The National Steering Committee for the West African Network of Journalists for Peace-building (WANJOP) in The Gambia was on Friday 26th February 2010, inaugurated at a ceremony held at the Gambia Press Union Secretariat in Bakau.
In her inaugural address, the Special Guest of Honour at the occasion, Ms Pamela Cole, the National Coordinator of West Africa Network for Peace-building (WANEP) described the move as a step in the right direction.
"We are gathered here today to witness the inauguration of what one might consider a fitting and necessary body in our collective efforts to maintain peace in not only our beloved Gambia but in the sub-region," she said, while expressing her conviction that the committee is indeed a worthy and well-meaning group.
She urged the group to work together as a team in order to achieve their objectives.
Peace, she said, is a priceless commodity, urging that nothing should stand on their way in maintaining it.
Delivering the keynote address, Mr. Nfamara Jawneh, the Regional President of WANJOP conveyed best wishes and warmest congratulations to the members on behalf of the regional committee.
He hailed the members for their commitment to the promotion of peace and security in the country and by extension in the sub-region.
According to him, the committee would work with the regional office in Ghana to ensure the smooth running of WANJOP programmes in the Smiling Coast of Africa for at least a renewable period of two years.
He revealed that the network was formed in Accra, Ghana on May 11, 2009, by a group of journalists from nine (9) West African countries with the ultimate goal of promoting peace in the sub-region through the use of the mass media.
Jawneh maintained that the media plays a critical role in peace-building, but he said it could also be a dangerous weapon during conflicts, if not properly used.
WANJOP Regional Boss encouraged the committee to share the ideal of 'peace journalism' with their colleagues in the media.
Delivering his acceptance speech, Mr. Sang Mendy, the National Chairperson of WANJOP-Gambia Chapter said they have wholeheartedly accepted to serve WANJOP in The Gambia. He revealed that the network held its first national election in The Gambia on 29th January 2010.
Mendy pledged that they would measure up to expectations and appealed for support from the general public.
Modou Sanyang, the National Coordinator gave the vote of thanks, while reaffirming WANJOP's commitment to the promotion of peace in The Gambia.
In a solidarity statement, Fabakary Kalleh, the Executive Secretary of Youth Ambassadors of Peace pledged his organisation's support to the network in many ways, particularly in the area of training.
Meanwhile, other committee members include Alice Gai of The Voice as Vice-Chairperson, Isatou Bittaye of Foroyaa as Information and Communications Officer, Namory Trawally of Sports Digest as Finance Secretary and Alieu Jabang of The Point as Social Secretary.
Ensemble, mettons les Droits de l'Homme au coeur du développement
jeudi 5 août 2010
Mme Morèle Déhy, Directrice d’Amnesty Internationale Bénin: « Amnesty International invite à l’abolition de la peine de mort au Bénin»
A la faveur de la 2ème conférence régionale sur la peine de mort qui tenue à Cotonou du 12 au 15 avril 2010, la Directrice d’Amnesty International Bénin (AIB), Mme Morèle Déhy donne à travers cet entretien son appréciation sur cette rencontre et fait part de ses attentes vis-à-vis des autorités béninoises dans le combat que mène son organisation pour l’abolition de la peine de mort au Bénin.
Quelle est votre appréciation de la tenue de la 2è conférence régionale sur la peine de mort qui se tient actuellement à Cotonou?
Morèle Déhy: La tenue à Cotonou de la deuxième conférence régionale sur la peine de mort organisée par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples est un grand pas du continent qui , suite à la Conférence sous régionale de Kigali au Rwanda pour débattre de l’abolition de la peine de mort dans les régions du centre, de l’est et du sud de l’Afrique, confirme que le continent est résolument engagé sur la voie de l’abolition de la peine de mort . Il y a quelques jours, notre mouvement Amnesty International a publié un rapport sur les Condamnations à mort et exécutions recensées en 2009. Il en ressort que des condamnations à mort continuent d’être prononcées et que des exécutions se pratiquent encore. Notre organisation faut-il le rappeler s’est toujours opposée à la peine de mort sous quelle que forme que ce soit et trouve en cette rencontre régionale l’opportunité pour le continent africain de se débarrasser de cette barbarie. Nous souhaitons que la Commission accompagne les décisions qui seront prises d’actes concrets afin que la peine de mort soit désormais du passé en Afrique. C’est également un signal fort pour la République du Bénin qui abrite cette conférence. Il est temps pour le pays de passer à l’abolition proprement dite.
Quelles sont les actions que mène Amnesty International pour l’abolition de la peine de mort au Bénin ?
Amnesty International a été à l’origine des changements intervenus à propos de la peine de mort dans le monde, en Afrique et au Bénin. Nous avons travaillé aux côtés des gouvernants du Bénin pour la signature du moratoire sur la peine de mort. En 2008, nous avons mené une action en direction des honorables députés de l’Assemblée nationale du Bénin qui connaissent désormais les raisons pour lesquelles Amnesty International milite et œuvre pour l’abolition de la peine de mort. Notre conférence de presse en octobre 2009 ajoutée aux actions de lobbying personnalisées en direction de plusieurs personnalités et autorités du Bénin ont contribué à faire avancer le débat sur la nécessité d’abolir cette sentence de l’arsenal juridique du pays. Le mouvement prévoit également cette année d’autres actions pour que le Bénin progresse d’Etat abolitionniste de fait vers un Etat abolitionniste en droit.
Quelles sont vos attentes vis-à-vis des autorités béninoises et plus précisément des députés ?
