mardi 26 octobre 2010

Semaine mondiale de visite des postes de police et de gendarmerie: La Société civile béninoise au contact de 20 postes de police et de gendarmerie

L’édition 2010 de la semaine mondiale de visite de postes de police et de gendarmerie n’est pas passée inaperçue au Bénin. A l’initiative du Réseau ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin), vingt (20) gendarmerie et police ont reçu des délégations de la société civile béninoise.

Destinée à favoriser des reformes en matière de sécurité notamment dans les pays en voie de développement, la semaine de visite des postes de police et de gendarmerie est une initiative internationale de la Société civile à laquelle prennent part neuf (09) pays africains dont le Ghana, le Malawi, le Cameroun, le Botswana, le Liberia, la Sierra Leone, le Nigeria, l’Ouganda et le Kenya. Ainsi, après l’édition 2007 à laquelle il avait pris part, le Bénin a une nouvelle fois sacrifié à cette manifestation à travers le déploiement de nombreuses délégations de la Société civile dans une vingtaine de postes de police et de gendarmerie sur l’étendue du territoire national. Il en est ainsi par exemple des gendarmeries d’Agblangandan, Godomey, Agla, Abomey-Calavi, Avotrou…et des commissariats de police de Xwlacodji, Kpondéhou, Dantokpa, Gbèdjromèdé, Fifadji…

Cette descente dans les postes de police du Bénin vise, selon les responsables de la Fondation Cleen, principal soutien financier de Wanep-Bénin dans la réalisation de cette enquête, à évaluer la qualité des services offerts aux usagers, les conditions de travail des agents chargés de la sécurité publique, les conditions de détention des prisonniers, la transparence et la responsabilité…en vue de reconnaître et récompenser les meilleures pratiques au sein des postes de police et de gendarmerie dans le monde. Par ailleurs, explique la directrice adjointe de Cleen Foundation, Mme Kèmi…, « les pratiques observées lors de la visite des postes de police et de gendarmerie peuvent être prises en compte par les autorités en charge de la sécurité pour favoriser des reformes au Bénin ».

Pour sa part, le Coordonnateur chargé de l’alerte précoce et de la prévention des conflits de la zone 4 de la Cedeao à Wanep-Bénin, Constant Gnacadja estime qu’à travers cette activité prévue pour se tenir du 22 au 28 octobre prochain à travers le monde, les autorités béninoises peuvent poser les jalons pour une reforme qualitative du système de sécurité susceptibles de contribuer au développement du pays.

Notons que lors de la 1ère édition de la visite des postes de police et de gendarmerie au Bénin en 2007, le commissariat spécial de Dantokpa avait été primé pour ses bonnes pratiques ; toute chose qui lui avait alors valu de recevoir d’importants lots d’équipements pour des performances plus encore grandes.

samedi 23 octobre 2010

Formation en alphabétisation des couches défavorisées du Bénin: L’Ong italienne Ricierca E Cooperazione affranchit 76 femmes de l’ignorance

Le centre du Projet « Protection et insertion sociale des filles Vinonmègon » sis au quartier Aïbatin de Cotonou a servi de cadre, le mercredi 20 octobre dernier, à une cérémonie de remise d’attestation aux bénéficiaires de la campagne d’alphabétisation de 2010. Plusieurs personnalités et invités ont rehaussé de leur présence cette cérémonie.

Faciliter aux filles en situation difficile l’accès au marché du travail pour leur permettre d’avoir une vie digne et autonome. C’est la noble tâche à laquelle s’attèle depuis son démarrage en octobre 2007 le projet «Protection et insertion sociale des filles Vinonmègon » promu par l’Organisation italienne Ricierca et Cooperazione en collaboration avec plusieurs partenaires béninois en l’occurrence Grapad, Acfb et Adpa et l’appui financier de la Coopération italienne. C’est dans ce cadre que seize (16) filles et soixante (60) femmes adhérentes de l’Association des caisses de financement à la base (Acfb) viennent de bénéficier, au terme e six (06) mois de formation de leur attestation en alphabétisation initiale en langue nationale fon et français ainsi que de post alphabétisation en langue nationale fon et français fondamental.

Dans ses mots de bienvenue à l’occasion de cette cérémonie consacrant la fin de la formation pour l’année 2010, la Responsable du Projet, Mme Danila Francesconi a expliqué que le projet offre aux filles en situation difficile « des activités d’alphabétisation, de formation professionnelle et d’information sur les thèmes de la santé de la reproduction ». Aussi, rappelant que la demande demeure croissante en alphabétisation des femmes au Bénin, Mme Danila Francesconi a-t-elle félicité les heureux récipiendaires pour leur abnégation durant les six (06) mois qu’a duré leur apprentissage.

