très artificiels, mais aujourd’hui il est temps dans le sens que les Kwame Nkrumah, Nasser, Patrice Lumumba voulaient qui était l’union du continent.
Qu’est-ce que ça fait pour vous d’être le fils d’un Héros africain tel que Patrice Lumumba ?
J’ai toujours eu un sentiment de fierté d’être le fils d’une légende, c’est une chance mais c’est beaucoup de responsabilités. On n’a pas grandi avec les mêmes facilités que « monsieur tout le monde » mais j’essaie de faire l’effort d’être digne de porter son nom.
Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA
lundi 15 novembre 2010
Défense et promotion des Droits humains: Le Bénin désormais doté de son Réseau Equitas
Depuis le samedi 30 octobre, le Bénin s’est enrichi d’une nouelle organisation de défense et de promotion des Droits de la personne humaine. En effet, à la faveur de son assemblée générale constitutive tenue à Cotonou, le réseau des éducateurs aux droits humains Equitas vient d’être porté sur les fonts baptismaux par d’anciens participants au Programme International de Formation aux Droits Humains(PIFDH). Ainsi, après plusieurs pays francophones, anglophones et lusophones, le Bénin se dote à son tour de sa section nationale d’Equitas pour contribuer à la promotion, à l’éducation et à la défense des Droits de la personne humaine au Bénin. Elu coordonnateur de ce creuset à l’issue de l’assemblée générale constitutive, Parfait Hankan estime que son organisation s’assigne entre autres missions « de contribuer à l’édification d’une culture des droits humains dans le monde et l’instauration de l’État de droit en Afrique francophone en général et en particulier au Bénin en offrant des programmes de formation, de recherche et de plaidoyer, au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les pays et les régions où ils sont les plus menacés… ». Ainsi, selon lui, son équipe s’attèlera à la noble mission d'éducatrices et d'éducateurs aux Droits humains en vue de faire du Bénin l’Etat de droit auquel aspire ses fils et filles.
Notons que Equitas est un Centre international d'éducation aux Droits humains basé à Montréal au Canada et doté de plusieurs antennes à travers le monde dont la mission et de contribuer à promouvoir et défendre les droits humains.
Bureau élu du Réseau Equitas Bénin
1. Coordonnateur national : Parfait Hankan
2. Rapporteur : Rigobert Akognon
3. Trésorier : Salomon Ayéna Ogouma
4. Responsable charge des études, de la formation et des recherches : Damien Zinsou Seglonou
5. Chargée de plaidoyer, de la mobilisation et de la médiation : Mme Blandine Yaya Sintondji
mercredi 10 novembre 2010
Analyse et transformation des causes de conflitspériode électorale au Bénin: Wanep-Bénin outille ses points focaux
Cotonou a servi de cadre, les lundi 08 et mardi 09 novembre 2010 à un atelier de formation sur l’analyse et la transformation des causes de conflits. Organisée par le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep), cette session de deux jours vise à favoriser une meilleure implication de cette organisation dans la prévention des conflits.
Amorcé depuis le mois de septembre, le « Projet de renforcement du réseau et promotion de l’alerte précoce et des réponses rapides au Bénin, (BeWarn) » initié par le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin) avec l’appui de la Coopération américaine, Usaid suit son cours. Ainsi, après les ateliers de formation organisés respectivement le 08 et du 21 au 22 octobre derniers, la vingtaine de points focaux identifiés par cette organisation sur toute l’étendue du territoire national, sont à nouveau outillés pour contribuer à une alerte précoce des conflits au Bénin à l’occasion de la période électorale. Dans son mot de bienvenu à l’occasion de l’ouverture des travaux, le Coordonnateur national de Wanep-Bénin, Julien Oussou a rappelé que « le projet de renforcement du réseau et promotion de l’alerte précoce et des réponses rapides au Bénin (BeWARN) est initié par WANEP-Bénin et financé par l’USAID dans le cadre du Early Warning and Response Design Support Peace Fund ».