Amnesty International souhaite que les autorités béninoises notamment les députés se penchent sur le projet de nouvelle constitution du Bénin sur la table du Président de l’Assemblée nationale et qui fait mention de cette abolition. Le Bénin a déjà fait deux (02) décennies sans exécutions et a donc eu le temps d’apprécier la requête de notre mouvement en faveur de cette abolition. Il urge donc qu’au sortir de cette conférence, le grand pas soit franchi. L’histoire le retiendra !
Quelle est votre appréciation de la tenue de la 2è conférence régionale sur la peine de mort qui se tient actuellement à Cotonou?
Morèle Déhy: La tenue à Cotonou de la deuxième conférence régionale sur la peine de mort organisée par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples est un grand pas du continent qui , suite à la Conférence sous régionale de Kigali au Rwanda pour débattre de l’abolition de la peine de mort dans les régions du centre, de l’est et du sud de l’Afrique, confirme que le continent est résolument engagé sur la voie de l’abolition de la peine de mort . Il y a quelques jours, notre mouvement Amnesty International a publié un rapport sur les Condamnations à mort et exécutions recensées en 2009. Il en ressort que des condamnations à mort continuent d’être prononcées et que des exécutions se pratiquent encore. Notre organisation faut-il le rappeler s’est toujours opposée à la peine de mort sous quelle que forme que ce soit et trouve en cette rencontre régionale l’opportunité pour le continent africain de se débarrasser de cette barbarie. Nous souhaitons que la Commission accompagne les décisions qui seront prises d’actes concrets afin que la peine de mort soit désormais du passé en Afrique. C’est également un signal fort pour la République du Bénin qui abrite cette conférence. Il est temps pour le pays de passer à l’abolition proprement dite.
Quelles sont les actions que mène Amnesty International pour l’abolition de la peine de mort au Bénin ?
Amnesty International a été à l’origine des changements intervenus à propos de la peine de mort dans le monde, en Afrique et au Bénin. Nous avons travaillé aux côtés des gouvernants du Bénin pour la signature du moratoire sur la peine de mort. En 2008, nous avons mené une action en direction des honorables députés de l’Assemblée nationale du Bénin qui connaissent désormais les raisons pour lesquelles Amnesty International milite et œuvre pour l’abolition de la peine de mort. Notre conférence de presse en octobre 2009 ajoutée aux actions de lobbying personnalisées en direction de plusieurs personnalités et autorités du Bénin ont contribué à faire avancer le débat sur la nécessité d’abolir cette sentence de l’arsenal juridique du pays. Le mouvement prévoit également cette année d’autres actions pour que le Bénin progresse d’Etat abolitionniste de fait vers un Etat abolitionniste en droit.
Quelles sont vos attentes vis-à-vis des autorités béninoises et plus précisément des députés ?
Amnesty International souhaite que les autorités béninoises notamment les députés se penchent sur le projet de nouvelle constitution du Bénin sur la table du Président de l’Assemblée nationale et qui fait mention de cette abolition. Le Bénin a déjà fait deux (02) décennies sans exécutions et a donc eu le temps d’apprécier la requête de notre mouvement en faveur de cette abolition. Il urge donc qu’au sortir de cette conférence, le grand pas soit franchi. L’histoire le retiendra !
mercredi 4 août 2010
Soutien aux couches défavorisées du Bénin : Claudine Daïzo offre le sourire à une cinquantaine d’enfants handicapés
« Etre handicapé n’est pas une fatalité ». C’est ce qu’a compris Madame Claudine Daïzo en organisant en faveur des enfants handicapés, une colonie des vacances. En effet, du 25 au 30 juillet dernier, une cinquantaine d’enfants ont été conviés au Centre d’Accueil et de spiritualité Jean-Eudes d’Atropokodji dans la commune d’Abomey-Calavi pour des activités de détente. Placé sous le thème « Intégrance 2010 », cet événement a été l’occasion pour ces personnes de rentrer en contact avec les réalités de la société.
A en croire les propos de la Présidente d’organisation, Claudine Daïzo, « l’objectif visé à travers ce camp est de rendre les personnes handicapées aussi actives que celles bien portantes. C’est ce qui notifie la multiplicité des jeux et des activités provoquant la réflexion et l’imagination de l’enfant ». Présidente de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées mentales du Bénin (Asphamb), elle pense continuer dans la même dynamique afin de réussir totalement cette intégration de cette couche vulnérable et marginalisée dans la société béninoise.
A l’occasion de ces cinq jours de détente, plusieurs activités ont sainement occupés les enfants. Il a été ainsi organisé à l’intention des enfants un concours de beauté qui a permis d’élire le Mister et la Miss de l’édition 2010 de cette colonie de vacances.
Par ailleurs, les enfants ont réalisé divers articles de consommation notamment du savon liquide, du gâteau, des colliers, des portes-clés, des cartes de visite, des objets de décoration…. Toute chose qui a permis de stimuler leur intelligence.
Ils ont bénéficié, au cours de ces activités de l’assistance d’une délégation du Ministère de la famille, des spécialistes en éducation notamment les Professeurs d’université Patrick Houéssou, Clarisse Napporn, Thécla Midiouhouan.
Cette activité de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées mentales du Bénin s’est soldée par la vente des différents articles mis en exposition et réalisés par les enfants.
Le vif engouement suscité par cette activité au sein de ces enfants handicapés met en évidence la nécessité pour les bonnes volontés et le gouvernement de multiplier les initiatives pour l’intégration effective de ces personnes à part entière et non entièrement à part.
