Le samedi 27 novembre 2010, une cinquantaine de membres du Réseau femmes d’Amnesty International Bénin a pris part à un atelier de formation. La séance de renforcement des capacités formation qui s’est déroulée au Chant d’Oiseau de Cotonou s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’édition 2010 de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
A l’instar des années antérieures, la section béninoise d’Amnesty international n’est pas en marge de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Ainsi, dans le cadre des 16 jours d’activisme qu’elle a initié depuis plusieurs années, ce mouvement de défense des droits humains a opté pour le renforcement des capacités de ses femmes sur le thème « Lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et de la reproduction ». A la suite de la Coordonnatrice du Réseau des femmes d’Amnesty Bénin, Mme Aïchatou Ponou qui a mis en relief les actions de son creuset, la directrice d’Amnesty international Bénin, Mme Morèle Déhy s’est réjouie de la forte mobilisation observée au sein des participantes venues de Cotonou, Porto-novo, Bohicon, Djougou, Lokossa, Sakété, Bassila, Abomey-Calavi, Natititngou…qui témoigne, à son avis, de leur intérêt à la question de la promotion des droits de la femme. Car, selon ses propos, malgré l’existence de dispositifs juridiques faisant état de l’égalité entre les sexes au Bénin, la gente féminine continue de subir des violences liées au genre alors que selon elle, « le monde ne vaut rien sans les femmes ». C’est pourquoi, après avoir plaidé pour des efforts plus soutenus de la part des autorités béninoises, Morèle Déhy a invité les participantes à cette session de formation à s’investir dans leurs localités et leur milieu professionnel afin que « l’égalité entre les sexes ne demeure pas seulement un idéal mais devienne une réalité au Bénin ».
Dans ses mots d’ouverture des travaux, le représentant du président d’Amnesty international Bénin, Dominique Aplogan a expliqué que cette formation vise à renforcer les capacités des participantes en vue de leur contribution à une prise de conscience collective sur la nécessité d’éradiquer les violences faites aux femmes au Bénin. Aussi, a-t-il exhorté les bénéficiaires de la formation à faire de cette séance un tremplin pour devenir des lanternes dans leurs milieux respectifs en vue de contribuer efficacement au combat d’Amnesty international contre les violences liées au genre.
Notons qu’au cours de cette formation, la cinquantaine de femmes a été édifiée par des communications portant sur des thèmes tels que « Amnesty international et la lutte contre les violences liées au genre : vers une meilleure protection des droits sexuels et génésiques » et « Etat des lieux de la santé de la reproduction au Bénin ».
Ensemble, mettons les Droits de l'Homme au coeur du développement
mardi 30 novembre 2010
mercredi 17 novembre 2010
Roland Lumumba, fils du leader nationaliste congolais Patrice Emery Lumumba: « Mon père aurait aimé que nous soyons beaucoup mieux après 50 ans »
Quelle est votre impression sur le symposium sur les cinquantenaires des indépendances organisé ici à Cotonou ?
Roland Lumumba: J’estime que ce genre de symposium sont très importants surtout en ce moment là. Parce que beaucoup de nos pays qui ont fêté les cinquante (50) ans, c’était plus de festivités. Et je crois qu’après cinquante ans, ça doit être la réflexion des cinquante ans passés mais surtout des cinquante ans à venir. Comment on va les aborder, comment on va résoudre tous les problèmes qu’on n’a pas résolus pendant les cinquante ans passés.
Avez-vous l’impression aujourd’hui qu’après cinquante ans, le combat mené par votre père, Patrice Emery Lumumba est en train de porter ses fruits ?
J’estime que le combat porte ses fruits, il y a beaucoup de lettrés sur le continent, il y a certains points positifs. Mais si l’on fait le bilan global, il aurait aimé qu’on soit beaucoup mieux que ça surtout cinquante ans après. Son combat, c’était un combat pour le bien-être de la jeunesse, un combat pour l’emploi, l’éducation, la santé au niveau continental. Mais, il faut qu’on fasse l’effort nécessaire et aller dans le sens de l’union. Je vois certaines velléités, des aspects très individualistes sur des aspects très artificiels, mais aujourd’hui il est temps dans le sens que les Kwame Nkrumah, Nasser, Patrice Lumumba voulaient qui était l’union du continent.
Qu’est-ce que ça fait pour vous d’être le fils d’un Héros africain tel que Patrice Lumumba ?
J’ai toujours eu un sentiment de fierté d’être le fils d’une légende, c’est une chance mais c’est beaucoup de responsabilités. On n’a pas grandi avec les mêmes facilités que « monsieur tout le monde » mais j’essaie de faire l’effort d’être digne de porter son nom.