Ainsi, expliquera t-il, « durant une période de sept (07) mois allant de septembre 2010 à mars 2011, le projet BeWarn part d’un renforcement de capacités de 25 moniteurs pour asseoir un exercice de suivi de la situation de paix au Bénin par l’analyse et le transformation des causes de conflits, pour la formulation d’alerte et l’accompagnement pour la réponse au niveau communautaire. Et la période électorale actuelle constitue sa phase pilote ». pour sa part, le représentant du Président du conseil d’administration (Pca) de Wanep-Bénin, Constant Gnacadja fera observer que cet atelier vise à « renforcer les capacités en analyse et transformation des causes de conflit des points focaux du projet BeWarn ainsi que la prise en compte de l’analyse des causes de conflit dans la collecte et le traitement des données d’alerte ». Aussi, invitera t-il les 25 points focaux BeWarn participants à la formation à intégrer « l’analyse des causes de conflits dans la matrice de collecte des données d’alerte ». Notons que cette session de formation de deux jours qui doit rendre les points focaux Bewarn de Wanep-Bénin opérationnels dans les onze (11) départements dont ils sont issus, a été enrichie par plusieurs communications dont « Les crises en périodes électorales depuis 1990 au Bénin : quelles leçons et quelles actions pour 2011 ? », « La théorie générale et la dynamique des conflits », « Les outils d’analyse de conflits et leur application » et « A bâtons rompus : Repères, acteurs et utilités de l’alerte et de la réponse en période électorale ».
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mardi 26 octobre 2010
Semaine mondiale de visite des postes de police et de gendarmerie: La Société civile béninoise au contact de 20 postes de police et de gendarmerie
L’édition 2010 de la semaine mondiale de visite de postes de police et de gendarmerie n’est pas passée inaperçue au Bénin. A l’initiative du Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin), vingt (20) gendarmerie et police ont reçu des délégations de la société civile béninoise.
Destinée à favoriser des reformes en matière de sécurité notamment dans les pays en voie de développement, la semaine de visite des postes de police et de gendarmerie est une initiative internationale de la Société civile à laquelle prennent part neuf (09) pays africains dont le Ghana, le Malawi, le Cameroun, le Botswana, le Liberia, la Sierra Leone, le Nigeria, l’Ouganda et le Kenya. Ainsi, après l’édition 2007 à laquelle il avait pris part, le Bénin a une nouvelle fois sacrifié à cette manifestation à travers le déploiement de nombreuses délégations de la Société civile dans une vingtaine de postes de police et de gendarmerie sur l’étendue du territoire national. Il en est ainsi par exemple des gendarmeries d’Agblangandan, Godomey, Agla, Abomey-Calavi, Avotrou…et des commissariats de police de Xwlacodji, Kpondéhou, Dantokpa, Gbèdjromèdé, Fifadji…
Cette descente dans les postes de police du Bénin vise, selon les responsables de la Fondation Cleen, principal soutien financier de Wanep-Bénin dans la réalisation de cette enquête, à évaluer la qualité des services offerts aux usagers, les conditions de travail des agents chargés de la sécurité publique, les conditions de détention des prisonniers, la transparence et la responsabilité…en vue de reconnaître et récompenser les meilleures pratiques au sein des postes de police et de gendarmerie dans le monde. Par ailleurs, explique la directrice adjointe de Cleen Foundation, Mme Kèmi…, « les pratiques observées lors de la visite des postes de police et de gendarmerie peuvent être prises en compte par les autorités en charge de la sécurité pour favoriser des reformes au Bénin ».
Pour sa part, le Coordonnateur chargé de l’alerte précoce et de la prévention des conflits de la zone 4 de la Cedeao à Wanep-Bénin, Constant Gnacadja estime qu’à travers cette activité prévue pour se tenir du 22 au 28 octobre prochain à travers le monde, les autorités béninoises peuvent poser les jalons pour une reforme qualitative du système de sécurité susceptibles de contribuer au développement du pays.
Notons que lors de la 1ère édition de la visite des postes de police et de gendarmerie au Bénin en 2007, le commissariat spécial de Dantokpa avait été primé pour ses bonnes pratiques ; toute chose qui lui avait alors valu de recevoir d’importants lots d’équipements pour des performances plus encore grandes.