A en croire les propos de la Présidente d’organisation, Claudine Daïzo, « l’objectif visé à travers ce camp est de rendre les personnes handicapées aussi actives que celles bien portantes. C’est ce qui notifie la multiplicité des jeux et des activités provoquant la réflexion et l’imagination de l’enfant ». Présidente de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées mentales du Bénin (Asphamb), elle pense continuer dans la même dynamique afin de réussir totalement cette intégration de cette couche vulnérable et marginalisée dans la société béninoise.
A l’occasion de ces cinq jours de détente, plusieurs activités ont sainement occupés les enfants. Il a été ainsi organisé à l’intention des enfants un concours de beauté qui a permis d’élire le Mister et la Miss de l’édition 2010 de cette colonie de vacances.
Par ailleurs, les enfants ont réalisé divers articles de consommation notamment du savon liquide, du gâteau, des colliers, des portes-clés, des cartes de visite, des objets de décoration…. Toute chose qui a permis de stimuler leur intelligence.
Ils ont bénéficié, au cours de ces activités de l’assistance d’une délégation du Ministère de la famille, des spécialistes en éducation notamment les Professeurs d’université Patrick Houéssou, Clarisse Napporn, Thécla Midiouhouan.
Cette activité de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées mentales du Bénin s’est soldée par la vente des différents articles mis en exposition et réalisés par les enfants.
Le vif engouement suscité par cette activité au sein de ces enfants handicapés met en évidence la nécessité pour les bonnes volontés et le gouvernement de multiplier les initiatives pour l’intégration effective de ces personnes à part entière et non entièrement à part.
Violation des droits humains et violences liées au genre : Femmes volées, amours violés : Les autorités sont complices
Dans certaines régions du Bénin, des femmes et des filles sont victimes de mariage par rapt. Bénéficiant de la complicité passive ou active des autorités à divers niveaux, les coupables opèrent en toute impunité.
Martine Patinvoh, 17 ans, originaire de Zouko à Sô-Ava, 30 km au nord de Cotonou, est victime de rapt. Ce 27 mars 2009, l’adolescente était en mission pour ses parents quand des personnes inconnues l’ont enlevée aux environs de 20 heures sur la route d’Abomey-Calavi. « Quatre personnes m’ont accostée et se sont emparées de moi en me menaçant de ne pas crier si je veux rester en vie. Ils m’ont jetée dans une barque », raconte-t-elle. Après une enquête, les enleveurs sont identifiés et localisés. La gendarmerie intervient par la force pour les arrêter, mais elle les relâche quelques jours plus tard. « Ce sont les autorités locales qui ont harcelé le Commandant de brigade et l’ont obligé à les libérer », se désole Célestine Kinsou Zannou, la responsable du Centre de promotion sociale (Cps) de Sô-Ava. Pourtant les examens médicaux révèlent des traumatismes psychiques et des douleurs au bas ventre chez Martine Patinvoh. « A son enlèvement, ses vêtements sont déchirés et elle est promenée de localité en localité entre Abomey-Calavi, Porto-Novo et Sô-Tchanhoué (Sô-Ava) où elle est plusieurs fois violée pendant huit jours », informe Célestine Kinsou Zannou. Rassurés de la couverture et de la protection des élus locaux de la commune, le receleur, un maître catéchiste proche des autorités communales, nargue les parents de la victime. Célestine Kinsou Zannou rapporte qu’il leur a demandé d’aller se plaindre au procureur s’ils le désirent et qu’il défie celui qui va oser venir arrêter les enleveurs et lui-même.
Dans cette localité, les auteurs d’enlèvement de femmes et les receleurs sont intouchables et bénéficient de la complicité des autorités locales. Comme dans d’autres régions du Bénin, l’enlèvement des femmes et des filles pour mariage forcé est une pratique courante au mépris du code des personnes et de la famille. Elle concerne des jeunes filles et jeunes dames de 14 à 21 ans et parfois plus. « Même des femmes enceintes et des femmes mariées sont parfois enlevées. Dans ces cas, des autorités en charge de l’état civil établissent des actes de mariage pour légaliser l’union sans l’accord de la femme », dénonce Sètchémè Jérônime Mongbo, directrice du projet Empower, spécialisé dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Des violations de la loi qui se multiplient en raison de l’impunité dont profitent les auteurs et leurs complices. La responsable du Cps de Sô-Ava se rappelle qu’en 2007, le commandant de la brigade de gendarmerie, alors en poste, a été muté sur demande des autorités locales pour avoir arrêté un receleur qui est membre du comité des jeunes de Sô-Ava et président du comité de gestion de l’hôpital. Il est reconnu coupable de l’enlèvement d’une fille de 17 ans qui a réussi à s’échapper après avoir observé une grève de la faim de quinze jours. Pour Joël Guidibi, responsable du Cps de Djakotomey, dans le département du Couffo à 130 km au Nord ouest de Cotonou, la politique se mêle de tout. « Dès que le coupable est un militant qui peut faire gagner des voix aux élections, de grandes personnalités (parfois des maires, des députés et des ministres : Ndlr) sont prêtes à étouffer la procédure judicaire en faisant pression sur la justice », déclare-t-il. A défaut, elles organisent la fugue des coupables avant de négocier un arrangement à l’amiable. « De très rares cas aboutissent à un jugement normal devant le tribunal », déplore la responsable du Cps de Sô-Ava. Cela est dû à ces pressions renforcées par des pratiques culturelles qui constituent des obstacles. Wabi Obadimedji, spécialiste anti-violence sur le genre, cite l’exemple des pratiques rituelles. « Dès l’enlèvement, des tabourets sacrés ou des poudres à avaler sont utilisés pour faire perdre la lucidité aux victimes qui témoignent alors de leur consentement à l’enlèvement et au mariage devant la police ou le procureur de la République », explique-t-il.
