Quelle est votre impression sur le symposium sur les cinquantenaires des indépendances organisé ici à Cotonou ?
Roland Lumumba: J’estime que ce genre de symposium sont très importants surtout en ce moment là. Parce que beaucoup de nos pays qui ont fêté les cinquante (50) ans, c’était plus de festivités. Et je crois qu’après cinquante ans, ça doit être la réflexion des cinquante ans passés mais surtout des cinquante ans à venir. Comment on va les aborder, comment on va résoudre tous les problèmes qu’on n’a pas résolus pendant les cinquante ans passés.
Avez-vous l’impression aujourd’hui qu’après cinquante ans, le combat mené par votre père, Patrice Emery Lumumba est en train de porter ses fruits ?
J’estime que le combat porte ses fruits, il y a beaucoup de lettrés sur le continent, il y a certains points positifs. Mais si l’on fait le bilan global, il aurait aimé qu’on soit beaucoup mieux que ça surtout cinquante ans après. Son combat, c’était un combat pour le bien-être de la jeunesse, un combat pour l’emploi, l’éducation, la santé au niveau continental. Mais, il faut qu’on fasse l’effort nécessaire et aller dans le sens de l’union. Je vois certaines velléités, des aspects très individualistes sur des aspects très artificiels, mais aujourd’hui il est temps dans le sens que les Kwame Nkrumah, Nasser, Patrice Lumumba voulaient qui était l’union du continent.
Qu’est-ce que ça fait pour vous d’être le fils d’un Héros africain tel que Patrice Lumumba ?
J’ai toujours eu un sentiment de fierté d’être le fils d’une légende, c’est une chance mais c’est beaucoup de responsabilités. On n’a pas grandi avec les mêmes facilités que « monsieur tout le monde » mais j’essaie de faire l’effort d’être digne de porter son nom.
Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA
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