Destinée à favoriser des reformes en matière de sécurité notamment dans les pays en voie de développement, la semaine de visite des postes de police et de gendarmerie est une initiative internationale de la Société civile à laquelle prennent part neuf (09) pays africains dont le Ghana, le Malawi, le Cameroun, le Botswana, le Liberia, la Sierra Leone, le Nigeria, l’Ouganda et le Kenya. Ainsi, après l’édition 2007 à laquelle il avait pris part, le Bénin a une nouvelle fois sacrifié à cette manifestation à travers le déploiement de nombreuses délégations de la Société civile dans une vingtaine de postes de police et de gendarmerie sur l’étendue du territoire national. Il en est ainsi par exemple des gendarmeries d’Agblangandan, Godomey, Agla, Abomey-Calavi, Avotrou…et des commissariats de police de Xwlacodji, Kpondéhou, Dantokpa, Gbèdjromèdé, Fifadji…
Cette descente dans les postes de police du Bénin vise, selon les responsables de la Fondation Cleen, principal soutien financier de Wanep-Bénin dans la réalisation de cette enquête, à évaluer la qualité des services offerts aux usagers, les conditions de travail des agents chargés de la sécurité publique, les conditions de détention des prisonniers, la transparence et la responsabilité…en vue de reconnaître et récompenser les meilleures pratiques au sein des postes de police et de gendarmerie dans le monde. Par ailleurs, explique la directrice adjointe de Cleen Foundation, Mme Kèmi…, « les pratiques observées lors de la visite des postes de police et de gendarmerie peuvent être prises en compte par les autorités en charge de la sécurité pour favoriser des reformes au Bénin ».
Pour sa part, le Coordonnateur chargé de l’alerte précoce et de la prévention des conflits de la zone 4 de la Cedeao à Wanep-Bénin, Constant Gnacadja estime qu’à travers cette activité prévue pour se tenir du 22 au 28 octobre prochain à travers le monde, les autorités béninoises peuvent poser les jalons pour une reforme qualitative du système de sécurité susceptibles de contribuer au développement du pays.
Notons que lors de la 1ère édition de la visite des postes de police et de gendarmerie au Bénin en 2007, le commissariat spécial de Dantokpa avait été primé pour ses bonnes pratiques ; toute chose qui lui avait alors valu de recevoir d’importants lots d’équipements pour des performances plus encore grandes.
samedi 23 octobre 2010
Formation en alphabétisation des couches défavorisées du Bénin: L’Ong italienne Ricierca E Cooperazione affranchit 76 femmes de l’ignorance
Le centre du Projet « Protection et insertion sociale des filles Vinonmègon » sis au quartier Aïbatin de Cotonou a servi de cadre, le mercredi 20 octobre dernier, à une cérémonie de remise d’attestation aux bénéficiaires de la campagne d’alphabétisation de 2010. Plusieurs personnalités et invités ont rehaussé de leur présence cette cérémonie.
Faciliter aux filles en situation difficile l’accès au marché du travail pour leur permettre d’avoir une vie digne et autonome. C’est la noble tâche à laquelle s’attèle depuis son démarrage en octobre 2007 le projet «Protection et insertion sociale des filles Vinonmègon » promu par l’Organisation italienne Ricierca et Cooperazione en collaboration avec plusieurs partenaires béninois en l’occurrence Grapad, Acfb et Adpa et l’appui financier de la Coopération italienne. C’est dans ce cadre que seize (16) filles et soixante (60) femmes adhérentes de l’Association des caisses de financement à la base (Acfb) viennent de bénéficier, au terme e six (06) mois de formation de leur attestation en alphabétisation initiale en langue nationale fon et français ainsi que de post alphabétisation en langue nationale fon et français fondamental.
Dans ses mots de bienvenue à l’occasion de cette cérémonie consacrant la fin de la formation pour l’année 2010, la Responsable du Projet, Mme Danila Francesconi a expliqué que le projet offre aux filles en situation difficile « des activités d’alphabétisation, de formation professionnelle et d’information sur les thèmes de la santé de la reproduction ». Aussi, rappelant que la demande demeure croissante en alphabétisation des femmes au Bénin, Mme Danila Francesconi a-t-elle félicité les heureux récipiendaires pour leur abnégation durant les six (06) mois qu’a duré leur apprentissage.
A l’instar du Chef quartier d’Aïbatin 2, représentant à l’occasion le président du Comité de pilotage du projet et de la présidente de l’Association des femmes alphabétiseuses (Afa-Bénin) qui ont loué la persévérance et l’esprit de sacrifice des 76 bénéficiaires et de leurs formatrices avant de plaider pour la valorisation de leurs parchemins, le porte-parole des récipiendaires, Micheline Hounga a estimé que « c’est un jour de grande joie », d’autant plus qu’à travers la formation gratuitement offerte par Ricierca E Cooperazione, les bénéficiaires s’affranchissent de l’ignorance pour savoir désormais lire et écrire dans leur langue nationale.