Une lueur d’espoir malgré la désespérance
Dans un rapport aux responsables du ministère de la famille et de la femme en mai 2009, Célestine Kinsou Zannou décrit Sô Ava comme « un monde à part ». Elle raconte que rien n’a changé malgré les sensibilisations publiques qui sont faites chaque année par des Ong à l’occasion de la journée mondiale de la femme. « Même l’Unicef a aussi formé les jeunes contre le mariage forcé », ajoute-t-elle en se plaignant de la résistance des autorités locales. Pour elle, il y a deux raisons qui justifient cette résistance : la peur de choquer les gardiens de la tradition qui sont des leaders d’opinion ayant une forte influence sur l’électorat. Le ministère se retrouve ainsi dans l’incapacité d’intervenir autrement en raison de l’absence d’un environnement juridique approprié. Léonard Laleyè, directeur adjoint de la promotion de la femme au ministère de la famille, dont la sœur a été aussi victime du phénomène, analyse la situation sous un angle plus complexe. Il indique que c’est un problème sensible d’ordre culturel qui influence la politique alors que les politiques en profitent pour conserver leurs électorats. Il révèle qu’il n’y a pas d’enlèvement sans contrat tacite précédent, parfois inconscient et de vielles dates du fait des parents et des clans. C’est la découverte de ces contrats qui bloque la justice et conforte la complicité des autorités. « L’absence d’une loi subséquente n’encourage pas les parents à coopérer par crainte des représailles », dénonce Léonard Lalèyè. « Il y a un problème de mentalité à régler », constate le sociologue Paul Balou.
Pour y parvenir, l’Etat béninois et des partenaires américains et européens travaillent sur une loi contre la violence faite aux femmes et aux filles afin de rassurer les victimes et les parents sur leur sécurité en cas d’action en justice. Une conférence d’information et de formation au profit des magistrats et parlementaires béninois, parrainée par les ambassadeurs des Etats Unis et de la France, s’est tenue en avril 2010 à Cotonou pour débattre de l’avant projet de loi. Il est question de redéfinir le contenu des crimes comme le viol, l’enlèvement, le mariage forcé, par échange, par rapt… et les sanctions applicables aux auteurs et leurs complices. Les législations françaises et américaines en la matière constituent les sources d’inspiration des experts. Le processus va prendre encore quelques mois, voire plusieurs années, au regard du fonctionnement de l’administration béninoise. En attendant, les victimes se comptent par dizaine au quotidien.
Dans les coulisses de l’enlèvement
Dans une enquête réalisé en 1998, sous le titre « Filles à vendre pour mariage forcé », pour le compte de Syfia International, Emmanuel Adjovi expose le déroulement d’un enlèvement. Il raconte : « Son panier de provision sur la tête, Pierrette s’engage dans la pénombre du crépuscule, sur une piste sinueuse quand deux grands gaillards surgissent pour s’emparer d’elle. A peine a-t-elle poussé un cri de surprise qu’on lui enfonce un chiffon dans la bouche pour l’empêcher d’alerter des secours. Arrive un troisième larron sur une moto qui embarque Pierrette avec l’un des ravisseurs et démarre en trombe ». Ainsi se déroulent les enlèvements. Les victimes encore en vie – certaines meurent par étouffement – sont séquestrées après l’enlèvement dans des endroits difficilement repérables pour subir les assauts sexuels de leurs prétendants pendant des jours. Joël Guidibi, du Cps de Djakotomey, donne le cas de la petite Manvi Sénamè, 14 ans, en classe de 6ème, enlevée le lundi 7 juin 2010, à Kpoba, et encore introuvable quatre jours après. Rien d’alarmant, estime-t-il. « Si les enquêtes ne permettent pas de la retrouver, c’est sûr que des émissaires de son prétendant iront annoncer deux mois plus tard à ses parents qu’elle est déjà enceinte et vont demander sa main », explique-t-il. Devant le fait accompli, les parents se résignent et acceptent les formalités.
Ce sont les parents de la victime qui commandent parfois le rapt de leurs filles par des prétendants généreux. Claire Houngan Ayémona, magistrate, ancien ministre de la famille, de la femme et de la protection sociale et présidente de l’Ong Fondation Regards d’Amour (FRA) raconte un cas. « Ma surprise est totale, dit-elle, quand j’ai constaté que la personne habillée en accoutrement d’homme, cheveux et oreilles cachés sous un chapeau, n’est en réalité qu’une jeune fille d’environ 20 ans ». Ainsi déguisée, elle a pu échapper à son enlèvement pour mariage forcé prévu par son propre père pour la nuit de sa fuite. Elève en 3ème à Zinvié, elle recherche à la FRA une médiation pour convaincre son père de la laisser continuer ses études. Quelques fois, l’enlèvement commandité est fait alors que la fille est déjà enceinte de son amant. Le mari ravisseur s’attribue la paternité et donne son patronyme à l’enfant au détriment du véritable géniteur. Certaines filles ficellent leur propre enlèvement par leurs amants pour éviter d’être données en mariage forcé. Des femmes âgées, déjà mères, tombent aussi sous le charme de cette aventure. En lien de mariage avec des hommes aux moyens limités, elles complotent leur propre enlèvement par des hommes riches. Elles réapparaissent plus tard, dans la peau de victime, avec une grossesse, en compagnie de leurs amants qui remboursent la dot donnée aux parents par l’ancien titulaire. Certains maris qui se sentent abusés prennent l’option de la violence. Le règlement se conclue dans le sang avec un ou plusieurs morts.