Entretien réalisé par Jean-Claude DOSSA
lundi 15 novembre 2010
Défense et promotion des Droits humains: Le Bénin désormais doté de son Réseau Equitas
Depuis le samedi 30 octobre, le Bénin s’est enrichi d’une nouelle organisation de défense et de promotion des Droits de la personne humaine. En effet, à la faveur de son assemblée générale constitutive tenue à Cotonou, le réseau des éducateurs aux droits humains Equitas vient d’être porté sur les fonts baptismaux par d’anciens participants au Programme International de Formation aux Droits Humains(PIFDH). Ainsi, après plusieurs pays francophones, anglophones et lusophones, le Bénin se dote à son tour de sa section nationale d’Equitas pour contribuer à la promotion, à l’éducation et à la défense des Droits de la personne humaine au Bénin. Elu coordonnateur de ce creuset à l’issue de l’assemblée générale constitutive, Parfait Hankan estime que son organisation s’assigne entre autres missions « de contribuer à l’édification d’une culture des droits humains dans le monde et l’instauration de l’État de droit en Afrique francophone en général et en particulier au Bénin en offrant des programmes de formation, de recherche et de plaidoyer, au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les pays et les régions où ils sont les plus menacés… ». Ainsi, selon lui, son équipe s’attèlera à la noble mission d'éducatrices et d'éducateurs aux Droits humains en vue de faire du Bénin l’Etat de droit auquel aspire ses fils et filles.
Notons que Equitas est un Centre international d'éducation aux Droits humains basé à Montréal au Canada et doté de plusieurs antennes à travers le monde dont la mission et de contribuer à promouvoir et défendre les droits humains.
Bureau élu du Réseau Equitas Bénin
1. Coordonnateur national : Parfait Hankan
2. Rapporteur : Rigobert Akognon
3. Trésorier : Salomon Ayéna Ogouma
4. Responsable charge des études, de la formation et des recherches : Damien Zinsou Seglonou
5. Chargée de plaidoyer, de la mobilisation et de la médiation : Mme Blandine Yaya Sintondji
mercredi 10 novembre 2010
Analyse et transformation des causes de conflitspériode électorale au Bénin: Wanep-Bénin outille ses points focaux
Cotonou a servi de cadre, les lundi 08 et mardi 09 novembre 2010 à un atelier de formation sur l’analyse et la transformation des causes de conflits. Organisée par le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep), cette session de deux jours vise à favoriser une meilleure implication de cette organisation dans la prévention des conflits.
Amorcé depuis le mois de septembre, le « Projet de renforcement du réseau et promotion de l’alerte précoce et des réponses rapides au Bénin, (BeWarn) » initié par le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin) avec l’appui de la Coopération américaine, Usaid suit son cours. Ainsi, après les ateliers de formation organisés respectivement le 08 et du 21 au 22 octobre derniers, la vingtaine de points focaux identifiés par cette organisation sur toute l’étendue du territoire national, sont à nouveau outillés pour contribuer à une alerte précoce des conflits au Bénin à l’occasion de la période électorale. Dans son mot de bienvenu à l’occasion de l’ouverture des travaux, le Coordonnateur national de Wanep-Bénin, Julien Oussou a rappelé que « le projet de renforcement du réseau et promotion de l’alerte précoce et des réponses rapides au Bénin (BeWARN) est initié par WANEP-Bénin et financé par l’USAID dans le cadre du Early Warning and Response Design Support Peace Fund ».
Ainsi, expliquera t-il, « durant une période de sept (07) mois allant de septembre 2010 à mars 2011, le projet BeWarn part d’un renforcement de capacités de 25 moniteurs pour asseoir un exercice de suivi de la situation de paix au Bénin par l’analyse et le transformation des causes de conflits, pour la formulation d’alerte et l’accompagnement pour la réponse au niveau communautaire. Et la période électorale actuelle constitue sa phase pilote ». pour sa part, le représentant du Président du conseil d’administration (Pca) de Wanep-Bénin, Constant Gnacadja fera observer que cet atelier vise à « renforcer les capacités en analyse et transformation des causes de conflit des points focaux du projet BeWarn ainsi que la prise en compte de l’analyse des causes de conflit dans la collecte et le traitement des données d’alerte ». Aussi, invitera t-il les 25 points focaux BeWarn participants à la formation à intégrer « l’analyse des causes de conflits dans la matrice de collecte des données d’alerte ». Notons que cette session de formation de deux jours qui doit rendre les points focaux Bewarn de Wanep-Bénin opérationnels dans les onze (11) départements dont ils sont issus, a été enrichie par plusieurs communications dont « Les crises en périodes électorales depuis 1990 au Bénin : quelles leçons et quelles actions pour 2011 ? », « La théorie générale et la dynamique des conflits », « Les outils d’analyse de conflits et leur application » et « A bâtons rompus : Repères, acteurs et utilités de l’alerte et de la réponse en période électorale ».
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