Représentant à l’occasion le ministre en charge de l’alphabétisation, le directeur national adjoint de l’alphabétisation se réjouit de cette initiative de grande portée du Projet « Protection et insertion sociale des filles vinonmegon » qui témoigne, selon lui, de la bonne santé des relations entre le Bénin et l’Italie. Jules Dossou félicite d’autant plus Mme Danila Francesconi et son équipe dévouées à la cause du bien-être des couches vulnérables du Bénin que «la langue est l’un des plus importants outils de développement d’un pays». Aussi, invite t-il les récipiendaires à la capitalisation des acquis de cette formation pour une meilleure intégration socio-professionnelle dans la société béninoise.
Faciliter aux filles en situation difficile l’accès au marché du travail pour leur permettre d’avoir une vie digne et autonome. C’est la noble tâche à laquelle s’attèle depuis son démarrage en octobre 2007 le projet «Protection et insertion sociale des filles Vinonmègon » promu par l’Organisation italienne Ricierca et Cooperazione en collaboration avec plusieurs partenaires béninois en l’occurrence Grapad, Acfb et Adpa et l’appui financier de la Coopération italienne. C’est dans ce cadre que seize (16) filles et soixante (60) femmes adhérentes de l’Association des caisses de financement à la base (Acfb) viennent de bénéficier, au terme e six (06) mois de formation de leur attestation en alphabétisation initiale en langue nationale fon et français ainsi que de post alphabétisation en langue nationale fon et français fondamental.
Dans ses mots de bienvenue à l’occasion de cette cérémonie consacrant la fin de la formation pour l’année 2010, la Responsable du Projet, Mme Danila Francesconi a expliqué que le projet offre aux filles en situation difficile « des activités d’alphabétisation, de formation professionnelle et d’information sur les thèmes de la santé de la reproduction ». Aussi, rappelant que la demande demeure croissante en alphabétisation des femmes au Bénin, Mme Danila Francesconi a-t-elle félicité les heureux récipiendaires pour leur abnégation durant les six (06) mois qu’a duré leur apprentissage.
A l’instar du Chef quartier d’Aïbatin 2, représentant à l’occasion le président du Comité de pilotage du projet et de la présidente de l’Association des femmes alphabétiseuses (Afa-Bénin) qui ont loué la persévérance et l’esprit de sacrifice des 76 bénéficiaires et de leurs formatrices avant de plaider pour la valorisation de leurs parchemins, le porte-parole des récipiendaires, Micheline Hounga a estimé que « c’est un jour de grande joie », d’autant plus qu’à travers la formation gratuitement offerte par Ricierca E Cooperazione, les bénéficiaires s’affranchissent de l’ignorance pour savoir désormais lire et écrire dans leur langue nationale.
Représentant à l’occasion le ministre en charge de l’alphabétisation, le directeur national adjoint de l’alphabétisation se réjouit de cette initiative de grande portée du Projet « Protection et insertion sociale des filles vinonmegon » qui témoigne, selon lui, de la bonne santé des relations entre le Bénin et l’Italie. Jules Dossou félicite d’autant plus Mme Danila Francesconi et son équipe dévouées à la cause du bien-être des couches vulnérables du Bénin que «la langue est l’un des plus importants outils de développement d’un pays». Aussi, invite t-il les récipiendaires à la capitalisation des acquis de cette formation pour une meilleure intégration socio-professionnelle dans la société béninoise.
mardi 19 octobre 2010
Célébration de la Journée mondiale du refus de la misère 2010: Amnesty Bénin expose les visages de la misère au Bénin
Le Centre culturel français (Ccf) de Cotonou a servi de cadre hier, mardi 19 octobre 2010, à une exposition intitulé « Les visages de la pauvreté au Bénin ». Initiative d’Amnesty Internationale Bénin, elle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du refus de la misère 2010.