Virgile HOUESSOU
Martine Patinvoh, 17 ans, originaire de Zouko à Sô-Ava, 30 km au nord de Cotonou, est victime de rapt. Ce 27 mars 2009, l’adolescente était en mission pour ses parents quand des personnes inconnues l’ont enlevée aux environs de 20 heures sur la route d’Abomey-Calavi. « Quatre personnes m’ont accostée et se sont emparées de moi en me menaçant de ne pas crier si je veux rester en vie. Ils m’ont jetée dans une barque », raconte-t-elle. Après une enquête, les enleveurs sont identifiés et localisés. La gendarmerie intervient par la force pour les arrêter, mais elle les relâche quelques jours plus tard. « Ce sont les autorités locales qui ont harcelé le Commandant de brigade et l’ont obligé à les libérer », se désole Célestine Kinsou Zannou, la responsable du Centre de promotion sociale (Cps) de Sô-Ava. Pourtant les examens médicaux révèlent des traumatismes psychiques et des douleurs au bas ventre chez Martine Patinvoh. « A son enlèvement, ses vêtements sont déchirés et elle est promenée de localité en localité entre Abomey-Calavi, Porto-Novo et Sô-Tchanhoué (Sô-Ava) où elle est plusieurs fois violée pendant huit jours », informe Célestine Kinsou Zannou. Rassurés de la couverture et de la protection des élus locaux de la commune, le receleur, un maître catéchiste proche des autorités communales, nargue les parents de la victime. Célestine Kinsou Zannou rapporte qu’il leur a demandé d’aller se plaindre au procureur s’ils le désirent et qu’il défie celui qui va oser venir arrêter les enleveurs et lui-même.
Dans cette localité, les auteurs d’enlèvement de femmes et les receleurs sont intouchables et bénéficient de la complicité des autorités locales. Comme dans d’autres régions du Bénin, l’enlèvement des femmes et des filles pour mariage forcé est une pratique courante au mépris du code des personnes et de la famille. Elle concerne des jeunes filles et jeunes dames de 14 à 21 ans et parfois plus. « Même des femmes enceintes et des femmes mariées sont parfois enlevées. Dans ces cas, des autorités en charge de l’état civil établissent des actes de mariage pour légaliser l’union sans l’accord de la femme », dénonce Sètchémè Jérônime Mongbo, directrice du projet Empower, spécialisé dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Des violations de la loi qui se multiplient en raison de l’impunité dont profitent les auteurs et leurs complices. La responsable du Cps de Sô-Ava se rappelle qu’en 2007, le commandant de la brigade de gendarmerie, alors en poste, a été muté sur demande des autorités locales pour avoir arrêté un receleur qui est membre du comité des jeunes de Sô-Ava et président du comité de gestion de l’hôpital. Il est reconnu coupable de l’enlèvement d’une fille de 17 ans qui a réussi à s’échapper après avoir observé une grève de la faim de quinze jours. Pour Joël Guidibi, responsable du Cps de Djakotomey, dans le département du Couffo à 130 km au Nord ouest de Cotonou, la politique se mêle de tout. « Dès que le coupable est un militant qui peut faire gagner des voix aux élections, de grandes personnalités (parfois des maires, des députés et des ministres : Ndlr) sont prêtes à étouffer la procédure judicaire en faisant pression sur la justice », déclare-t-il. A défaut, elles organisent la fugue des coupables avant de négocier un arrangement à l’amiable. « De très rares cas aboutissent à un jugement normal devant le tribunal », déplore la responsable du Cps de Sô-Ava. Cela est dû à ces pressions renforcées par des pratiques culturelles qui constituent des obstacles. Wabi Obadimedji, spécialiste anti-violence sur le genre, cite l’exemple des pratiques rituelles. « Dès l’enlèvement, des tabourets sacrés ou des poudres à avaler sont utilisés pour faire perdre la lucidité aux victimes qui témoignent alors de leur consentement à l’enlèvement et au mariage devant la police ou le procureur de la République », explique-t-il.
Une lueur d’espoir malgré la désespérance
Dans un rapport aux responsables du ministère de la famille et de la femme en mai 2009, Célestine Kinsou Zannou décrit Sô Ava comme « un monde à part ». Elle raconte que rien n’a changé malgré les sensibilisations publiques qui sont faites chaque année par des Ong à l’occasion de la journée mondiale de la femme. « Même l’Unicef a aussi formé les jeunes contre le mariage forcé », ajoute-t-elle en se plaignant de la résistance des autorités locales. Pour elle, il y a deux raisons qui justifient cette résistance : la peur de choquer les gardiens de la tradition qui sont des leaders d’opinion ayant une forte influence sur l’électorat. Le ministère se retrouve ainsi dans l’incapacité d’intervenir autrement en raison de l’absence d’un environnement juridique approprié. Léonard Laleyè, directeur adjoint de la promotion de la femme au ministère de la famille, dont la sœur a été aussi victime du phénomène, analyse la situation sous un angle plus complexe. Il indique que c’est un problème sensible d’ordre culturel qui influence la politique alors que les politiques en profitent pour conserver leurs électorats. Il révèle qu’il n’y a pas d’enlèvement sans contrat tacite précédent, parfois inconscient et de vielles dates du fait des parents et des clans. C’est la découverte de ces contrats qui bloque la justice et conforte la complicité des autorités. « L’absence d’une loi subséquente n’encourage pas les parents à coopérer par crainte des représailles », dénonce Léonard Lalèyè. « Il y a un problème de mentalité à régler », constate le sociologue Paul Balou.