A l’instar du Chef quartier d’Aïbatin 2, représentant à l’occasion le président du Comité de pilotage du projet et de la présidente de l’Association des femmes alphabétiseuses (Afa-Bénin) qui ont loué la persévérance et l’esprit de sacrifice des 76 bénéficiaires et de leurs formatrices avant de plaider pour la valorisation de leurs parchemins, le porte-parole des récipiendaires, Micheline Hounga a estimé que « c’est un jour de grande joie », d’autant plus qu’à travers la formation gratuitement offerte par Ricierca E Cooperazione, les bénéficiaires s’affranchissent de l’ignorance pour savoir désormais lire et écrire dans leur langue nationale.

Représentant à l’occasion le ministre en charge de l’alphabétisation, le directeur national adjoint de l’alphabétisation se réjouit de cette initiative de grande portée du Projet « Protection et insertion sociale des filles vinonmegon » qui témoigne, selon lui, de la bonne santé des relations entre le Bénin et l’Italie. Jules Dossou félicite d’autant plus Mme Danila Francesconi et son équipe dévouées à la cause du bien-être des couches vulnérables du Bénin que «la langue est l’un des plus importants outils de développement d’un pays». Aussi, invite t-il les récipiendaires à la capitalisation des acquis de cette formation pour une meilleure intégration socio-professionnelle dans la société béninoise.

mardi 19 octobre 2010

Célébration de la Journée mondiale du refus de la misère 2010: Amnesty Bénin expose les visages de la misère au Bénin

Le Centre culturel français (Ccf) de Cotonou a servi de cadre hier, mardi 19 octobre 2010, à une exposition intitulé « Les visages de la pauvreté au Bénin ». Initiative d’Amnesty Internationale Bénin, elle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du refus de la misère 2010.

Vaincre la pauvreté n’est pas un acte de charité mais un acte de justice. C’est fort de cette conviction que qu’Amnesty International Bénin (Aib) a décidé à l’occasion de l’édition 2010 de la Journée mondiale du refus de la misère, de mettre en relief quelques visages de la pauvreté au Bénin. Ainsi, la directrice de section, Mme Morèle Déhy a expliqué que cette exposition d’une vingtaine de photos montrant sous divers angles la misère dans laquelle vit une frange importante de la population béninoise, s’inscrit dans le cadre de la campagne 2010 d’Amnesty International « Exigeons la dignité » qui vise à œuvrer pour le respect effectif des droits économiques, sociaux et culturels des populations les plus démunies. Selon Morèle Déhy, « Amnesty International considère la pauvreté comme une pure violation des Droits de humains ». C’est pourquoi, il importe selon elle, d’agir pour « exiger que les droits des populations pauvres soient respectés et protégés ». Dans cette perspective, Mme Déhy invite les dirigeants à placer les Droits de l’homme au cœur de leurs actions de lutte contre la pauvreté car, dira-t-elle, « plus de droits humains est égale à moins de pauvreté ». Ces propos sont soutenus par le Coordonnateur de la campagne « Exigeons la dignité » d’Amnesty international, Epiphane Dossou qui explique qu’à travers cette séance d’exposition de photos prévue pour se poursuivre jusqu’au 25 octobre prochain, la section béninoise d’Amnesty Internationale vise à sensibiliser les populations sur leurs droits fondamentaux à l’éducation, à l’alimentation, au travail, à la santé…en vue de leur meilleure revendication effective auprès des pouvoirs publics. Cette initiative est saluée par le président de la Plate forme Droits économiques, sociaux et culturels du Bénin. Rappelant à l’occasion que le Bénin est signataire de la convention relative aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, il invite le gouvernement à œuvrer pour l’élimination effective de la misère au Bénin d’autant plus que selon lui, « vaincre la pauvreté est une question de dignité ».

Notons que la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté ou Journée mondiale du refus de la misère, née de l'appel du Père Joseph Wresinski le 17 octobre 1987 à Paris et proclamée le 22 décembre 1992 par l'Assemblée générale des Nations Unies est commémorée chaque 17 octobre à travers le monde.