Vaincre la pauvreté n’est pas un acte de charité mais un acte de justice. C’est fort de cette conviction que qu’Amnesty International Bénin (Aib) a décidé à l’occasion de l’édition 2010 de la Journée mondiale du refus de la misère, de mettre en relief quelques visages de la pauvreté au Bénin. Ainsi, la directrice de section, Mme Morèle Déhy a expliqué que cette exposition d’une vingtaine de photos montrant sous divers angles la misère dans laquelle vit une frange importante de la population béninoise, s’inscrit dans le cadre de la campagne 2010 d’Amnesty International « Exigeons la dignité » qui vise à œuvrer pour le respect effectif des droits économiques, sociaux et culturels des populations les plus démunies. Selon Morèle Déhy, « Amnesty International considère la pauvreté comme une pure violation des Droits de humains ». C’est pourquoi, il importe selon elle, d’agir pour « exiger que les droits des populations pauvres soient respectés et protégés ». Dans cette perspective, Mme Déhy invite les dirigeants à placer les Droits de l’homme au cœur de leurs actions de lutte contre la pauvreté car, dira-t-elle, « plus de droits humains est égale à moins de pauvreté ». Ces propos sont soutenus par le Coordonnateur de la campagne « Exigeons la dignité » d’Amnesty international, Epiphane Dossou qui explique qu’à travers cette séance d’exposition de photos prévue pour se poursuivre jusqu’au 25 octobre prochain, la section béninoise d’Amnesty Internationale vise à sensibiliser les populations sur leurs droits fondamentaux à l’éducation, à l’alimentation, au travail, à la santé…en vue de leur meilleure revendication effective auprès des pouvoirs publics. Cette initiative est saluée par le président de la Plate forme Droits économiques, sociaux et culturels du Bénin. Rappelant à l’occasion que le Bénin est signataire de la convention relative aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, il invite le gouvernement à œuvrer pour l’élimination effective de la misère au Bénin d’autant plus que selon lui, « vaincre la pauvreté est une question de dignité ».
Notons que la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté ou Journée mondiale du refus de la misère, née de l'appel du Père Joseph Wresinski le 17 octobre 1987 à Paris et proclamée le 22 décembre 1992 par l'Assemblée générale des Nations Unies est commémorée chaque 17 octobre à travers le monde.
Vaincre la pauvreté n’est pas un acte de charité mais un acte de justice. C’est fort de cette conviction que qu’Amnesty International Bénin (Aib) a décidé à l’occasion de l’édition 2010 de la Journée mondiale du refus de la misère, de mettre en relief quelques visages de la pauvreté au Bénin. Ainsi, la directrice de section, Mme Morèle Déhy a expliqué que cette exposition d’une vingtaine de photos montrant sous divers angles la misère dans laquelle vit une frange importante de la population béninoise, s’inscrit dans le cadre de la campagne 2010 d’Amnesty International « Exigeons la dignité » qui vise à œuvrer pour le respect effectif des droits économiques, sociaux et culturels des populations les plus démunies. Selon Morèle Déhy, « Amnesty International considère la pauvreté comme une pure violation des Droits de humains ». C’est pourquoi, il importe selon elle, d’agir pour « exiger que les droits des populations pauvres soient respectés et protégés ». Dans cette perspective, Mme Déhy invite les dirigeants à placer les Droits de l’homme au cœur de leurs actions de lutte contre la pauvreté car, dira-t-elle, « plus de droits humains est égale à moins de pauvreté ». Ces propos sont soutenus par le Coordonnateur de la campagne « Exigeons la dignité » d’Amnesty international, Epiphane Dossou qui explique qu’à travers cette séance d’exposition de photos prévue pour se poursuivre jusqu’au 25 octobre prochain, la section béninoise d’Amnesty Internationale vise à sensibiliser les populations sur leurs droits fondamentaux à l’éducation, à l’alimentation, au travail, à la santé…en vue de leur meilleure revendication effective auprès des pouvoirs publics. Cette initiative est saluée par le président de la Plate forme Droits économiques, sociaux et culturels du Bénin. Rappelant à l’occasion que le Bénin est signataire de la convention relative aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, il invite le gouvernement à œuvrer pour l’élimination effective de la misère au Bénin d’autant plus que selon lui, « vaincre la pauvreté est une question de dignité ».
Notons que la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté ou Journée mondiale du refus de la misère, née de l'appel du Père Joseph Wresinski le 17 octobre 1987 à Paris et proclamée le 22 décembre 1992 par l'Assemblée générale des Nations Unies est commémorée chaque 17 octobre à travers le monde.