Pour y parvenir, l’Etat béninois et des partenaires américains et européens travaillent sur une loi contre la violence faite aux femmes et aux filles afin de rassurer les victimes et les parents sur leur sécurité en cas d’action en justice. Une conférence d’information et de formation au profit des magistrats et parlementaires béninois, parrainée par les ambassadeurs des Etats Unis et de la France, s’est tenue en avril 2010 à Cotonou pour débattre de l’avant projet de loi. Il est question de redéfinir le contenu des crimes comme le viol, l’enlèvement, le mariage forcé, par échange, par rapt… et les sanctions applicables aux auteurs et leurs complices. Les législations françaises et américaines en la matière constituent les sources d’inspiration des experts. Le processus va prendre encore quelques mois, voire plusieurs années, au regard du fonctionnement de l’administration béninoise. En attendant, les victimes se comptent par dizaine au quotidien.
Dans les coulisses de l’enlèvement
Dans une enquête réalisé en 1998, sous le titre « Filles à vendre pour mariage forcé », pour le compte de Syfia International, Emmanuel Adjovi expose le déroulement d’un enlèvement. Il raconte : « Son panier de provision sur la tête, Pierrette s’engage dans la pénombre du crépuscule, sur une piste sinueuse quand deux grands gaillards surgissent pour s’emparer d’elle. A peine a-t-elle poussé un cri de surprise qu’on lui enfonce un chiffon dans la bouche pour l’empêcher d’alerter des secours. Arrive un troisième larron sur une moto qui embarque Pierrette avec l’un des ravisseurs et démarre en trombe ». Ainsi se déroulent les enlèvements. Les victimes encore en vie – certaines meurent par étouffement – sont séquestrées après l’enlèvement dans des endroits difficilement repérables pour subir les assauts sexuels de leurs prétendants pendant des jours. Joël Guidibi, du Cps de Djakotomey, donne le cas de la petite Manvi Sénamè, 14 ans, en classe de 6ème, enlevée le lundi 7 juin 2010, à Kpoba, et encore introuvable quatre jours après. Rien d’alarmant, estime-t-il. « Si les enquêtes ne permettent pas de la retrouver, c’est sûr que des émissaires de son prétendant iront annoncer deux mois plus tard à ses parents qu’elle est déjà enceinte et vont demander sa main », explique-t-il. Devant le fait accompli, les parents se résignent et acceptent les formalités.
Ce sont les parents de la victime qui commandent parfois le rapt de leurs filles par des prétendants généreux. Claire Houngan Ayémona, magistrate, ancien ministre de la famille, de la femme et de la protection sociale et présidente de l’Ong Fondation Regards d’Amour (FRA) raconte un cas. « Ma surprise est totale, dit-elle, quand j’ai constaté que la personne habillée en accoutrement d’homme, cheveux et oreilles cachés sous un chapeau, n’est en réalité qu’une jeune fille d’environ 20 ans ». Ainsi déguisée, elle a pu échapper à son enlèvement pour mariage forcé prévu par son propre père pour la nuit de sa fuite. Elève en 3ème à Zinvié, elle recherche à la FRA une médiation pour convaincre son père de la laisser continuer ses études. Quelques fois, l’enlèvement commandité est fait alors que la fille est déjà enceinte de son amant. Le mari ravisseur s’attribue la paternité et donne son patronyme à l’enfant au détriment du véritable géniteur. Certaines filles ficellent leur propre enlèvement par leurs amants pour éviter d’être données en mariage forcé. Des femmes âgées, déjà mères, tombent aussi sous le charme de cette aventure. En lien de mariage avec des hommes aux moyens limités, elles complotent leur propre enlèvement par des hommes riches. Elles réapparaissent plus tard, dans la peau de victime, avec une grossesse, en compagnie de leurs amants qui remboursent la dot donnée aux parents par l’ancien titulaire. Certains maris qui se sentent abusés prennent l’option de la violence. Le règlement se conclue dans le sang avec un ou plusieurs morts.
Virgile HOUESSOU
mardi 3 août 2010
Médias: Des membres de Wanjop Bénin à l’école du journalisme d’éducation
Rheece Hermine Akouavi, Jean-Claude Dossa, Wilgis Agossa, Virgile Houessou…sont quelques uns des journalistes invités à prendre part du 27 au 29 juillet 2010 à la session de formation organisés par le Réseau des Journalistes et communicateurs en éducation du Bénin. Membres du Réseau des journalistes en Droits de l’Homme du Bénin, ces journalistes ont répondu à l’invitation du Rjce dans l’optique de contribuer à la sensibilisation des populations et des gouvernants sur le droit à l’éducation et surtout à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (Omd) en matière d’éducation.
Ainsi, en prenant part à cette session organisée par le Rjce en collaboration avec l’Ambassade royale du Danemark et l’Ong Alcrer, ces professionnels des médias s’outillent pour prendre une part plus active à la réalisation du Plan décennal pour le développement du secteur de l'éducation (Pddse) au Bénin.
Somme toute, ces jours d’intenses échanges avec des acteurs de l’éducation au Bénin placent les membres du Réseau Wanjop (West African Network of Journalists for Peacebuilding) au cœur des efforts pour rendre l’école accessible à tous les enfants du Bénin.