Wanjop-Benin et Youth for human rights, un partenariat pour les Droits de l'Homme

West African Network of Journalists de Peacebuilding (Wanjop) Bénin est en partenariat avec l'organisation américaine de promotion des droits humains au sein de la jeunesse, Youth for human rights. Ce partenariat s'est déjà concrétisé par un don de films et d'ouvrages sur les Droits humains qui ont permis à la section béninoise de WANJOP-Bénin d'organiser des projections de films au profit de la couche juvénile du Bénin.
La Coordination nationale de WANJOP se félicite de l'engagement de Youth for Human rights à ses côtés pour faire des Droits de l'homme une réalité au Bénin.

mercredi 13 octobre 2010

Interdiction de manifester au Bénin: Le gouvernement met la bâillonnette aux trousses des manifestants

Cotonou, la capitale économique du Bénin était en ébullition le mardi 12 octobre 2010. Et pour cause, de nombreuses associations de défense des Droits de l’homme et des syndicats se sont heurtées dans leur volonté de braver l’interdiction de marcher décrétée par le gouvernement sur toute l’étendue du territoire national. Pour l’Organisation de défense des Droits de l’homme et des peuples (Odhp) de Gustave Anato, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) de Pascal Todjinou, la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) s’opposent à la décision des autorités relative à l’interdiction de toutes manifestations suite à la disparition du cadre du Ministère des finances, Pierre Urbain Dangnivo.

Ainsi, dès les premières heures de la matinée de ce mardi, un déferlement de policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers munis de matraques, de char d’assaut, d’engins anti-émeute…a pris d’assaut la Bourse du travail pour empêcher tout attroupement conformément aux prévisions des manifestants.

Somme toute la mobilisation spectaculaire des forces de l’ordre à la Bourse du travail fait poindre à l’horizon de sérieuses menaces sur la paix civile et renforce le clivage entre le gouvernement et le corps social.

dimanche 10 octobre 2010

Contribution des journalistes à la paix en Afrique de l’Ouest: Le formateur de Inwent, Wolfram Zunzer Félicite Wanjop-Bénin


Invitée à prendre part le lundi 20 septembre 2010 au Novotel de Cotonou à la séance de travail entre une délégation du Kofi Annan international peacekeeping training center (KAIPTC) du Ghana en visite d’études au Bénin et Wanep-Bénin sur le thème « Le rôle de la Société civile dans la préservation et la gestion des conflits au Bénin », Wanjop-Bénin a mis à profit cette séance pour échanger avec le consultant, spécialiste des questions d’édification de la paix et formateur à l’Institut international de Journalisme de Berlin (IIJ INWENT), Wolfram Zunzer.

En effet, au terme de la séance de travail, la délégation de Wanjop-Bénin conduite par le Coordonnateur national du West African Network of Journalists for Peacebuilding (Wanjop-Bénin), Jean-Calude Dossa s’est réjouie de voir M. Zunzer dans la délégation du KAIPTC avant de lui présenter les différentes actions que mène ce réseau de journalistes engagé pour la promotion et la préservation de la paix en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Bénin au nombre desquels des plaidoyers, des activités de sensibilisation dans les écoles et universités, des conférences, des ateliers de formation...Dans ses propos, Jean-Claude Dossa s’est dit honoré de retrouver son formateur et sa joie de témoigner de sa contribution à la mise en place de WANJOP en mai 2009 à Accra à la faveur d’une formation initiée par Inwent en faveur d’une quinzaine de journalistes ouest-africains. Il a aussi sollicité l’appui de Wolfram Zunzer pour faire de Wanjop-Bénin un véritable instrument de promotion de la paix au Bénin.

Pour sa part, le formateur Wolfram Zunzer s’est dit heureux de l’initiative et de ses actions en faveur de la paix au Bénin. Il a, à l’occasion, pris l’engagement de ne pas marchander son appui à la coordination nationale dirigée par Jean-Claude Dossa afin que la paix soit la chose la mieux partagée au Bénin.

Somme toute, ces échanges avec Wolfram Zunzer ont galvaniser les membres de Wanjop-Bénin qui se sont résolus à œuvrer davantage, conformément au vœu des formateurs Wolfram Zunzer et sabine Hammer en mai 2009 à Accra, pour contribuer plus efficacement à la consolidation de la paix au Bénin, pays de 8 millions d’habitants considéré comme l’un des plus démocratiques en Afrique.

Notons que depuis sa création en mai 2009, Wanjop œuvre au Bénin, Mali, Gambie, Sénégal, Togo, Ghana, Sierra-Léone, Nigeria, Guinée-Bissau…pour la paix.