Wanjop-Benin et Youth for human rights, un partenariat pour les Droits de l'Homme
West African Network of Journalists de Peacebuilding (Wanjop) Bénin est en partenariat avec l'organisation américaine de promotion des droits humains au sein de la jeunesse, Youth for human rights. Ce partenariat s'est déjà concrétisé par un don de films et d'ouvrages sur les Droits humains qui ont permis à la section béninoise de WANJOP-Bénin d'organiser des projections de films au profit de la couche juvénile du Bénin.
La Coordination nationale de WANJOP se félicite de l'engagement de Youth for Human rights à ses côtés pour faire des Droits de l'homme une réalité au Bénin.
La Coordination nationale de WANJOP se félicite de l'engagement de Youth for Human rights à ses côtés pour faire des Droits de l'homme une réalité au Bénin.
mercredi 13 octobre 2010
Interdiction de manifester au Bénin: Le gouvernement met la bâillonnette aux trousses des manifestants
Cotonou, la capitale économique du Bénin était en ébullition le mardi 12 octobre 2010. Et pour cause, de nombreuses associations de défense des Droits de l’homme et des syndicats se sont heurtées dans leur volonté de braver l’interdiction de marcher décrétée par le gouvernement sur toute l’étendue du territoire national. Pour l’Organisation de défense des Droits de l’homme et des peuples (Odhp) de Gustave Anato, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) de Pascal Todjinou, la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) s’opposent à la décision des autorités relative à l’interdiction de toutes manifestations suite à la disparition du cadre du Ministère des finances, Pierre Urbain Dangnivo.
Ainsi, dès les premières heures de la matinée de ce mardi, un déferlement de policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers munis de matraques, de char d’assaut, d’engins anti-émeute…a pris d’assaut la Bourse du travail pour empêcher tout attroupement conformément aux prévisions des manifestants.
Somme toute la mobilisation spectaculaire des forces de l’ordre à la Bourse du travail fait poindre à l’horizon de sérieuses menaces sur la paix civile et renforce le clivage entre le gouvernement et le corps social.
Ainsi, dès les premières heures de la matinée de ce mardi, un déferlement de policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers munis de matraques, de char d’assaut, d’engins anti-émeute…a pris d’assaut la Bourse du travail pour empêcher tout attroupement conformément aux prévisions des manifestants.
Somme toute la mobilisation spectaculaire des forces de l’ordre à la Bourse du travail fait poindre à l’horizon de sérieuses menaces sur la paix civile et renforce le clivage entre le gouvernement et le corps social.
dimanche 10 octobre 2010
Contribution des journalistes à la paix en Afrique de l’Ouest: Le formateur de Inwent, Wolfram Zunzer Félicite Wanjop-Bénin
En effet, au terme de la séance de travail, la délégation de Wanjop-Bénin conduite par le Coordonnateur national du West African Network of Journalists for Peacebuilding (Wanjop-Bénin), Jean-Calude Dossa s’est réjouie de voir M. Zunzer dans la délégation du KAIPTC avant de lui présenter les différentes actions que mène ce réseau de journalistes engagé pour la promotion et la préservation de la paix en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Bénin au nombre desquels des plaidoyers, des activités de sensibilisation dans les écoles et universités, des conférences, des ateliers de formation...Dans ses propos, Jean-Claude Dossa s’est dit honoré de retrouver son formateur et sa joie de témoigner de sa contribution à la mise en place de WANJOP en mai 2009 à Accra à la faveur d’une formation initiée par Inwent en faveur d’une quinzaine de journalistes ouest-africains. Il a aussi sollicité l’appui de Wolfram Zunzer pour faire de Wanjop-Bénin un véritable instrument de promotion de la paix au Bénin.
Pour sa part, le formateur Wolfram Zunzer s’est dit heureux de l’initiative et de ses actions en faveur de la paix au Bénin. Il a, à l’occasion, pris l’engagement de ne pas marchander son appui à la coordination nationale dirigée par Jean-Claude Dossa afin que la paix soit la chose la mieux partagée au Bénin.
Somme toute, ces échanges avec Wolfram Zunzer ont galvaniser les membres de Wanjop-Bénin qui se sont résolus à œuvrer davantage, conformément au vœu des formateurs Wolfram Zunzer et sabine Hammer en mai 2009 à Accra, pour contribuer plus efficacement à la consolidation de la paix au Bénin, pays de 8 millions d’habitants considéré comme l’un des plus démocratiques en Afrique.