Ainsi, en prenant part à cette session organisée par le Rjce en collaboration avec l’Ambassade royale du Danemark et l’Ong Alcrer, ces professionnels des médias s’outillent pour prendre une part plus active à la réalisation du Plan décennal pour le développement du secteur de l'éducation (Pddse) au Bénin.
Somme toute, ces jours d’intenses échanges avec des acteurs de l’éducation au Bénin placent les membres du Réseau Wanjop (West African Network of Journalists for Peacebuilding) au cœur des efforts pour rendre l’école accessible à tous les enfants du Bénin.
COMMUNIQUE WANJOP-BENIN
West African Network of Journalists for Peacebuilding (WANJOP-BENIN)
Cel : +229 97 00 49 37, +229 95 193 260, +229 93 018 544, E-Mail : beninwanjop@yahoo.fr
Siège: Amnesty International Bénin, sis à Gbèdjromédè, dans la 1ère rue après le Centre d’Accueil
COMMUNIQUE
Dans le cadre de son partenariat avec l’organisation américaine “Youth for Human Rights”, le Réseau des journalistes béninois en Droits de l’Homme (Wanjop-Bénin) organise des séances de formation et d’échanges suivies de projections de films sur les droits humains au profit des jeunes notamment les élèves et étudiants.
Pour faire bénéficier de ces activités qui s’inscrivent dans son Projet “Jeunesse du Bénin au coeur des Droits de l’Homme” aux jeunes de leurs structures, la Coordination Nationale du Réseau Wanjop-Bénin invite les responsables d’établissements, d’organisations, mouvements ou associations de jeunesse interéssés à entrer en contact avec elle en vue de contribuer à une meilleure sensibilisation de la jeunesse béninoise sur les Droits de l’Homme.
Pour toute information, veuillez contacter:
97004937/ 93018544 / 97648206
Le Point Focal de Wanjop- Bénin
Jean-Claude DOSSA
Member Countries: Benin, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Togo, Gambia, Guinea Bissau, Senegal, Malí
“Ensemble, mettons les Droits de l’Homme au Coeur du développement”
Cel : +229 97 00 49 37, +229 95 193 260, +229 93 018 544, E-Mail : beninwanjop@yahoo.fr
Siège: Amnesty International Bénin, sis à Gbèdjromédè, dans la 1ère rue après le Centre d’Accueil
COMMUNIQUE
Dans le cadre de son partenariat avec l’organisation américaine “Youth for Human Rights”, le Réseau des journalistes béninois en Droits de l’Homme (Wanjop-Bénin) organise des séances de formation et d’échanges suivies de projections de films sur les droits humains au profit des jeunes notamment les élèves et étudiants.
Pour faire bénéficier de ces activités qui s’inscrivent dans son Projet “Jeunesse du Bénin au coeur des Droits de l’Homme” aux jeunes de leurs structures, la Coordination Nationale du Réseau Wanjop-Bénin invite les responsables d’établissements, d’organisations, mouvements ou associations de jeunesse interéssés à entrer en contact avec elle en vue de contribuer à une meilleure sensibilisation de la jeunesse béninoise sur les Droits de l’Homme.
Pour toute information, veuillez contacter:
97004937/ 93018544 / 97648206
Le Point Focal de Wanjop- Bénin
Jean-Claude DOSSA
Member Countries: Benin, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, Togo, Gambia, Guinea Bissau, Senegal, Malí
“Ensemble, mettons les Droits de l’Homme au Coeur du développement”
Journée mondiale de la liberté de la presse: Wanjop-Bénin et Amnesty International unis contre les restrictions à la liberté de presse au Bénin
L’édition 2010 de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été célébré avec faste par les journalistes en Droits humains du Bénin. A cette occasion, ils ont organisé le lundi 03 mai dernier une conférence publique au siège d’Amnesty International Bénin (Aib). Le Directeur des droits de l’Homme (Ddh), Patrice Hounyè Azè et la Directrice de la section béninoise d’Amnesty International, Mme Morèle Déhy ont rehaussé de leur présence cette manifestation.
« Dans une société libre, une presse n’est pas seulement utile, elle est nécessaire ». C’est fort de ces propos de la Directrice d’Amnesty International Bénin que les Journalistes béninois en Droits de l’homme réunis au sein de la section béninoise du West African Network of Journalists of Peacebuilding (Wanjop-Bénin) ont placé cette rencontre sous le thème de la liberté de la presse au Bénin. Dans ses mots de bienvenue aux professionnels des médias venus massivement prendre part à cette conférence, le Coordonnateur adjoint du Réseau Wanjop-Bénin, Malick Lalèye a expliqué que « cette conférence vise à contribuer à la promotion et au respect de la liberté de presse au Bénin ». Pour sa part, le Point Focal de West African Network of Journalists for Peacebuilding (Wanjop) au Bénin, Jean-Claude Dossa a fait observer que la naissance de ce réseau à vocation sous-régionale pour la promotion des valeurs de paix et de promotion des droits de la personne humaine, remonte à une formation organisée par l’Institut International de Journalisme Inwent de Berlin (Allemagne) en Mai 2009 à Accra au Ghana. Ainsi, selon lui, c’est au terme de cette formation qu’une quinzaine de journalistes en provenance du Bénin, Ghana, Sierra-Léone, Gambie, Mali, Sénégal, Guinée-Bissau, Togo et du Nigeria…ont jugé indispensable de porter sur les fonts baptismaux ce creuset pour contribuer par leur plume, leur micro et leur caméra à l’édification d’une société soucieuse du plein épanouissement de l’être humain dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Aussi, Jean-Claude Dossa a t-invité les partenaires techniques et financiers du Bénin, les mouvements nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme, les populations et surtout les hommes des médias du Bénin à s’approprier ce creuset dans la perspective d’une meilleure contribution des journalistes béninois à l’enracinement de la paix et la démocratie dans notre pays.