Notons que depuis sa création en mai 2009, Wanjop œuvre au Bénin, Mali, Gambie, Sénégal, Togo, Ghana, Sierra-Léone, Nigeria, Guinée-Bissau…pour la paix.
mardi 21 septembre 2010
Message de WANJOP Afrique de l'Ouest à l'opccasion de la célébration de la Journée internationale de la paix 2010
Tuesday 21th September 2010
Message on International Day of Peace
The International Day of Peace, observed each year on September 21, is a global call for ceasefire and non-violence. This year, the theme is Youth for Peace and Development.
This year’s observance focuses on youth and development, thus challenging youth to also do their part towards the advancement of global peace. To this end, I also challenge media practitioners, especially young people in the media, to embrace the culture of peace. This International Day comes with a challenge for young people everywhere: to work hard to build peace.
I believe the media has the capacity to play a leading role in conceptualizing the ideology of world free of wars. There is no doubt that peace is the only way to economic, social and cultural progress and the development of human character.
Once more, I admonish all and sundry, particularly those in the media, to promote international peace and security, and to take effective collective measures for prevention and removal of threats to peace. May I use this unique day to encourage all journalists in the sub-region to build interest in “peace journalism” in which reporters draw on their insights of conflict assessment and resolution to try to better explain the interests of each side and the conflict dynamics.
Media being the watchdog of the society should be avowedly alive to the need of sensitizing the members of the society to the cherished human values of service and sacrifice for betterment of the society.
The efforts of organizations and individuals in encouraging deliberations on the role for values in bringing about peace and development in the world is worthy of appreciation.
We need you - those in the media - to play a part in helping to attain a continent free of conflict. On 21st September 2010, Peace Day, all Africans should unite for a day of non-violence, to show that peace is possible. In so doing, I challenge the African media to play a leading role.
Peace is a state of harmony, freedom from war or violence depicted by respect, justice, goodwill and friendship. Peace enables development, which is critical in providing opportunities for young people, particularly those in countries emerging from conflict.
I therefore urge all media practitioners and groups in West Africa and the world at large to use the Day of Peace to engage in activities that contribute to ceasefires, end conflict, bridge cultural divides and create tolerance.
The ability to make informed decisions strengthens societies and fosters economic growth, democratic structures and the positive outlook on the future. For this very reason, the United Nations Millennium Declaration stresses the need “to ensure the freedom of the media to perform their essential role and the right of the public to have access to information”.
One should not forget that journalism can play a role in escalating conflicts, which also demonstrates the potential for positive purposes. The media have the power to defuse tensions before they even reach a critical point and keep a critical eye on government, opposition and society. By supplying credible information and reaching a large audience, the media help in managing conflicts and promote democratic principles.
The International Day of Peace was established in 1981 by resolution 36/67 of the United Nations General Assembly to coincide with its opening session, which was held annually on the third Tuesday of September. The first Peace Day was observed in September 1982. In 2001, the General Assembly by unanimous vote adopted resolution 55/282, which established 21 September as an annual day of non-violence and cease-fire. The UN invites all nations and people to honour a cessation of hostilities during the Day, and to otherwise commemorate the Day through education and public awareness on issues related to peace.
WANJOP is therefore pleased to be associated with this day.
Finally, since it is generally accepted that there cannot be any sustainable development without peace, I therefore challenge you all to give peace a chance!
I wish you all a happy celebration.
Mr.Nfamara Jawneh
Regional President
West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJOP)
Message on International Day of Peace
The International Day of Peace, observed each year on September 21, is a global call for ceasefire and non-violence. This year, the theme is Youth for Peace and Development.
This year’s observance focuses on youth and development, thus challenging youth to also do their part towards the advancement of global peace. To this end, I also challenge media practitioners, especially young people in the media, to embrace the culture of peace. This International Day comes with a challenge for young people everywhere: to work hard to build peace.
I believe the media has the capacity to play a leading role in conceptualizing the ideology of world free of wars. There is no doubt that peace is the only way to economic, social and cultural progress and the development of human character.
Once more, I admonish all and sundry, particularly those in the media, to promote international peace and security, and to take effective collective measures for prevention and removal of threats to peace. May I use this unique day to encourage all journalists in the sub-region to build interest in “peace journalism” in which reporters draw on their insights of conflict assessment and resolution to try to better explain the interests of each side and the conflict dynamics.