Cet appel trouve un écho favorable auprès de la Directrice d’Amesty International Bénin, Mme Morèle Déhy qui estime que « la célébration de la liberté de la presse cadre parfaitement avec la vision d’Amnesty international basée sur le respect de l’intégralité des droits contenus dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme».
C’est pourquoi, dira t-elle, Amnesty International estime qu’il faut mettre en place des mesures au plan international afin d’assurer la protection des journalistes…en raison du rôle essentiel des journalistes et la nécessité pour eux de pouvoir travailler sans être menacés ni soumis à des restrictions injustifiées afin de continuer à faire la lumière sur les violations des droits humains et de donner la parole aux exclus de notre société, Amnesty International Bénin appelle tous les gouvernants à dire non aux restrictions faites aux hommes des médias dans l’exercice de leur métier.
Dans son allocution d’ouverture de cette rencontre, le Directeur des Droits de l’Homme (Ddh) du Bénin, Patrice Hounyè Azè s’st félicité de cette initiative de Wanjop-Bénin et plaidé pour une meilleure implication des journalistes béninois dans le combat en faveur des Droits de l’homme dans notre pays. Dans cette perspective, Patrice Hounyè Azè a assuré de la disponibilité de sa direction à soutenir les hommes des médias et à renforcer ses actions en faveur du respect de la liberté de la presse au Bénin.
Cette séance d’échanges a connu son épilogue à la faveur de la communication présentée par le juriste et sociologue, Théonas Moussou sur le thème « Amnesty International et la liberté de la presse » qui a permis de mettre en relief les nombreuses actions de l’organisation de défense des Droits de l’homme, Amnesty International en faveur de la préservation de la liberté d’expression à travers le monde.
« Dans une société libre, une presse n’est pas seulement utile, elle est nécessaire ». C’est fort de ces propos de la Directrice d’Amnesty International Bénin que les Journalistes béninois en Droits de l’homme réunis au sein de la section béninoise du West African Network of Journalists of Peacebuilding (Wanjop-Bénin) ont placé cette rencontre sous le thème de la liberté de la presse au Bénin. Dans ses mots de bienvenue aux professionnels des médias venus massivement prendre part à cette conférence, le Coordonnateur adjoint du Réseau Wanjop-Bénin, Malick Lalèye a expliqué que « cette conférence vise à contribuer à la promotion et au respect de la liberté de presse au Bénin ». Pour sa part, le Point Focal de West African Network of Journalists for Peacebuilding (Wanjop) au Bénin, Jean-Claude Dossa a fait observer que la naissance de ce réseau à vocation sous-régionale pour la promotion des valeurs de paix et de promotion des droits de la personne humaine, remonte à une formation organisée par l’Institut International de Journalisme Inwent de Berlin (Allemagne) en Mai 2009 à Accra au Ghana. Ainsi, selon lui, c’est au terme de cette formation qu’une quinzaine de journalistes en provenance du Bénin, Ghana, Sierra-Léone, Gambie, Mali, Sénégal, Guinée-Bissau, Togo et du Nigeria…ont jugé indispensable de porter sur les fonts baptismaux ce creuset pour contribuer par leur plume, leur micro et leur caméra à l’édification d’une société soucieuse du plein épanouissement de l’être humain dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Aussi, Jean-Claude Dossa a t-invité les partenaires techniques et financiers du Bénin, les mouvements nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme, les populations et surtout les hommes des médias du Bénin à s’approprier ce creuset dans la perspective d’une meilleure contribution des journalistes béninois à l’enracinement de la paix et la démocratie dans notre pays.
Cet appel trouve un écho favorable auprès de la Directrice d’Amesty International Bénin, Mme Morèle Déhy qui estime que « la célébration de la liberté de la presse cadre parfaitement avec la vision d’Amnesty international basée sur le respect de l’intégralité des droits contenus dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme».
C’est pourquoi, dira t-elle, Amnesty International estime qu’il faut mettre en place des mesures au plan international afin d’assurer la protection des journalistes…en raison du rôle essentiel des journalistes et la nécessité pour eux de pouvoir travailler sans être menacés ni soumis à des restrictions injustifiées afin de continuer à faire la lumière sur les violations des droits humains et de donner la parole aux exclus de notre société, Amnesty International Bénin appelle tous les gouvernants à dire non aux restrictions faites aux hommes des médias dans l’exercice de leur métier.
Dans son allocution d’ouverture de cette rencontre, le Directeur des Droits de l’Homme (Ddh) du Bénin, Patrice Hounyè Azè s’st félicité de cette initiative de Wanjop-Bénin et plaidé pour une meilleure implication des journalistes béninois dans le combat en faveur des Droits de l’homme dans notre pays. Dans cette perspective, Patrice Hounyè Azè a assuré de la disponibilité de sa direction à soutenir les hommes des médias et à renforcer ses actions en faveur du respect de la liberté de la presse au Bénin.
Cette séance d’échanges a connu son épilogue à la faveur de la communication présentée par le juriste et sociologue, Théonas Moussou sur le thème « Amnesty International et la liberté de la presse » qui a permis de mettre en relief les nombreuses actions de l’organisation de défense des Droits de l’homme, Amnesty International en faveur de la préservation de la liberté d’expression à travers le monde.
Inscription à :
Articles (Atom)