Media being the watchdog of the society should be avowedly alive to the need of sensitizing the members of the society to the cherished human values of service and sacrifice for betterment of the society.
The efforts of organizations and individuals in encouraging deliberations on the role for values in bringing about peace and development in the world is worthy of appreciation.
We need you - those in the media - to play a part in helping to attain a continent free of conflict. On 21st September 2010, Peace Day, all Africans should unite for a day of non-violence, to show that peace is possible. In so doing, I challenge the African media to play a leading role.
Peace is a state of harmony, freedom from war or violence depicted by respect, justice, goodwill and friendship. Peace enables development, which is critical in providing opportunities for young people, particularly those in countries emerging from conflict.
I therefore urge all media practitioners and groups in West Africa and the world at large to use the Day of Peace to engage in activities that contribute to ceasefires, end conflict, bridge cultural divides and create tolerance.
The ability to make informed decisions strengthens societies and fosters economic growth, democratic structures and the positive outlook on the future. For this very reason, the United Nations Millennium Declaration stresses the need “to ensure the freedom of the media to perform their essential role and the right of the public to have access to information”.
One should not forget that journalism can play a role in escalating conflicts, which also demonstrates the potential for positive purposes. The media have the power to defuse tensions before they even reach a critical point and keep a critical eye on government, opposition and society. By supplying credible information and reaching a large audience, the media help in managing conflicts and promote democratic principles.
The International Day of Peace was established in 1981 by resolution 36/67 of the United Nations General Assembly to coincide with its opening session, which was held annually on the third Tuesday of September. The first Peace Day was observed in September 1982. In 2001, the General Assembly by unanimous vote adopted resolution 55/282, which established 21 September as an annual day of non-violence and cease-fire. The UN invites all nations and people to honour a cessation of hostilities during the Day, and to otherwise commemorate the Day through education and public awareness on issues related to peace.
WANJOP is therefore pleased to be associated with this day.
Finally, since it is generally accepted that there cannot be any sustainable development without peace, I therefore challenge you all to give peace a chance!
I wish you all a happy celebration.
Mr.Nfamara Jawneh
Regional President
West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJOP)
jeudi 16 septembre 2010
Sensibilisation des filles démunies au Droits humains: Wanjop et Ricierca E Cooperazione d'Italie font oeuvre utile
Le lundi 06 septembre 2010, le réseau des journalistes en Droits de l'homme, section du West african network of journalists for peacebuilding (Wanjop-Bénin)
lundi 13 septembre 2010
Education des filles démunies à leurs droits fondamentaux: Wanjop-Bénin et Ricierca E Cooperazione unis pour promouvoir les droits de l’homme au Bénin
Le lundi 06 septembre dernier, les locaux du Projet de protection et d’insertion sociale des filles « vinonmegon » situé à Cotonou, ont abrité une séance de sensibilisation organisé par le Réseau des journalistes béninois en Droits de l’homme (Wanjop-Bénin) en collaboration avec l’association italienne Ricierca E Cooperazione. Environ une centaine de filles « vinonmegon » ont participé à cette séance de formation en Droits de l’Homme.

Dans sa communication portant sur les trente (30) droits contenus dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme, le lauréat du prix international Rfi-Rsf-Oif 2008 sur les Droits de l’Homme intervenue après ma projection de films sur les droits humains, Virgil Houessou a fait observé que les droits de l’homme ne sont le privilège d’aucune couche de la société béninoise. « Tous les fils et filles du Bénin, quel que soit leur sexe, leur origine ethnique, leur couche sociale…ont les mêmes droits », dira t-il. Pour lui, cette séance doit permettre à ses bénéficiaires de contribuer à la promotion des Droits de l’homme dans leur entourage.
Dans leurs différentes interventions, quelques unes des filles « vinonmegon » se sont réjoui de l’initiative de Wanjop-Bénin d’autant plus que selon elles, « nous cette séance nous permet de mieux connaître nos droits ».
Notons que le réseau Wanjop (West african network of journalists for peacebuilding) est un réseau de journalistes engagés pour l’édification de la paix et la promotion des Droits de l’homme présent dans plusieurs pays ouest-africains dont la Sierra-Leone, le Ghana, la Gambie, le Sénégal, la Guinée Bissau, le Mali, le Togo, le Nigeria…
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